Guide complet 2026

Grille AGGIR : les 17 variables, la cotation A/B/C et le calcul du GIR

Le texte officiel de la grille nationale, son guide de remplissage, les six groupes iso-ressources, les plafonds d’APA au 1er janvier 2026 et un simulateur de GIR en ligne — pour les équipes médico-sociales, les médecins coordonnateurs et les familles.

17 variables
dont 10 discriminantes et 8 seulement dans le calcul du GIR
GIR 1 à 4
les seuls niveaux qui ouvrent droit à l’APA
2 080,33 €
plafond mensuel du plan d’aide GIR 1 (1ᵉʳ janvier 2026)
748
GMP moyen départemental constaté en 2025 (CNSA)

🗓️ Mis à jour : août 2026 — millésime 2026 : plafonds d’APA et seuils de participation revalorisés en début d’année, grille nationale AGGIR de l’annexe 2-1 du CASF vérifiée en vigueur.

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1. Qu’est-ce que la grille AGGIR ?

La grille AGGIR — Autonomie gérontologique et groupes iso-ressources — est l’outil national d’évaluation de la perte d’autonomie des personnes âgées. Elle n’est pas un questionnaire officieux : son texte intégral et son guide de remplissage constituent l’annexe 2-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF), en vigueur.

Le principe tient en une phrase. Le modèle AGGIR évalue le niveau de réalisation d’activités de différentes natures — domestiques, sociales, corporelles et mentales — effectuées par une personne âgée seule, sans aides humaines, mais le cas échéant avec des aides techniques, quel que soit son lieu de vie, à domicile comme en établissement. Il procède par un enchaînement de questions simples : la personne fait-elle ? Si non, pourquoi ? Le peut-elle ? Le veut-elle ?

Ce n’est donc ni un score de santé, ni une mesure de la charge de travail des soignants : c’est une photographie de ce que la personne fait réellement seule. Cette distinction, souvent perdue de vue sur le terrain, explique une large partie des erreurs de cotation décrites plus bas.

Qui l’utilise ? La grille AGGIR est utilisée par l’équipe médico-sociale APA du département dans le cadre d’une demande d’APA à domicile, mais aussi par les évaluateurs des caisses de retraite dans le cadre d’une demande d’aide pour bien vieillir, ou par le médecin coordonnateur en EHPAD. C’est donc à la fois un outil de droit social (ouverture de l’APA) et un outil de tarification pour les établissements, via le GIR moyen pondéré (GMP).

Son ancrage légal. L’allocation personnalisée d’autonomie est accordée à toute personne attestant d’une résidence stable et régulière et remplissant les conditions d’âge et de perte d’autonomie, évaluée à l’aide d’une grille nationale, également définies par voie réglementaire (article L. 232-2 du CASF). Cette « grille nationale », c’est AGGIR. C’est l’équipe médico-sociale qui apprécie le degré de perte d’autonomie du demandeur, qui détermine l’éligibilité à la prestation, sur la base de la grille nationale mentionnée à l’article L. 232-2 (article L. 232-6).

Deux précisions de périmètre, directement issues du guide officiel, méritent d’être connues avant toute évaluation :

  • À domicile, le modèle AGGIR ne constitue que l’une des dimensions du référentiel d’évaluation multidimensionnelle prévu à l’article L. 232-6, et contribue ainsi, avec les autres dimensions, à l’évaluation de la situation et des besoins de la personne âgée, préalable à l’élaboration d’un plan d’aide. La grille est intégrée à un référentiel qui permet de recueillir l’ensemble des informations nécessaires à l’élaboration du plan d’aide : le GIR n’est qu’une porte d’entrée.
  • En établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, le modèle AGGIR est complété par le modèle Pathos, qui évalue les niveaux de soins nécessaires. Les deux référentiels ne se remplacent pas : ils se cumulent, comme le détaille notre comparatif PATHOS vs AGGIR en EHPAD.

2. Les 17 variables de la grille AGGIR

Le modèle AGGIR comporte 10 variables d’activité corporelle et mentale, dites discriminantes, et 7 variables d’activité domestique et sociale, dites illustratives. Les 7 variables illustratives n’entrent pas dans le calcul du GIR mais éclairent le plan d’aide.

Une nuance que la plupart des pages ignorent. On lit couramment — y compris sur le portail officiel des personnes âgées — que les 10 variables discriminantes sont seules utilisées pour le calcul du GIR. Le texte réglementaire est plus précis : les groupes iso-ressources, qui déterminent des besoins en soins de base, sont calculés à partir des huit premières variables d’activités corporelles et mentales (variables dites discriminantes) énumérées dans la grille AGGIR, les deux dernières évaluant l’isolement et le confinement d’une personne à son domicile. Autrement dit, les déplacements à l’extérieur et la communication à distance se cotent obligatoirement, documentent l’isolement — un facteur décisif du plan d’aide — mais ne pèsent pas dans l’algorithme de classement. En cas de divergence, c’est l’annexe 2-1 du CASF, texte réglementaire en vigueur, qui fait foi.

Point trop souvent négligé : l’utilisation du modèle implique, en établissement comme à domicile, que l’ensemble des dix-sept activités soit évalué. Une grille où les variables illustratives sont laissées vides est une grille incomplète, même si le GIR calculé, lui, ne bouge pas.

Les 10 variables discriminantes

VariableCe qu’elle évalue (définition de l’annexe 2-1)Sous-items cotés
CohérenceTenir un échange et adopter une conduite senséeCommunication, comportement
OrientationSituer le moment de la journée et l’endroit où l’on se trouveTemps, espace
ToiletteAssurer sa propreté corporelleHaut du corps, bas du corps
HabillageMettre et retirer ses vêtements, soigner sa présentationHaut, moyen, bas
AlimentationConsommer un repas déjà préparéSe servir, manger
ÉliminationGérer seul la propreté liée aux besoins naturelsUrinaire, fécale
TransfertsPasser d’une position à une autre : debout, assis, couchéItem unique
Déplacements à l’intérieurCirculer dans son lieu de vie, appareillage comprisItem unique
Déplacements à l’extérieurSortir et circuir dehors, sans véhiculeItem unique
Communication à distanceSe servir d’un téléphone, d’une sonnette ou d’un dispositif d’alerteItem unique

Deux définitions valent d’être retenues mot pour mot, parce qu’elles sont la source des confusions les plus fréquentes. La variable Transferts concerne les seuls changements de position et n’inclut pas les déplacements évalués par les variables Déplacements à l’intérieur et Déplacements à l’extérieur : une personne qui ne se lève pas seule mais circule ensuite sans difficulté n’est pas cotée C partout. Et pour les déplacements internes, en institution le lieu de vie comporte également les locaux collectifs éventuels d’une résidence — restaurant, espaces d’animation et de vie collective — jusqu’à la porte d’entrée sur la rue : le périmètre n’est pas la seule chambre.

Les 7 variables illustratives

VariableCe qu’elle évalueUtilité
GestionAdministrer son budget et son patrimoineMesure de protection, aide administrative
CuisineConfectionner ses repas et les mettre en état d’être servisPortage de repas, aide à domicile
MénageAssurer l’entretien courant du logementVolume d’aide-ménagère du plan d’aide
TransportUtiliser ou réserver un mode de déplacementAccès aux soins, lien social
AchatsFaire ses courses sur place ou à distanceRisque d’isolement, dénutrition
Suivi du traitementRespecter la prescription médicaleRepérage du risque iatrogène
Activités de temps libreLoisirs, sport, sorties culturelles et vie socialePrévention du repli sur soi

Ces sept variables sont le matériau du plan d’aide et, en établissement, du projet d’accompagnement personnalisé. Une variable « Activités de temps libre » cotée C, sans explication, est un signal d’alerte au moins aussi parlant qu’un GIR : elle documente ce qui alimente le repli sur soi.

3. La cotation A, B, C et les quatre adverbes

Chacune des 17 rubriques est cotée A, B ou C. Le guide de remplissage impose un ordre : évaluer d’abord adverbe par adverbe, coder ensuite. Les définitions officielles sont les suivantes.

CodeDéfinition officielle (annexe 2-1 du CASF)Traduction terrain
AFait seul spontanément, et totalement, et habituellement, et correctementAutonome pour l’activité
BFait seul non spontanément, et/ou partiellement, et/ou non habituellement, et/ou non correctement (sous réserve de la modalité C)Fait, mais avec au moins une réserve
CNe fait pas seul ni spontanément, ni totalement, ni habituellement, ni correctementIl faut faire à la place, ou faire faire, à chaque fois

Les quatre adverbes : S, T, H, C

Spontanément suppose qu’il n’existe pas d’incitation ou de stimulation — ce point a souvent été sous-estimé, entraînant des erreurs de codage ; totalement suppose que l’ensemble des activités du champ analysé soit réalisé ; habituellement fait référence au temps et à la fréquence de réalisation ; correctement recouvre la qualité de la réalisation, la conformité aux usages et la sécurité.

La règle de combinaison est arithmétique : la réponse est oui pour tous les adverbes, c’est A ; non pour 1 à 3 adverbes, c’est B ; non pour tous les adverbes, c’est C. Une nuance figure toutefois dans le texte : la présence d’une réponse positive à un seul adverbe, ou beaucoup plus rarement à deux adverbes, peut correspondre à une réelle situation C — typiquement lorsque l’activité est réalisée si peu correctement qu’il faut tout refaire.

Trois règles qui changent le résultat

Règle officielleConséquence sur la cotation
L’observation porte sur les activités effectuées par la personne seule, en excluant ce que font les « aidants » et les soignantsUn résident lavé chaque matin par une aide-soignante n’est pas coté A « parce que la toilette est faite »
Les aides matérielles et techniques sont considérées comme faisant partie intégrante de la personne : lunettes, prothèse auditive, fauteuil roulant, poche de colostomie — une activité réalisée seule spontanément, totalement, correctement et habituellement mais avec des aides matérielles et/ou techniques doit être codée ALe fauteuil roulant ne dégrade pas la cotation des déplacements
Ce n’est pas la difficulté de réalisation qui est évaluéeUne activité pénible, lente, épuisante mais réalisée seule reste A

Dernière règle, protectrice de la fiabilité : la réponse négative à un adverbe n’est en aucun cas à utiliser quand l’évaluateur ne sait pas. Dans le doute, on réobserve. C’est exactement le réflexe attendu des équipes lors de la préparation pluridisciplinaire d’une coupe.

4. Les six GIR et leurs points

Le passage des variables discriminantes au groupe iso-ressources n’est pas une addition : il existe six groupes iso-ressources ou GIR, calculés par un algorithme complexe nécessitant le recours à l’informatique. Aucune cotation « à la main » ne peut donc prétendre au résultat officiel — un point à garder en tête avec tout simulateur, y compris le nôtre.

Voici les définitions du texte officiel, et les points GIR du barème de l’annexe 3-6 du CASF qui servent au calcul du GMP en établissement.

GIRDéfinition officiellePoints GIRAPA
GIR 1Personnes confinées au lit ou au fauteuil, ayant perdu leur activité mentale, corporelle, locomotrice et sociale, qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants1 000Oui
GIR 2Personnes confinées au lit ou au fauteuil tout en gardant des fonctions mentales non totalement altérées, qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante, une surveillance permanente et des actions d’aides répétitives de jour comme de nuit ; ou personnes dont les fonctions mentales sont altérées mais qui ont conservé leurs capacités locomotrices840Oui
GIR 3Personnes ayant conservé des fonctions mentales satisfaisantes et des fonctions locomotrices partielles, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour les activités corporelles660Oui
GIR 4Personnes n’assumant pas seules leurs transferts mais pouvant se déplacer à l’intérieur du logement une fois levées, ou sans problème locomoteur mais devant être aidées pour les activités corporelles et les repas420Oui
GIR 5Personnes assurant seules les transferts et le déplacement à l’intérieur du logement, qui s’alimentent et s’habillent seules250Non
GIR 6Personnes autonomes pour tous les actes discriminants de la vie courante70Non

Un détail du texte tranche une question fréquente sur la frontière GIR 3 / GIR 4 : en GIR 3, les personnes n’assurent pas majoritairement leur hygiène de l’élimination tant fécale qu’urinaire, alors qu’en GIR 4, il n’existe pas de personnes n’assumant pas leur hygiène de l’élimination, mais des aides partielles et ponctuelles peuvent être nécessaires. L’élimination est, en pratique, la variable pivot entre ces deux groupes.

Côté droits, la ligne de partage est nette : les personnes en GIR 1, 2, 3, 4 sont éligibles à l’APA à domicile ou à l’APA en établissement, tandis que les personnes en GIR 5 et 6 ne sont pas éligibles à l’APA et peuvent solliciter une aide-ménagère ou une aide de leur caisse de retraite. Notre article dédié au GIR 4 et à la perte d’autonomie légère détaille ce niveau charnière, le plus fréquent parmi les nouveaux bénéficiaires.

5. Simulateur de GIR en ligne

Cotez les 15 items ci-dessous — les 10 variables discriminantes, dont six éclatées en sous-items comme le prévoit le texte — puis lancez le calcul. Le résultat est indicatif : il reproduit la logique de l’algorithme officiel sans s’y substituer.

🧮 Simulateur de GIR (grille AGGIR)

A = fait seul, spontanément, totalement, habituellement et correctement · B = fait seul avec au moins une réserve · C = ne fait pas seul. 0 / 15 items cotés

CohérenceÉchanger et se conduire de façon sensée
OrientationSituer le moment et le lieu où l’on est
Toilette — haut du corpsVisage, tronc, membres supérieurs
Toilette — bas du corpsMembres inférieurs, région intime
Habillage — hautVêtements du haut du corps
Habillage — moyenFermetures, boutons, ceinture
Habillage — basChaussage, bas, sous-vêtements
Alimentation — se servirCouper, ouvrir, porter à sa portée
Alimentation — mangerPorter les aliments à la bouche, avaler
Élimination — urinairePropreté liée aux besoins urinaires
Élimination — fécalePropreté liée aux besoins fécaux
TransfertsChanger de position : debout, assis, couché
Déplacements à l’intérieurCirculer dans tout le lieu de vie
Déplacements à l’extérieurDehors, sans véhicule
Communication à distanceTéléphone, sonnette ou dispositif d’alerte
Le résultat s’affichera ici après le calcul.

Outil pédagogique. Conformément à l’annexe 2-1, les déplacements à l’extérieur et la communication à distance se cotent mais ne pèsent pas dans le classement : ils documentent l’isolement. Le GIR opposable est celui établi par l’équipe médico-sociale du département, ou validé en établissement dans le cadre de la coupe.

Pour l’usage professionnel, ce simulateur sert surtout à tester la cohérence d’une cotation : coter deux fois le même résident, à quinze jours d’intervalle et par deux évaluateurs différents, révèle souvent plus d’informations que le GIR lui-même.

6. Où trouver la grille AGGIR officielle : PDF, formulaire et numéros cerfa

C’est la question la plus posée sur cette page, et celle où circulent le plus d’erreurs. Mise au point.

Le texte officiel de la grille

La grille nationale AGGIR et son guide de remplissage constituent l’annexe 2-1 du code de l’action sociale et des familles. Le texte est public, gratuit et consultable en intégralité sur Légifrance (voir les sources en fin de page) : il contient la grille elle-même — état civil, soins et aides existants, les 17 variables, l’entourage, l’habitat, les aides proposées — puis le guide de remplissage variable par variable. C’est la version de référence, celle qu’il faut imprimer plutôt qu’un formulaire trouvé sur un site tiers.

Les trois numéros cerfa à ne pas confondre

Numéro cerfaIntitulé exactÀ quoi il sert
11510*01« Grille nationale AGIRR, identification de la personne examinée » (arrêté du 17 mars 2000)C’est bien la grille AGGIR enregistrée comme formulaire administratif
11509*01« Attestation d’incapacité à accomplir les actes ordinaires de la vie », enregistrée par le CERFAUne attestation distincte : ce n’est ni la grille AGGIR, ni le dossier de demande d’APA
16301*01« Demande d’aides à l’autonomie à domicile pour les personnes âgées », formulaire émis par le Ministère chargé des personnes âgéesLe formulaire de demande à envoyer aujourd’hui

Le formulaire 16301*01 est un guichet unique : il permet de demander l’une de ces prestations : l’accompagnement à domicile des personnes âgées, mis en place par les caisses de retraite, ou l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), mise en place par les départements. Pour une demande d’APA à domicile, le formulaire « Demande d’aides à l’autonomie à domicile » est à envoyer à votre conseil départemental, soit par courrier en version papier, soit de manière dématérialisée via le service en ligne.

Qui remplit quoi — et le rôle exact du médecin traitant

Contrairement à une idée tenace, le médecin traitant ne détermine pas le GIR. Le degré de perte d’autonomie est déterminé par le professionnel qui réalise la visite au domicile. Ce professionnel peut également s’appuyer sur le certificat médical, facultatif, si celui-ci est transmis par le demandeur. Le dossier confirme ce caractère facultatif : le certificat médical figure parmi les pièces « sous pli cacheté (facultatif, à retrouver en annexe de ce formulaire) », et ce certificat médical peut être joint sous pli cacheté au dossier de demande lorsque le demandeur sollicite l’APA auprès du département.

Autrement dit : le médecin traitant apporte l’éclairage clinique — pathologies, traitements, risques — mais la cotation AGGIR relève de l’équipe médico-sociale du département à domicile, et du médecin coordonnateur en établissement.

7. Méthode d’évaluation : la cotation pas à pas

Le guide de remplissage impose une méthode en deux temps, très structurante, que peu d’équipes appliquent intégralement.

ÉtapeCe que dit le texte officielErreur fréquente évitée
1. Repérer le CD’abord répondre par oui ou non à la question repérant la modalité C : la personne ne fait jamais seule l’activité, même partiellementCoter B « par prudence » un résident qui ne fait jamais
2. Interroger les adverbesEnsuite seulement, répondre aux quatre questions d’adverbes pour trancher entre A et BSous-estimer B en oubliant l’adverbe « spontanément »
3. Coter les sous-itemsCertaines variables comme la toilette, l’habillage, l’alimentation, l’élimination, l’orientation et la cohérence sont codées sur plusieurs sous-variablesCoter la toilette globalement, sans distinguer haut et bas
4. Finir par le mentalIl est apparu souhaitable de placer l’orientation et la cohérence au terme de l’observation, l’évaluation de ces deux variables étant éclairée par l’évaluation de toutes les autres variablesCoter la cohérence en ouverture, sur une impression
5. Contrôler la cohérenceEn fin d’évaluation il faut analyser la cohérence des codages sur l’ensemble des itemsLaisser une cotation mentale C avec des activités corporelles toutes en A

Deux exigences de qualité complètent la méthode. D’une part, une évaluation de qualité se fait en pluridisciplinarité, par observation et questionnement de la personne et des différents « aidants », et doit tenir compte d’éventuelles fluctuations des activités dans le temps : la cotation d’un résident dont l’état varie d’un jour à l’autre se discute en équipe, pas en solitaire. D’autre part, le contrôle de cohérence n’est pas facultatif en établissement : la commission régionale de coordination médicale veille à la bonne organisation des opérations d’évaluation du niveau de perte d’autonomie moyen et des besoins en soins de chaque établissement, ainsi qu’à la qualité de la formation des médecins coordonnateurs à l’utilisation des référentiels Aggir et Pathos.

Pour structurer une campagne d’évaluation interne, la démarche se rapproche de celle décrite dans notre guide sur les transmissions ciblées : observer, tracer, croiser les regards. Le repérage de la fragilité et l’évaluation AGGIR se nourrissent d’ailleurs des mêmes observations quotidiennes.

8. Ce que le GIR ouvre : l’APA et ses montants 2026

Le GIR n’a d’intérêt que par ses conséquences. À domicile, la première est l’accès à l’allocation personnalisée d’autonomie. Pour bénéficier de l’APA, il faut être âgé de 60 ans ou plus, résider en France de façon stable et régulière et être en perte d’autonomie ; un classement en GIR 5 ou 6 ferme l’accès à l’APA à domicile.

Les plafonds de plan d’aide applicables en 2026

Le montant de l’APA accordé dans le plan d’aide ne peut pas dépasser un montant maximal fixé pour chaque GIR au 1er janvier 2026 à : 2 080,33 € pour le GIR 1, 1 682,30 € pour le GIR 2, 1 215,99 € pour le GIR 3, 811,52 € pour le GIR 4.

GIRPlafond mensuel du plan d’aide (1ᵉʳ janvier 2026)Écart avec le GIR précédent
GIR 12 080,33 €
GIR 21 682,30 €− 398,03 €
GIR 31 215,99 €− 466,31 €
GIR 4811,52 €− 404,47 €
GIR 5 et 6Pas d’APAAides des caisses de retraite

Ces plafonds ne sont pas des montants versés : l’APA est égale au montant de la fraction du plan d’aide que le bénéficiaire utilise, diminué d’une participation à la charge de celui-ci, et cette participation est calculée et actualisée au 1er janvier de chaque année selon un barème national revalorisé chaque année au 1er janvier. Concrètement, au 1er janvier 2026, au-delà de 933,89 € de ressources mensuelles, une partie des dépenses liées au plan d’aide reste à la charge du bénéficiaire, et au-delà de 3 439,31 € de revenus mensuels, le taux de participation atteint 90 %. Deux avantages fiscaux compensent : l’APA est exonérée d’impôt sur le revenu et elle n’est pas récupérable sur la succession de son bénéficiaire.

Procédure et délais

ÉtapeDélai ou règle
Accusé de réception du dossierLes services du département ont 10 jours pour accuser réception du dossier
Visite d’évaluationUne visite est organisée au domicile ; un professionnel de l’équipe médico-sociale APA du département fait le bilan et échange sur la situation et les besoins
DécisionLe président du conseil départemental dispose d’un délai de deux mois à compter de la date du dépôt du dossier de demande complet pour notifier au bénéficiaire sa décision
Silence de l’administrationAu terme de ce délai, à défaut d’une notification, l’APA est réputée accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret
UrgenceLes services du département peuvent attribuer l’APA à titre provisoire, pour une avance d’un montant de 1 040,17 € (en 2026)
Acceptation du plan d’aideLe bénéficiaire a 10 jours pour accepter le plan d’aide proposé ou demander des modifications
RévisionL’APA fait l’objet d’une révision périodique et peut être révisée à tout moment en cas de modification de la situation du bénéficiaire
Recours contentieuxLe recours doit être formé dans les 2 mois qui suivent la notification de la décision contestée

La décision elle-même est encadrée : l’APA est accordée par décision du président du conseil départemental et servie par le département sur proposition de l’équipe médico-sociale, et en cas d’urgence attestée, d’ordre médical ou social, elle est attribuée à titre provisoire pour un montant forfaitaire fixé par décret, à dater du dépôt de la demande. Pour le panorama complet des dispositifs mobilisables, voir notre dossier financement de l’EHPAD et aides financières 2026 et notre comparaison des alternatives entre domicile et EHPAD.

9. La grille AGGIR en EHPAD : coupe, GMP et tarif dépendance

En établissement, la grille change de fonction : elle ne sert plus seulement à ouvrir un droit individuel, elle fonde une tarification collective.

La chaîne est la suivante. Le médecin coordonnateur évalue et valide l’état de dépendance des résidents et leurs besoins en soins requis à l’aide du référentiel mentionné au deuxième alinéa du III de l’article 46 de la loi n° 2005-1579 du 19 décembre 2005 de financement de la sécurité sociale pour 2006. Le classement s’opère dans l’un des six groupes de la grille nationale mentionnée à l’article L. 232-2, dits « groupes iso-ressources » (GIR), par une cotation en points, dits « points GIR ». Le niveau de perte d’autonomie moyen des personnes hébergées est ensuite calculé en rapportant la somme des points obtenus au nombre de personnes hébergées ayant fait l’objet d’une classification : c’est le GMP, dont notre pilier dédié au GIR moyen pondéré détaille le calcul et le simulateur.

Ce GMP alimente la section dépendance : le forfait global relatif à la dépendance est égal à la somme du résultat de l’équation tarifaire relative à la dépendance, calculée sur la base du niveau de perte d’autonomie des personnes hébergées, et des financements complémentaires définis dans le contrat pluriannuel. En 2025, la valeur moyenne du point GIR départemental, hors Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon, s’élève à 7,73 euros, soit une hausse de 1,1 % par rapport à 2024.

Le tarif dépendance facturé au résident

TrancheProfilEffet tarifaire
GIR 1-2Résidents ayant besoin d’une aide importante d’un tiers dans les actes de la vie quotidienneTarif dépendance le plus élevé
GIR 3-4Résidents ayant besoin d’une aide d’un tiers dans certains actes de la vie quotidienneTarif intermédiaire
GIR 5-6Résidents considérés comme autonomesTarif le plus bas, le « talon dépendance » payé par tous

Le mécanisme du talon est simple : l’APA en établissement prend en charge la différence entre le tarif dépendance correspondant au GIR du résident et le tarif dépendance GIR 5-6. Si les revenus sont inférieurs à 2 846,77 euros par mois (en 2026) et que le résident est bénéficiaire de l’APA en établissement, il paie le montant du tarif dépendance le moins élevé, celui du GIR 5-6. En ordre de grandeur, en 2024, les prix journaliers de la dépendance s’élèvent à 22,65 euros pour les GIR 1-2, à 14,36 euros pour les GIR 3-4 et à 6,11 euros pour les GIR 5-6 — des tarifs arrêtés par chaque conseil départemental, jamais nationaux.

La coupe et sa validation

Les évaluations AGGIR d’un établissement sont regroupées dans une « coupe », déposée puis validée. Le délai de validation des évaluations est de 4 mois à la date du dépôt de la base sur Galaad par le médecin coordonnateur ; passé ce délai, la coupe déposée peut être considérée comme validée. Les validations de coupes concernées par la campagne en cours se déroulent sur la période du 01/07/2026 au 30/06/2027. Nos guides sur la préparation de la coupe 2026 et sur le calcul du PMP décrivent la mécanique complète, et notre pilier PATHOS propose un calculateur de dotation soins.

Un rappel utile aux directions : l’article L. 313-12 du CASF ne fixe aucun seuil chiffré de GMP dans son texte codifié — il vise les établissements qui accueillent un nombre de personnes âgées dépendantes dans des proportions supérieures à des seuils appréciés dans des conditions fixées par décret. Les « GMP 300 » et autres seuils qui circulent ne figurent pas dans l’article lui-même.

10. Limites et critiques de la grille AGGIR

Une page de référence ne peut pas présenter AGGIR comme un instrument sans défaut : l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) en a dressé un bilan critique dans son rapport 2023-014R.

Le constat général est sévère : quoiqu’ils soient dénoncés depuis plus de vingt ans, les défauts de la grille Aggir n’ont pas été résolus. Trois limites reviennent.

  • Elle mesure les actes, pas les besoins. Selon la commission Colvez citée par l’IGAS, la grille évalue un niveau de réalisation des actes essentiels de la vie quotidienne et non le niveau de besoins d’aide, alors même qu’il n’existe pas de corrélation stricte entre les deux.
  • Elle sous-pondère le cognitif. L’algorithme de la grille Aggir, qui n’a pas été modifié depuis les années 1990, accorde très peu de points aux troubles de l’orientation et de la cohérence — une faiblesse structurelle dans des établissements où 268 200 résidents souffrent d’une maladie neurodégénérative, soit 38 % des résidents, c’est 4 points de plus qu’en 2019. C’est tout l’enjeu de l’accompagnement décrit dans notre dossier Alzheimer et maladies neurodégénératives en EHPAD.
  • Elle ne dit rien du lieu de vie souhaitable. Selon l’IGAS, un tiers des personnes classées en GIR 1-2 vivent à domicile en 2019 : un GIR élevé n’impose pas l’institution, et un GIR faible n’exclut pas une entrée en établissement.

L’IGAS va jusqu’à proposer un changement de statut de l’outil : faire de la grille Aggir un simple outil d’éligibilité à l’allocation personnalisée d’autonomie, en supprimant les différences de plafonds d’aide par groupes iso-ressources. Aucune source officielle ne permet toutefois d’annoncer une refonte actée de l’algorithme : à ce jour, la grille de l’annexe 2-1 reste la référence en vigueur.

Contester un GIR

Pour une personne à domicile, la voie est celle du recours contre la décision du président du conseil départemental, dans le délai de 2 mois qui suit la notification de la décision contestée ; une révision peut aussi être demandée en cas de modification de la situation personnelle, financière ou de celle de l’aidant. En établissement, la contestation passe par la voie institutionnelle de la validation des coupes, sous l’égide de la commission régionale de coordination médicale.

11. Les chiffres de la perte d’autonomie en 2026

IndicateurValeurSource et millésime
Bénéficiaires de l’APA1,36 million, dont 815 780 à domicile et 548 961 en établissementCNSA, décembre 2023
Part des 60 ans et plus bénéficiaires7,2 % de la population de 60 ans et plus, estimée à 18,6 millionsCNSA, 31 décembre 2023
Résidents en établissement pour personnes âgées697 000 personnes, soit 4,5 % de moins qu’en 2019DREES, enquête EHPA, fin 2023
Résidents en perte d’autonomie (GIR 1 à 4)85,0 % en 2023 comme en 2019, contre 83,1 % en 2015 · 94,6 % dans les seuls Ehpad au 31 décembre 2023DREES, enquête EHPA
Forte perte d’autonomie (GIR 1-2) en EHPAD55 % des résidentsDREES, fin 2023
GMP des résidents d’EHPAD696 en 2015, 705 en 2019, 737 en 2023DREES, enquête EHPA
GMP moyen départemental748 parmi les 86 départements répondants ; 50 % des départements entre 736 et 764CNSA, 2025
Âge d’entrée en EHPAD268 000 entrées en 2023, à l’âge moyen de 85 ans et 11 moisDREES
Âge des résidentsLa moitié ont plus de 87 ans et 11 mois, contre 86 ans et 5 mois fin 2011DREES, fin 2023
Effort public consacré à l’autonomie43,3 milliards d’euros consacrés par la CNSA à l’aide à l’autonomie en 2025CNSA, Chiffres clés 2025

La trajectoire démographique donne la mesure de l’enjeu : en 2021, parmi les 18 millions de personnes de 60 ans ou plus vivant en France, plus de 2 millions sont en perte d’autonomie, dont un tiers en perte d’autonomie sévère, et dans une trajectoire démographique et sanitaire médiane, le nombre de seniors en perte d’autonomie augmenterait jusqu’aux années 2050 pour approcher 2,8 millions. La hausse serait d’abord forte jusqu’au début des années 2030, puis ralentie : la décennie qui s’ouvre est celle du choc, pas celle du plateau. Nos analyses sur les la part des résidents en GIR 1-2 et l’impératif de réhabilitation et sur l’APA et l’aide à l’hébergement dans le panorama DREES 2026 prolongent ce constat.

12. Ce qui bouge en 2026

Trois mouvements concernent directement les équipes qui cotent la grille.

1. La fusion des sections tarifaires soins et dépendance. L’article 82 de la LFSS 2025, qui modifie l’article 79 de la LFSS 2024, prévoit une expérimentation de la fusion des forfaits globaux soins et dépendance des EHPAD, y compris les petites unités de vie, et des unités de soins de longue durée dans certains départements expérimentateurs. Cette expérimentation est conduite sur une période de 18 mois, du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2027, et concerne 23 départements volontaires ; les valeurs de point 2025 publiées par la CNSA ne sont applicables que jusqu’au 30 juin, compte tenu du démarrage de l’expérimentation. Notre analyse de la fusion soins-dépendance et de son effet budgétaire détaille les conséquences pour les directions.

2. Une campagne de coupes qui s’ouvre. Les validations de coupes se déroulent du 01/07/2026 au 30/06/2027, avec, côté financement, 124,6 M€ délégués en 2026 au titre de l’actualisation des coupes GMP/PMP réalisées avant le 30 juin 2025 et de la médicalisation des petites unités de vie. Les établissements qui n’ont pas actualisé leur coupe depuis plusieurs exercices ont là une fenêtre à ne pas manquer — voir notre suivi de la campagne de coupes PATHOS en cours.

3. Un cadre professionnel en évolution. Les missions du médecin coordonnateur, pivot de l’évaluation en établissement, ont été refondues récemment : notre article sur le décret 2025-897 et les missions du médecin coordonnateur et celui sur le médecin coordonnateur à distance en font le point. Pour les établissements en tension de recrutement, notre guide de recrutement 2026 et notre fiche métier du médecin coordonnateur complètent le dispositif.

En revanche, aucune source officielle ne permet aujourd’hui d’annoncer une nouvelle grille d’évaluation de l’autonomie ni une modification de l’algorithme AGGIR. Les critiques de l’IGAS restent, à ce stade, des recommandations.

13. FAQ — grille AGGIR

Où trouver la grille AGGIR officielle en PDF à imprimer ?

La version officielle est l’annexe 2-1 du code de l’action sociale et des familles, publiée sur Légifrance : elle contient la grille vierge et son guide de remplissage complet. C’est le document à imprimer, plutôt qu’une reproduction trouvée sur un site tiers, souvent tronquée du guide de remplissage. Le lien Légifrance figure dans les sources officielles en fin de page.

Le cerfa 11509*01, est-ce bien la grille AGGIR ?

Non. L’arrêté du 17 mars 2000 enregistre sous le numéro 11510*01 la « grille nationale AGGIR, identification de la personne examinée », et sous le numéro 11509*01 l’« attestation d’incapacité à accomplir les actes ordinaires de la vie » : deux documents distincts. Pour demander l’APA à domicile aujourd’hui, le formulaire à utiliser est le cerfa 16301*01, « Demande d’aides à l’autonomie à domicile pour les personnes âgées ».

Qui remplit la grille AGGIR : le médecin traitant ou le département ?

À domicile, la cotation revient à l’évaluateur du conseil départemental qui se déplace chez la personne : c’est lui, et lui seul, qui arrête le GIR. Le médecin traitant intervient en amont, par un certificat médical facultatif, transmis sous pli cacheté avec le dossier : il éclaire le contexte clinique sans déterminer le classement. En établissement, cette responsabilité revient au médecin coordonnateur.

Peut-on calculer son GIR en ligne ?

On peut l’estimer. Les six GIR sont calculés par un algorithme complexe nécessitant le recours à l’informatique : un simulateur en ligne, comme celui de cette page, reproduit la logique de classement à partir des huit premières variables discriminantes, mais le GIR opposable reste celui établi par l’équipe médico-sociale du département, ou validé en établissement dans le cadre de la coupe.

Quelle différence entre GIR 1 et GIR 2 ?

Les deux groupes correspondent à une dépendance lourde, mais le GIR 1 suppose un cumul : immobilisation au lit ou au fauteuil et atteinte majeure des fonctions mentales, d’où la nécessité d’une présence permanente. Le GIR 2 réunit deux profils où une capacité subsiste : soit la personne reste immobilisée mais garde une part d’activité mentale, soit ses fonctions mentales sont atteintes alors qu’elle continue de se déplacer. C’est cette capacité résiduelle, mentale ou motrice, qui distingue le GIR 2 du GIR 1.

Que donne un classement en GIR 5 ou GIR 6 ?

Le GIR 5 vise une autonomie quasi complète sur les gestes essentiels — se lever, circuler chez soi, manger, s’habiller — avec un besoin d’aide ponctuel, le plus souvent pour la toilette et l’entretien du logement. Le GIR 6 correspond à une autonomie conservée sur l’ensemble des activités prises en compte par la grille. Ni l’un ni l’autre n’ouvre droit à l’APA : le relais se prend du côté de l’aide-ménagère ou des dispositifs des caisses de retraite.

Quels sont les montants de l’APA par GIR en 2026 ?

Le plan d’aide ne peut pas dépasser, au 1er janvier 2026, 2 080,33 € par mois en GIR 1, 1 682,30 € en GIR 2, 1 215,99 € en GIR 3 et 811,52 € en GIR 4. Ce sont des plafonds, pas des montants versés : l’APA correspond à la fraction du plan d’aide réellement utilisée, diminuée d’une participation calculée selon les ressources, nulle en dessous de 933,89 € de revenus mensuels et portée à 90 % au-delà de 3 439,31 €.

Combien de temps le département a-t-il pour répondre ?

Les services disposent de 10 jours pour accuser réception du dossier, puis le président du conseil départemental a deux mois à compter du dépôt du dossier complet pour notifier sa décision. Au terme de ce délai, à défaut de notification, l’APA est réputée accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret. En cas d’urgence attestée, une avance provisoire de 1 040,17 € (2026) peut être versée dès le dépôt de la demande.

Comment contester un GIR ?

À domicile, la décision du président du conseil départemental peut être contestée dans les deux mois suivant sa notification ; une révision du plan d’aide peut par ailleurs être demandée à tout moment en cas de changement de situation personnelle, financière ou de l’aidant. En établissement, la cohérence des cotations et leur validation relèvent de la commission régionale de coordination médicale, qui veille à la bonne organisation des opérations d’évaluation et à la formation des médecins coordonnateurs aux référentiels AGGIR et PATHOS.

Quelle différence entre AGGIR et PATHOS ?

AGGIR mesure la perte d’autonomie, c’est-à-dire ce que la personne fait seule ; PATHOS mesure les besoins en soins requis. En EHPAD, le modèle AGGIR est complété par le modèle PATHOS. Le premier alimente le GMP et la section dépendance, le second le PMP et, via le GMPS, la dotation soins. Les deux évaluations sont menées de façon coordonnée lors de la coupe.

14. Pour aller plus loin

Sur sosehpad.com

Sources officielles