Guide complet 2026

Bientraitance et Maltraitance en EHPAD

Cadre juridique, obligations, outils de prévention et démarche qualité :
le guide de référence pour les professionnels d’EHPAD

60 000+
Appels au 3977 en 2024
96 %
EHPAD inspectés fin 2024
18
Critères impératifs HAS
5 axes
Stratégie nationale 2024-2027
Ressource recommandée Guide essentiel
Guide Pratique : Bientraitance & Prévention de la Maltraitance en EHPAD

Guide Pratique : Bientraitance & Prévention de la Maltraitance en EHPAD

Tout sur la bientraitance en 80 pages : détection, prévention, outils.

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1. Définitions officielles : bientraitance et maltraitance

Qu’est-ce que la bientraitance ?

La bientraitance est définie par la HAS (ex-ANESM, recommandation de 2008) comme une démarche collective et individuelle visant à promouvoir le bien-être de la personne accompagnée. Elle ne se réduit pas à l’absence de maltraitance : c’est une culture de questionnement permanent sur les pratiques professionnelles.

Définition HAS : La bientraitance est « une manière d’être, d’agir et de dire, soucieuse de l’autre, réactive à ses besoins, respectueuse de ses choix et de ses refus ».

La bientraitance repose sur plusieurs fondamentaux :

  • Le respect de la dignité et de l’unicité de chaque résident
  • La promotion de l’autonomie, même résiduelle
  • L’écoute active des besoins, attentes et refus
  • La personnalisation de l’accompagnement (projet de vie individualisé)
  • Le questionnement éthique régulier en équipe

Qu’est-ce que la maltraitance ?

Depuis la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 (dite loi Taquet), la maltraitance dispose d’une définition légale inscrite à l’article L. 119-1 du Code de l’action sociale et des familles (CASF). Quatre critères cumulatifs la caractérisent :

🗣
Geste, parole, action ou défaut d’action

Y compris la négligence passive (non-intentionnelle)

👥
Personne en situation de vulnérabilité

Du fait de son âge, handicap ou maladie

Compromet ses droits ou sa santé

Atteinte aux besoins fondamentaux, intégrité physique ou psychique

La loi précise que les situations peuvent être ponctuelles ou durables, intentionnelles ou non, et d’origine individuelle, collective ou institutionnelle. Cette dernière dimension est essentielle : la maltraitance institutionnelle désigne les dysfonctionnements organisationnels (sous-effectifs, absence de protocoles, pratiques managériales inadaptées) qui génèrent de la maltraitance sans intention individuelle. Pour approfondir ce sujet, consultez notre article Maltraitance institutionnelle en EHPAD : 5 leviers concrets.

L’OMS définit pour sa part la maltraitance des personnes âgées comme tout acte ou absence d’action dans le cadre d’une relation de confiance, qui cause préjudice à la personne. Selon ses estimations, 1 personne âgée sur 6 dans le monde est victime d’une forme de maltraitance.

Le droit français a progressivement construit un arsenal législatif de protection des personnes âgées en établissement. Quatre textes structurants encadrent la bientraitance et la lutte contre la maltraitance en EHPAD.

Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002

Texte fondateur de la rénovation de l’action sociale, cette loi établit les droits fondamentaux des usagers en EHPAD : dignité, intégrité, vie privée, libre choix, accompagnement individualisé. Elle crée 7 outils obligatoires : livret d’accueil, charte des droits et libertés (arrêté du 8 septembre 2003), contrat de séjour, règlement de fonctionnement, Conseil de la Vie Sociale (CVS), personne qualifiée et projet d’établissement.

Loi ASV du 28 décembre 2015

La loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement renforce les droits des résidents : désignation d’une personne de confiance, publication obligatoire des tarifs, CPOM obligatoires. Elle crée le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA).

Loi Taquet du 7 février 2022

Loi majeure qui inscrit la première définition légale de la maltraitance dans le CASF (article L. 119-1). Elle renforce également la protection des lanceurs d’alerte au sein des ESSMS et impose l’analyse systématique des événements indésirables graves.

Loi Bien Vieillir du 8 avril 2024

Dernière pierre législative, la loi n° 2024-317 crée les cellules départementales de signalement pilotées par les ARS, inscrit le droit de visite quotidien et centralise les signalements via le 3977. Un système d’information national permet désormais le suivi statistique des signalements.

Article L. 313-24 du CASF : tout salarié témoignant de bonne foi de mauvais traitements est protégé contre toute mesure défavorable (embauche, rémunération, mutation, licenciement). La jurisprudence (Cass. Soc. 2007) prévoit l’annulation automatique du licenciement.

3. Les 5 types de maltraitance en EHPAD

La classification de référence, établie par le Conseil de l’Europe (1992) et reprise par le ministère, distingue cinq catégories principales :

Type Exemples Signes d’alerte
Violences physiques Coups, brûlures, contention abusive, soins brusques, violences sexuelles Hématomes inexplicables, peur au contact, repli
Violences psychologiques Langage irrespectueux, infantilisation, chantage, menaces, humiliations Anxiété, repli, pleurs, insomnie
Violences financières Vols, escroqueries, procurations abusives, facturation indue Disparition d’objets, difficultés financières soudaines
Maltraitance médicale Manque de soins, abus de sédatifs, contention non prescrite, privation d’aide technique Dégradation de l’état de santé, somnolence excessive
Négligences Privation de soins d’hygiène, abandon, isolement, non-respect des régimes alimentaires Dénutrition, escarres, déshydratation
Données 3977 (2024) : 32 % des signalements concernent des violences psychologiques, 18 % des violences physiques, 15 % des négligences et 12 % des maltraitances financières. Les auteurs identifiés sont à 45 % l’entourage familial et à 34,5 % les professionnels.

4. Signalement : obligations et dispositifs

Le numéro national 3977

Créé en 2008, le 3977 est le numéro national d’écoute pour les personnes âgées et handicapées victimes de maltraitance. En 2024, il a reçu plus de 60 000 appels et ouvert 12 677 dossiers, soit une hausse de 42 % en deux ans. Le 3977 fonctionne avec le réseau ALMA (Allo Maltraitance) qui dispose de relais départementaux.

Les cellules départementales ARS

La loi du 8 avril 2024 crée au sein de chaque ARS une cellule de recueil, suivi et traitement des signalements. Elle centralise les appels du 3977, les signalements directs et les transmissions des établissements. La cellule transmet sans délai au directeur de l’ARS, au préfet ou au président du conseil départemental selon la nature de l’établissement concerné.

Obligations de signalement

Qui Obligation Base légale Sanction en cas de manquement
Tout citoyen Signaler les maltraitances sur personne vulnérable Art. 434-3 Code pénal 3 ans + 45 000 €
Professionnel de santé Possibilité de lever le secret professionnel Art. 226-14 Code pénal Non-assistance à personne en danger
Directeur d’EHPAD Signalement à l’ARS + cellule départementale Art. L. 331-8-1 CASF Injonction, administration provisoire
Salarié / agent Signalement protégé (lanceur d’alerte) Art. L. 313-24 CASF Protection contre représailles

La gestion des réclamations en EHPAD constitue également un outil de repérage précoce des situations de maltraitance. L’inspection ARS vérifie systématiquement la mise en place de ces procédures.

5. Sanctions pénales applicables

Le Code pénal prévoit des peines aggravées lorsque la victime est une personne vulnérable du fait de son âge, maladie ou handicap :

Infraction Article Peine maximale
Violences habituelles ayant entraîné le décès Art. 222-14 CP 30 ans de réclusion
Violences habituelles (mutilation/infirmité) Art. 222-14 CP 20 ans de réclusion
Violences avec ITT supérieure à 8 jours Art. 222-12 CP 5 ans + 75 000 €
Violences sans ITT sur personne vulnérable Art. 222-13 CP 3 ans + 45 000 €
Délaissement de personne vulnérable Art. 223-3 CP 5 ans + 75 000 €
Non-assistance à personne en danger Art. 223-6 CP 5 ans + 75 000 €
Non-dénonciation de maltraitance Art. 434-3 CP 3 ans + 45 000 €
Abus de faiblesse Art. 223-15-2 CP 3 ans + 375 000 €
Sanctions administratives : en parallèle des poursuites pénales, l’ARS peut prononcer une injonction, désigner un administrateur provisoire ou ordonner la fermeture de l’établissement. Fin 2024, 55 EHPAD ont fait l’objet de telles sanctions et 40 signalements ont été transmis au procureur.
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6. Bientraitance dans le référentiel HAS

Le référentiel national unique d’évaluation des ESSMS (157 critères dont 18 impératifs) fait de la bientraitance une thématique transversale aux trois chapitres. Plusieurs critères l’adressent directement :

Critère Intitulé Chapitre
1.1.1 La personne accompagnée exprime sa perception de la bientraitance Ch. 1 – Personne accompagnée
3.1.1 Stratégie de bientraitance définie et partagée Ch. 3 – Organisation interne
3.1.2 Organisation et outils de déploiement de la bientraitance Ch. 3 – Organisation interne
3.1.3 Sensibilisation de tout nouvel intervenant à la bientraitance Ch. 3 – Organisation interne
3.1.4 Formation régulière des professionnels à la bientraitance Ch. 3 – Organisation interne

Pour approfondir la démarche d’évaluation, consultez nos articles sur la certification HAS en EHPAD et les 18 critères impératifs de la HAS.

Guides HAS d’octobre 2024

La HAS a publié le 25 octobre 2024 deux guides pratiques :

  • Guide d’évaluation du risque de maltraitance intrafamiliale : 3 grilles de repérage
  • Guide bientraitance et gestion des signaux de maltraitance en établissement : 4 fiches pratiques

Résultats des évaluations 2025

Au premier semestre 2025, 3 526 EHPAD sur 7 421 ont été évalués. Le chapitre « personne accompagnée » obtient une note moyenne de 3,70/4. Cependant, seuls 19 % des établissements maîtrisent parfaitement les 18 critères impératifs. Les résultats sont publiés sur la plateforme Qualiscope depuis septembre 2025. La gestion des risques et la cartographie des risques sont des outils clés pour la démarche d’amélioration continue.

7. Construire sa démarche bientraitance en 7 étapes

La mise en place d’une culture de la bientraitance ne se décrète pas : elle se construit méthodiquement. Voici une méthodologie en 7 étapes inspirée des recommandations HAS et de la stratégie nationale 2024-2027. Pour découvrir les piliers fondamentaux, consultez notre article Bientraitance en EHPAD : 5 piliers pour ancrer une culture.

1
Nommer un référent bientraitance
Désigner un professionnel (souvent l’IDEC ou le psychologue) chargé de coordonner la démarche. Il anime le comité bientraitance et assure la veille réglementaire.
2
Réaliser un diagnostic initial
Utiliser le questionnaire d’autoévaluation HAS en équipe pluridisciplinaire (directeur, médecin coordonnateur, soignants, président du CVS). Identifier les points forts et les axes d’amélioration.
3
Élaborer une politique bientraitance formalisée
Rédiger un document cadre adossé au projet d’établissement, précisant les engagements, les valeurs et les indicateurs. Ce document répond au critère HAS 3.1.1.
4
Former les équipes
Inscrire la bientraitance au plan de formation. Sensibiliser systématiquement tout nouvel arrivant (critère 3.1.3). La formation bientraitance doit être régulière et concrète.
5
Instaurer des espaces de réflexion éthique
Organiser des sessions régulières (à minima trimestrielles) où les équipes analysent des situations concrètes : toilettes, refus de soins, contention, fin de vie. L’objectif est de développer le questionnement éthique collectif.
6
Structurer le signalement interne
Mettre en place une procédure claire de repérage et signalement : fiche d’événement indésirable, circuit d’escalade, protection du signalant. Connecter au dispositif départemental et au 3977.
7
Évaluer et améliorer en continu
Suivre des indicateurs (nombre de signalements, réclamations familles, satisfaction résidents, écarts procédures/pratiques). Rendre visible la démarche aux familles et aux autorités.

Les approches complémentaires

Plusieurs méthodologies renforçant la bientraitance sont déployées en EHPAD :

  • Humanitude : 4 piliers (regard, parole, toucher, verticalité). 450 établissements utilisent le référentiel, 40 sont labellisés.
  • Montessori adaptée : encourager l’autonomie, progression du simple au complexe, pas de mise en échec.
  • Snoezelen : exploration sensorielle dans un cadre rassurant, alternative non médicamenteuse.
  • Validation de Naomi Feil : communication empathique avec les personnes désorientées.

Ces approches sont cohérentes avec la prise en charge des maladies neurodégénératives et l’animation comme levier de bientraitance.

8. Chronologie législative : 20 ans de construction

1992 — Classification des types de maltraitance par le Conseil de l’Europe (5 catégories).
2002 — Loi n° 2002-2 rénovant l’action sociale : droits des usagers, 7 outils obligatoires.
2007 — Programme MobiQual (SFGG/CNSA) : mallettes de formation bientraitance diffusées dans 25 régions.
2008 — Recommandation ANESM « La bientraitance : définition et repères ». Création du numéro 3977. Questionnaire d’autoévaluation national.
2015 — Loi ASV : renforcement des droits, personne de confiance, CPOM obligatoires.
2018 — Intégration de l’ANESM dans la HAS. Nouveau référentiel d’évaluation en chantier.
2022 — Loi Taquet (7 février) : définition légale de la maltraitance (art. L. 119-1 CASF). Rapport « Les Fossoyeurs » de V. Castanet.
2023 — États généraux des maltraitances (1 600 participants). Référentiel HAS V1 déployé.
2024 — Loi Bien Vieillir (8 avril) : cellules ARS, 3977 renforcé. Stratégie nationale 2024-2027 (27 mars). 96 % des EHPAD inspectés. Guides HAS maltraitance (octobre).
2025 — Référentiel HAS V1.1 (8 juillet). Qualiscope ouvert au public (septembre). 3 526 EHPAD évalués.
2026 — Déploiement complet des cellules départementales. Formation de 500 000 soignants (stratégie nationale). Référentiel V2 en préparation (2027).

9. Innovations et tendances 2025-2026

Stratégie nationale de lutte contre les maltraitances 2024-2027

Présentée le 27 mars 2024, cette stratégie issue des États généraux des maltraitances s’articule autour de 5 axes et 17 mesures :

Axe 1
Faire respecter les droits des personnes
Axe 2
Outils de signalement adaptés
Axe 3
Prévention, vigilance et formation
Axe 4
Culture de bientraitance
Axe 5
Politique durable de contrôle

Intelligence artificielle et détection

Les technologies numériques offrent de nouvelles perspectives pour la prévention :

  • Capteurs intelligents : détection des chutes, surveillance non intrusive des déplacements
  • Analyse comportementale par IA : repérage précoce de signes de mal-être, dépression ou démence
  • Analyse des expressions faciales : évaluation non verbale du bien-être du résident

Ces innovations doivent s’inscrire dans un cadre éthique strict (IA Act européen, mai 2024) et ne remplacent en aucun cas la relation humaine. Pour en savoir plus, consultez notre couverture sur l’IA en EHPAD.

Plan de contrôle des EHPAD

Lancé en 2022, le plan de contrôle a permis l’inspection de 96 % des 7 500 EHPAD fin 2024, dont 30 % de contrôles inopinés. Environ 70 % des établissements présentent des éléments à améliorer et 11 % sont en situation dégradée.

10. Questions fréquentes

Quelle est la différence entre bientraitance et absence de maltraitance ?

La bientraitance est une démarche proactive qui va bien au-delà de la simple absence de maltraitance. Selon la HAS, c’est une culture de questionnement permanent, une manière d’être attentive aux besoins et respectueuse des choix de chaque résident. L’absence de maltraitance est un minimum légal ; la bientraitance est un objectif de qualité d’accompagnement.

Un salarié peut-il être licencié pour avoir signalé une maltraitance ?

Non. L’article L. 313-24 du CASF protège explicitement tout salarié ou agent ayant témoigné de bonne foi de mauvais traitements. Toute mesure défavorable (licenciement, mutation, rétrogradation) est nulle de plein droit. La jurisprudence (Cass. Soc. 2007) confirme l’annulation automatique. Seule la mauvaise foi avérée peut exclure de cette protection.

Comment fonctionne le numéro 3977 ?

Le 3977 est un numéro national d’écoute gratuit pour les victimes et témoins de maltraitance envers les personnes âgées ou handicapées. Disponible du lundi au vendredi de 9h à 19h, il permet un premier échange confidentiel. Les appels sont traités par des écoutants professionnels, puis transmis aux antennes départementales ALMA pour suivi. Depuis la loi de 2024, les signalements sont centralisés vers les cellules départementales ARS.

Quels sont les critères HAS relatifs à la bientraitance ?

Le référentiel HAS comprend principalement 5 critères dédiés : le critère 1.1.1 (perception du résident), et les critères 3.1.1 à 3.1.4 (stratégie, outils, sensibilisation des nouveaux, formation continue). De nombreux critères impératifs (dignité, liberté d’aller et venir, circuit du médicament) sont également en lien direct avec la bientraitance.

La contention est-elle considérée comme de la maltraitance ?

La contention n’est pas en soi de la maltraitance, mais elle le devient si elle est non prescrite, disproportionnée ou prolongée sans réévaluation. La HAS recommande la recherche systématique d’alternatives et une prescription médicale limitée dans le temps. Toute contention doit être tracée, réévaluée régulièrement et faire l’objet d’une information au résident et à sa famille.

Qu’est-ce que la maltraitance institutionnelle ?

La maltraitance institutionnelle désigne les dysfonctionnements organisationnels qui génèrent de la maltraitance sans intention individuelle : sous-effectifs chroniques, absence de protocoles, horaires de repas inadaptés, manque de formation, management autoritaire. Elle est reconnue par la loi Taquet de 2022 qui inclut l’origine « institutionnelle » dans la définition légale.

Quelles formations sont obligatoires en matière de bientraitance ?

Le critère HAS 3.1.4 impose une formation régulière à la bientraitance. La stratégie nationale 2024-2027 prévoit la formation de 500 000 soignants. Concrètement, la bientraitance doit figurer dans le plan de formation annuel, faire l’objet de sensibilisations pour tout nouvel arrivant et être intégrée aux actions DPC des professionnels de santé.

Un directeur d’EHPAD risque-t-il des sanctions pénales personnelles ?

Oui. Le directeur d’EHPAD engage sa responsabilité pénale personnelle en cas de défaut de signalement (3 ans + 45 000 €), non-assistance à personne en danger (5 ans + 75 000 €) ou délaissement (5 ans + 75 000 €). La mise en place d’une politique de prévention documentée est un facteur atténuant déterminant.

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