Directeur d’EHPAD : rôle, diplôme exigé, formation et salaire
Le métier vu par le droit qui l’encadre : le diplôme réellement exigé, les voies d’accès dans le public comme dans le privé, et de quoi la rémunération est faite.
🗓️ Mis à jour : 13/08/2026 — millésime 2026 : conditions de diplôme confrontées au code en vigueur, grille indiciaire D3S reprise de sa version consolidée, obligations issues de la loi Bien vieillir intégrées.
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Le métier de directeur d’EHPAD en chiffres
Diriger un EHPAD, c’est tenir simultanément un budget, une autorisation administrative, une équipe soignante et un lieu de vie. En France, 7 400 EHPAD proposent 609 970 places installées, dont 586 990 en hébergement permanent, au sein d’un ensemble de 10 400 structures médico-sociales d’hébergement pour personnes âgées, qui proposent 756 000 places d’accueil.
La population accueillie explique la densité du poste : plus de la moitié des résidents en EHPAD, 55 %, sont en forte perte d’autonomie, classés en GIR 1 ou 2. Cette classification gouverne le GIR moyen pondéré, calculé à partir de la grille AGGIR, et se combine au référentiel PATHOS pour déterminer les financements.
Côté ressources humaines, la tension est mesurée : le nombre d’équivalents temps plein qui travaillent dans les EHPAD, stabilisé autour de 411 000 entre 2020 et 2022, baisse en 2023 pour s’établir à 396 500. Elle atteint la direction elle-même — un rapport du Sénat relève que, selon la Fnadepa, à la rentrée 2023, 50 % des directeurs, contre 43 % en 2022, envisageaient de quitter leur métier à court ou moyen terme. D’où l’acuité du recrutement et de la qualité de vie au travail.
Public, privé, CCAS : trois régimes de direction qu’il ne faut pas confondre
C’est la distinction la plus souvent manquée, et elle commande tout le reste : les conditions de diplôme du code de l’action sociale et des familles ne s’appliquent pas à tous les EHPAD. L’article D312-176-5 ouvre son champ ainsi : dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux de droit privé, lorsque la personne physique ou morale gestionnaire confie à un professionnel la direction d’un ou plusieurs établissements, elle précise par écrit, dans un document unique, les compétences et les missions confiées par délégation.
Le renvoi de l’article D312-176-10 le confirme en creux : les dispositions des articles D312-176-5 à D312-176-9 sont applicables aux professionnels autres que ceux relevant de la fonction publique hospitalière chargés de la direction d’établissements gérés par un centre communal ou intercommunal d’action sociale. Dans un EHPAD public autonome, le directeur relève d’un autre régime : les personnels de direction relevant de ce statut constituent un corps de catégorie A de la fonction publique hospitalière, celui des D3S.
| Configuration | Texte qui fixe la qualification | Voie d’accès |
|---|---|---|
| EHPAD public autonome ou rattaché | Statut particulier du corps des D3S | Concours, puis formation statutaire |
| EHPAD géré par un organisme privé (associatif ou commercial) | D312-176-5 à D312-176-9 du CASF | Recrutement sur certification enregistrée au RNCP |
| EHPAD géré par un CCAS ou un CIAS | Mêmes articles, par renvoi de l’article D312-176-10 | Recrutement, sauf grades et emplois figurant sur liste ministérielle |
Cette frontière détermine qui recrute, ce qu’il faut avoir en poche et de quoi la fiche de paie est faite. La suite traite les trois cas séparément.
Missions et attributions du directeur d’EHPAD
Dans le secteur public, l’article L315-17 du CASF énumère les attributions sans détour. Le directeur représente l’établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il assure la gestion et la conduite générale de l’établissement et en tient le conseil d’administration informé. Il veille à la réalisation du projet d’établissement ou de service et à son évaluation. Il nomme le personnel, et peut déléguer sa signature dans des conditions et sur des matières définies par décret — ce qui fonde la délégation à l’IDEC et, plus largement, l’articulation des rôles décrite dans notre comparatif IDEC, cadre de santé, directeur.
Dans le privé, ce n’est pas la loi mais le document unique de délégation qui trace le périmètre. Le code impose qu’il couvre la conduite de la définition et de la mise en œuvre du projet d’établissement, la gestion et l’animation des ressources humaines, la gestion budgétaire, financière et comptable. Et il ne reste pas dans un tiroir : le gestionnaire rend destinataires d’une copie de ce document la ou les autorités publiques qui ont délivré l’autorisation, ainsi que le conseil de la vie sociale. Un directeur privé qui ne détient pas ce document écrit exerce sans base opposable.
Le projet d’établissement est l’instrument central du mandat. Il est établi pour une durée maximale de cinq ans après consultation du conseil de la vie sociale, précise la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance mise en œuvre par l’établissement, notamment en matière de gestion du personnel, de formation et de contrôle, et désigne une autorité extérieure à l’établissement, indépendante du conseil départemental, à laquelle les résidents peuvent faire appel. Voir le conseil de la vie sociale et le comité de direction.
Quel diplôme faut-il pour diriger un EHPAD ?
La règle de principe tient en une phrase. Sous réserve, précise l’article D312-176-7, des dispositions législatives, réglementaires ou conventionnelles formulant des exigences supérieures, tout professionnel chargé de la direction d’un ou plusieurs établissements ou services sociaux ou médico-sociaux doit être titulaire d’une certification au moins de niveau II enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles. Le code a conservé l’ancienne nomenclature des niveaux : son vocabulaire fait foi.
L’exigence monte d’un cran dans trois situations. L’article D312-176-6 impose une certification de niveau I enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles au professionnel ayant reçu les délégations mentionnées aux troisième à septième alinéas de l’article D312-176-5 lorsqu’il dirige un groupement, lorsqu’il dirige le siège social d’un organisme gestionnaire autorisé, ou lorsqu’il dirige un ou plusieurs établissements répondant cumulativement, sur au moins trois exercices comptables clos consécutifs, à au moins deux des trois seuils fixés à l’article R612-1 du code de commerce.
| Les trois seuils de l’article R612-1 du code de commerce | Valeur |
|---|---|
| Nombre de salariés | Cinquante pour le nombre de salariés |
| Chiffre d’affaires ou ressources hors taxes | 3 100 000 euros pour le montant hors taxes du chiffre d’affaires ou des ressources |
| Total du bilan | 1 550 000 euros pour le total du bilan |
Une dérogation existe, mais elle est étroitement bornée. L’article D312-176-8 vise les titulaires du diplôme de cadre de santé et les titulaires d’un diplôme sanitaire ou social de niveau III justifiant d’une expérience professionnelle de trois ans dans le secteur sanitaire, social ou médico-social, à condition qu’ils aient suivi, ou s’engagent à suivre et achever dans un délai de cinq ans, une formation à l’encadrement inscrite sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé des affaires sociales. Elle n’ouvre alors que trois cas : un établissement ou service qui emploie moins de dix salariés, un établissement relevant du III ou du IV de L313-12, ou une structure dont la capacité est inférieure à vingt-cinq places autorisées.
Le code organise enfin deux sas. Les professionnels peuvent être recrutés au niveau immédiatement inférieur, s’ils s’engagent à obtenir, dans un délai de trois ans à compter de leur recrutement, la certification de niveau supérieur requise ; et le directeur en poste dont l’établissement franchit les seuils dispose d’un délai de trois ans à compter de la clôture du troisième exercice comptable consécutif attestant le franchissement du deuxième des seuils.
Devenir directeur d’EHPAD : les voies de formation
Le décret n° 2007-221 du 19 février 2007 fonde le niveau de qualification : il exige une certification de niveau I enregistrée au répertoire national pour les fonctions de direction les plus étendues. Le CAFDES est la voie historique du secteur privé. Il s’obtient par la voie de la formation, initiale ou continue, ou par celle de l’apprentissage, ou par la voie de la validation des acquis de l’expérience. La formation est substantielle : elle comporte 700 heures de formation théorique et 510 heures de formation pratique, et l’ensemble de la formation est dispensée de manière continue ou discontinue sur une amplitude comprise entre 24 et 30 mois.
Pour s’y inscrire, il faut justifier d’un diplôme, certificat ou titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles classé au moins au niveau 6, ou justifier d’un diplôme délivré par l’État mentionné au code de l’action sociale et des familles ou au code de la santé publique et inscrit au niveau 5, ou être en fonction de directeur d’établissement ou de service dans le champ de l’action sociale, médico-sociale ou sanitaire. La VAE a un coût affiché : dépôt du dossier de faisabilité : 200 €, puis dépôt du dossier de validation et passage devant le jury : 500 € pour un 1er passage et 150 € pour un énième passage.
| Voie | Public visé | Durée | Ce qu’elle ouvre |
|---|---|---|---|
| CAFDES | Secteur privé, associatif et commercial | 24 à 30 mois | Direction d’un ESSMS, y compris au niveau I |
| Concours D3S | Fonction publique hospitalière | Un cycle de formation théorique et pratique d’une durée de vingt-quatre mois, organisé par l’École des hautes études en santé publique | Titularisation dans le corps des D3S |
| Master ou titre RNCP de niveau 7 | Reconversion, cadres de santé, gestionnaires | Variable | Direction, sous réserve du niveau exigé |
| VAE du CAFDES | Directeurs en fonction sans certification | Deux dossiers, puis jury | Régularisation du niveau requis |
Dans le public, l’accès est un concours : sont admis à suivre le cycle de formation théorique et pratique les candidats ayant satisfait aux épreuves d’un concours externe, d’un concours interne ou d’un troisième concours. Les agents en poste ont une passerelle, avec 12 semaines minimum, consécutives ou non de formation d’adaptation, avec souscription préalable d’un engagement de servir de 10 ans. Voir aussi nos piliers formations obligatoires et VAE aide-soignante.
Salaire du directeur d’EHPAD public : la grille D3S et ses compléments
Dans le public, la rémunération se lit en indices, pas en euros. Le corps des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux comprend deux grades : la hors-classe, qui comprend sept échelons et un échelon fonctionnel, et la classe normale, qui comprend neuf échelons. L’échelonnement indiciaire en vigueur est fixé par l’arrêté du 26 décembre 2007, dans sa version consolidée.
| Grade | Indices bruts par échelon |
|---|---|
| Hors-classe | Hors classe Echelon Fonctionnel HEB Echelon 7 HEA Echelon 6 1027 Echelon 5 977 Echelon 4 912 Echelon 3 862 Echelon 2 813 Echelon 1 762 |
| Classe normale | Classe normale Echelon 9 912 Echelon 8 862 Echelon 7 813 Echelon 6 762 Echelon 5 713 Echelon 4 665 Echelon 3 600 Echelon 2 542 Echelon 1 511 |
| Élève directeur | Élève directeur 395 |
Pour convertir, une seule référence : la valeur annuelle du traitement afférent à l’indice 100 majoré et soumis aux retenues pour pension est fixée à 5 907,34 € à compter du 1er juillet 2023. Sur cette base indiciaire viennent se greffer trois étages.
Le complément de traitement indiciaire, issu du Ségur, bénéficie aux agents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes mentionnés au 3° de l’article 2 de la loi du 9 janvier 1986. Son montant est exprimé en points : le montant du complément de traitement indiciaire est fixé à 24 points d’indices majorés, puis augmenté de 25 points d’indices majorés supplémentaires.
La prime de fonctions et de résultats constitue le régime indemnitaire actuel. Le décret n° 2012-749 vise nommément le corps des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière et, d’autre part, des directeurs des soins de la fonction publique hospitalière ou détachés dans l’un de ces corps ou sur un emploi fonctionnel, qui perçoivent une prime de fonctions et de résultats. Son attribution n’est pas automatique : les directeurs font l’objet d’une évaluation, qui détermine notamment l’attribution du régime indemnitaire et l’inscription au tableau d’avancement, et l’annonce du poste indique le grade que l’intéressé doit détenir, une offre d’emploi décrivant son contenu, les enjeux fondamentaux de l’établissement et les qualités attendues du candidat et la cotation de l’emploi au regard du régime indemnitaire. La cotation se lit donc avant de candidater — voir les leviers de rémunération du D3S et le suivi des salaires FPH.
L’indemnité de direction commune, enfin, rémunère la direction de plusieurs établissements : un arrêté du 9 avril 2018 fixe le montant mensuel de l’indemnité de direction commune selon la composition de la direction. C’est le point à instruire avant toute fusion d’établissements, comme l’est l’astreinte de direction.
La rémunération du directeur dans le privé
Hors fonction publique, il n’existe pas de grille unique : la rémunération dépend de la convention collective appliquée. Dans le privé commercial, la convention de l’hospitalisation privée range le directeur parmi les cadres dirigeants, définis comme les cadres auxquels sont confiées des responsabilités dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de leur emploi du temps — qualification lourde de conséquences, puisqu’elle écarte l’essentiel de la réglementation sur la durée du travail.
Une mise en garde s’impose, et elle vaut méthode. Les valeurs de point conventionnelles circulent abondamment sur le web sans être adossées à un texte consultable : nous ne les reprenons pas. Identifiez plutôt la convention effectivement appliquée, puis demandez le coefficient et la valeur du point de l’avenant en vigueur. La CCN 51 et la transparence des salaires font l’objet de suivis dédiés.
Responsabilités du directeur et obligation de signalement
Le poste concentre une responsabilité personnelle que peu de fonctions médico-sociales portent. La première est une obligation d’alerte. Les établissements informent sans délai, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, les autorités administratives compétentes de tout dysfonctionnement grave dans leur gestion ou leur organisation susceptible d’affecter la prise en charge des usagers, leur accompagnement ou le respect de leurs droits, ainsi que de tout évènement ayant pour effet de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des personnes prises en charge ou accompagnées.
Le code désigne nommément celui qui doit agir : le directeur de l’établissement, du service, du lieu de vie ou du lieu d’accueil ou, à défaut, le responsable de la structure transmet à l’autorité administrative compétente, sans délai et par tout moyen l’information requise. Ni intermédiaire, ni délai négociable.
Le cadre de la maltraitance a par ailleurs été redéfini. Le code retient désormais que la maltraitance vise toute personne en situation de vulnérabilité lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action compromet ou porte atteinte à son développement, à ses droits, à ses besoins fondamentaux ou à sa santé, et l’obligation d’alerte pèse sur toute personne ayant connaissance de faits constitutifs d’une maltraitance envers une personne majeure en situation de vulnérabilité du fait de son âge ou de son handicap. Traductions opérationnelles : la prévention de la maltraitance, le DUERP, la responsabilité pénale et la gestion des risques juridiques.
Un point de procédure passe souvent inaperçu au moment d’une prise de poste : au moins deux mois avant sa mise en œuvre, tout changement important dans l’activité, l’installation, l’organisation, la direction ou le fonctionnement d’un établissement soumis à autorisation est déclaré à l’autorité compétente ayant délivré l’autorisation. Un changement de directeur entre dans ce champ.
Ce que les textes récents ont changé pour les directeurs
La loi du 8 avril 2024 dite Bien vieillir a créé des obligations directement opposables à l’établissement. Le droit de visite en est l’exemple le plus net : les EHPAD garantissent le droit des personnes qu’ils accueillent de recevoir chaque jour tout visiteur de leur choix, et sauf si le résident en exprime le souhait, aucune visite ne peut être subordonnée à l’information préalable de l’établissement. S’y ajoute un droit nouveau : les établissements garantissent à leurs résidents le droit d’accueillir leurs animaux de compagnie. Voir les obligations de la loi Bien vieillir et les échéances à tenir.
Le second changement touche la structure même du secteur. Les établissements publics ont l’obligation d’adhérer à un groupement hospitalier de territoire ou à un groupement territorial social et médico-social, avec une soupape : ils peuvent, avec l’accord du directeur général de l’agence régionale de santé, déroger à l’obligation d’adhérer à un groupement s’ils sont issus de la fusion de plusieurs établissements publics. Le décret n° 2025-1394 du 29 décembre 2025 précise le rôle de l’établissement support, chargé de l’animation technique, de l’administration et de la gestion du groupement. Pour un gestionnaire privé, le partenariat prend la forme de la convention prévue à l’article L312-7.
Le troisième chantier est budgétaire. L’article 82 de la LFSS 2025, qui modifie l’article 79 de la LFSS 2024, prévoit une expérimentation de la fusion des sections soins et dépendance : conduite sur une période de 18 mois, du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026, elle concerne 23 départements volontaires. Voir notre analyse de la fusion soins-dépendance. Côté organisation médicale, un décret de 2024 dispose qu’au sein des établissements dont la capacité autorisée est inférieure à 200 places, la fonction de coordination est occupée par un seul médecin — voir la fiche du médecin coordonnateur.
Évaluation HAS, contrôles ARS et pilotage qualité
L’évaluation externe est devenue le rendez-vous structurant du mandat. L’article L312-8 pose que les établissements évaluent et font procéder à l’évaluation de la qualité des prestations qu’ils délivrent selon une procédure élaborée par la Haute Autorité de santé, et que les résultats de cette évaluation sont communiqués à l’autorité ayant délivré l’autorisation ainsi qu’à la Haute Autorité de santé. Le rythme est fixé : les établissements transmettent tous les cinq ans les résultats des évaluations.
Le rapport doit être transmis, comme auparavant, à la ou aux autorités de tarification et de contrôle, mais également à la HAS via le système d’information Synaé, et l’établissement doit assurer la plus large diffusion en interne du rapport d’évaluation, en le portant notamment à la connaissance de l’instance délibérante et de l’instance de représentation des personnels. Le référentiel est structuré en 3 chapitres, 9 thématiques, 42 objectifs et 157 critères. Voir notre pilier évaluation HAS, le bilan HAS 2025 et un quiz de préparation.
Les contrôles, eux, ont changé d’échelle : la Cour des comptes rappelle que le ministère de la santé a demandé aux ARS de procéder à l’inspection-contrôle de l’ensemble des 7 500 EHPAD existants sur le territoire national avant 2024. En Nouvelle-Aquitaine, sur les 907 EHPAD de la région, 878 établissements ont fait l’objet d’un contrôle, soit 96 % des établissements. Notre pilier inspection ARS décrit la préparation d’une visite.
Le pilotage interne suit : 86 % des EHPAD déclarent mettre en place des réunions régulières, au moins une fois par trimestre, de l’équipe de direction, où se prépare aussi la négociation du CPOM.
Carrière, mobilité et perspectives
La progression combine avancement d’échelon et changement de grade, sur la base d’un dialogue formalisé : l’agent bénéficie chaque année d’un entretien professionnel organisé dans des conditions permettant de garantir la confidentialité et qui donne lieu à un compte rendu. C’est la pièce qui soutient les demandes de revalorisation — voir conduire l’entretien professionnel et sa délégation par l’ARS.
Un point mérite une attention particulière en 2026, car il est régulièrement mal rapporté. Un nouveau régime indemnitaire a bien été créé au 27 novembre 2025, permettant aux agents concernés de bénéficier, d’une part, d’une indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise et, d’autre part, d’un complément indemnitaire annuel, accompagné d’un échelonnement indiciaire applicable aux directeurs d’hôpital. Mais son champ est explicitement borné : bénéficient du régime indemnitaire prévu par ce décret les membres du corps des directeurs d’hôpital régis par le décret n° 2025-1144 du 27 novembre 2025. Les D3S n’en relèvent pas : leur régime indemnitaire demeure la prime de fonctions et de résultats.
La mobilité passe enfin par la coopération : le code permet de créer des groupements de coopération sociale ou médico-sociale, et les groupements territoriaux ouvrent des fonctions de direction élargies. Les autres fonctions d’encadrement sont décrites dans nos fiches IDEC, gouvernant et aide-soignante, et l’évolution du métier dans du management pompier au pilotage stratégique.
Questions fréquentes sur le métier de directeur d’EHPAD
Quel diplôme faut-il pour être directeur d’EHPAD ?
Quel est le salaire d’un directeur d’EHPAD ?
Comment devenir directeur d’EHPAD en reconversion ?
Peut-on diriger un EHPAD sans le CAFDES ?
Que se passe-t-il si l’établissement grandit et dépasse les seuils ?
Le directeur d’un EHPAD privé doit-il avoir une délégation écrite ?
Quelles sont les obligations de signalement du directeur ?
Les directeurs d’EHPAD publics bénéficient-ils du nouveau régime IFSE et CIA de 2025 ?
Faut-il déclarer un changement de directeur à l’ARS ?
Combien de temps dure la formation d’un directeur d’EHPAD public ?
Pour aller plus loin
Piloter au quotidien — nos piliers management, financement et inspection ARS couvrent les trois faces du poste, complétés par PASA, UHR et unités protégées et le budget 2026.
Ressources SOS EHPAD — le Pack Directeur EHPAD « Maîtrise totale » et le Pack Directeur Complet ; pour la posture, le Guide Management et leadership ; pour le droit, le Pack Juridique Complet.
Sources officielles : Article D312-176-7 du code de l’action sociale et des familles · Arrêté du 26 décembre 2007, échelonnement indiciaire des D3S · Décret n° 2007-1930, accès au corps des D3S · HAS, mettre en œuvre l’évaluation des ESSMS · EHESP, la VAE du CAFDES.
