Fiche métier

Fiche de poste aide-soignante en EHPAD : missions, périmètre légal et modèle 2026

Écrire la fiche de poste d’une aide-soignante, c’est décider ce qu’elle a le droit de faire. Or l’article du code de la santé publique qui organise la collaboration avec l’infirmier a été réécrit, et sa nouvelle rédaction s’applique depuis le 30 juin 2026. Cette page reprend le métier au texte : le périmètre réel, les cinq domaines d’activités du référentiel, la carrière, et un générateur qui produit votre fiche de poste en citant le fondement de chaque ligne.

30 juin 2026
la date à laquelle s’applique la nouvelle rédaction de la collaboration infirmier / aide-soignant
423 500
aides-soignantes sont en activité en 2021, dernière donnée publiée par la DREES
J1501
le code ROME du métier, sous l’appellation « Aide-soignant / Aide-soignante »
5,3 %
des emplois restent vacants depuis au moins six mois dans les Ehpad

🗓️ Mis à jour : 14/08/2026 — millésime 2026 : périmètre de collaboration repris sur la rédaction du code en vigueur depuis le 30 juin 2026 ; missions réécrites sur le référentiel d’activités du diplôme ; certification et code ROME relevés sur les fiches officielles en vigueur ; régime réel de la formation d’actualisation précisé.

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Mis à jour · juillet 2026

Ce que le droit dit du métier d’aide-soignant

Avant d’écrire une ligne de fiche de poste, il faut savoir qui a le droit de porter le titre. Peuvent exercer la profession d’aide-soignant les personnes titulaires : 1° Du diplôme d’Etat d’aide-soignant ; 2° Du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant ; 3° Du diplôme professionnel d’aide-soignant. Sans l’un de ces titres, l’agent n’exerce pas la profession, ce qui le distingue d’un agent affecté aux soins d’hygiène sans qualification soignante (voir la fiche métier de l’agent de service hospitalier en EHPAD).

Le statut est également clair : L’aide-soignant et l’auxiliaire de puériculture sont des professionnels de santé. Ils collaborent aux soins infirmiers dans les conditions définies à l’article R. 4311-4 du code de la santé publique. C’est une qualification juridique, opposable dans la fiche de poste.

Le code de l’action sociale et des familles fixe la composition de l’équipe qui accueille cette collaboration : un professionnel infirmier titulaire du diplôme d’Etat, des aides soignants, des aides médico-psychologiques, des accompagnants éducatifs et sociaux et des personnels psycho-éducatifs. La DREES resserre le noyau soignant : Le personnel « au chevet » est constitué des infirmiers et des aides-soignants. Ce binôme, coordonné par l’infirmier coordinateur (voir la fiche métier de l’infirmier coordinateur en EHPAD), doit être situé dans l’organigramme de la fiche.

Le référentiel structure le métier autour de trois missions plutôt qu’une liste de tâches : Trois missions reflétant la spécificité du métier sont ainsi définies : 1. Accompagner la personne dans les activités de sa vie quotidienne et sociale dans le respect de son projet de vie ; 2. Collaborer au projet de soins personnalisé dans son champ de compétences — la troisième portant sur la traçabilité des soins. Ce triptyque est le squelette légitime d’une fiche de poste. Le métier correspond au code Aide-soignant / Aide-soignante (Code ROME J1501).

Le périmètre d’intervention et ses limites depuis 2026

L’article R4311-5, dans sa rédaction issue du décret n° 2025-1306, est le texte de référence. Le présent décret entre en vigueur le lendemain de la publication de l’arrêté pris en application du I de l’article L. 4311-1 du code de la santé publique et au plus tard le 30 juin 2026. Deux régimes coexistent depuis cette date.

Premier régime, les actes confiés au cas par cas : l’infirmier peut, dans le cadre de son rôle propre, confier sous sa responsabilité certains actes et soins qu’il détermine en fonction de l’évaluation de la situation clinique de la personne et qui figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. Ces actes peuvent être confiés aux aides-soignants, auxiliaires de puériculture ou accompagnants éducatifs et sociaux avec lesquels il collabore et qu’il encadre, en fonction des formations et qualifications de chacun. La fiche renvoie à cette liste, sans la figer.

Second régime, les soins courants de la vie quotidienne : L’infirmier peut également confier à l’aide-soignant ou l’auxiliaire de puériculture la réalisation, le cas échéant en dehors de sa présence, de soins courants de la vie quotidienne définis comme des soins liés à un état de santé stabilisé ou à une pathologie chronique stabilisée.

Le tri entre les deux régimes repose sur des critères cumulatifs, et le référentiel du diplôme les énonce. Pour le soin de la vie quotidienne : Pour qu’un soin soit qualifié de soins de la vie quotidienne, deux critères cumulatifs sont à respecter : – les soins sont initialement réalisables par la personne elle-même ou un aidant ; – les soins sont liés à un état de santé stabilisé ou à une pathologie chronique stabilisée.

Le soin aigu, lui, n’est pas hors du champ de l’aide-soignant : le référentiel prévoit que, Les soins aigus L’aide-soignant collabore avec l’infirmier pour leur réalisation. Il obéit en revanche à un filtre plus étroit : Pour qu’un soin soit qualifié de soin aigu, trois critères cumulatifs sont à respecter : – les soins sont réalisables exclusivement par un professionnel de santé ; – les soins sont dispensés dans une unité à caractère sanitaire et dans le cadre d’une prise en soin par une équipe pluridisciplinaire, enfin – les soins sont dispensés durant la phase aigüe d’un état de santé. Le deuxième critère est celui qui, en pratique, doit être confronté à l’autorisation de votre structure avant d’inscrire un tel soin dans une fiche de poste.

Le dépassement est sanctionné : L’exercice illégal de la profession d’infirmier ou d’infirmière est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Ce risque gouverne la rubrique « missions » de la fiche, comme pour l’agent de service hospitalier associé aux soins.

SituationCollaboration aide-soignant / infirmier
Acte de la liste arrêtée, confié par l’infirmierOui, sous sa responsabilité
Soin lié à un état stabilisé, réalisable par la personneOui, avec ou sans sa présence
Soin réalisable exclusivement en unité sanitaireNon, soin aigu
Initiative clinique sans délégationNon, exercice illégal
Acte hors liste arrêtéeNon, tant qu’il n’y figure pas

La fiche de poste type : les cinq domaines d’activités

Une fiche construite sur une liste maison vieillit mal. Le référentiel offre une architecture plus solide : Les cinq domaines d’activités ont été construits en corrélation avec les cinq blocs de compétences du référentiel de certification y associant de fait les compétences requises et les activités réalisables.

Le premier domaine, Bloc 1 – Accompagnement et soins de la personne dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale, couvre le lever, la toilette, l’habillage et l’accompagnement au moment du repas, en cohérence avec le projet de vie personnalisé.

Le deuxième domaine porte sur l’évaluation clinique partagée avec l’infirmier : Le domaine d’activités 2 (DA2) : Appréciation de l’état clinique de la personne et mise en œuvre de soins adaptés en collaboration avec l’infirmier en intégrant la qualité et la prévention des risques, avec pour compétence associée : 3- Evaluer l’état clinique d’une personne à tout âge de la vie pour adapter sa prise en soins. La fiche liste les paramètres surveillés et le circuit de remontée en cas d’anomalie.

Le cinquième domaine referme la boucle : Le domaine d’activités 5 (DA5) : Transmission, quels que soient l’outil et les modalités de communication, des observations, prolongé par Bloc 5 – Travail en équipe pluri-professionnelle et traitement des informations liées aux activités de soins, à la qualité/ges. La fiche y renvoie vers les transmissions orales en équipe et la démarche qualité de l’établissement.

Domaine d’activitésCe qu’on écrit dans la fiche de poste
DA1 — vie quotidienne et socialeGestes d’aide à la toilette, à l’habillage, aux déplacements et au repas
DA2 — état clinique en collaborationParamètres surveillés, seuils d’alerte, recours à l’infirmier
Compétence associée au DA2Évaluer l’état clinique à tout âge de la vie
DA5 — transmission des observationsOutils, fréquence, destinataires des transmissions
Travail en équipe pluri-professionnelleRéunions de synthèse, traçabilité qualité, gestion des risques

Nuit, unité protégée, PASA : ce qui change dans la fiche

Rédiger une fiche par affectation est courant en EHPAD : nuit, unité protégée Alzheimer, pôle d’activités et de soins adaptés. Ce qui varie, c’est l’organisation du travail — effectif présent, rythme des tournées, profil des résidents, coordination avec l’infirmier ou l’astreinte. Ce qui ne varie jamais, c’est le périmètre légal détaillé plus haut : mêmes régimes de délégation, mêmes critères cumulatifs, même liste d’actes arrêtée pour l’aide-soignant de nuit comme pour celui du PASA. Une fiche « nuit » qui élargirait implicitement les missions au motif de l’absence d’infirmier sur place expose au même risque pénal que dans un service classique.

La fiche de nuit doit surtout préciser le recours à l’infirmier d’astreinte et les procédures en cas d’effectif réduit, en s’appuyant sur les repères du fonctionnement en mode dégradé plutôt qu’en improvisant une extension de compétences. En unité protégée ou en PASA, elle gagne à détailler la communication adaptée aux troubles cognitifs et le repérage des signaux comportementaux, sans déplacer la frontière avec le soin infirmier. Pour une aide-soignante récemment diplômée, elle mentionne le tutorat exercé au quotidien, dans la logique de l’accompagnement formateur d’une aide-soignante junior. Le générateur de fiche de poste permet de décliner ces variantes sans reformuler le socle réglementaire commun.

Générer votre fiche de poste aide-soignant(e)

Renseignez votre établissement et le poste à pourvoir : l’outil produit une fiche de poste complète, prête à être relue puis signée. Chaque affirmation réglementaire qu’il écrit porte, en italique sous le paragraphe, la référence exacte dont elle est tirée — de sorte que vous puissiez la vérifier, et qu’un inspecteur le puisse aussi. Rien n’est envoyé : tout est calculé dans votre navigateur.

Générateur de fiche de poste aide-soignant(e) en EHPAD
Le document s’adapte à votre statut d’employeur : la partie carrière n’est préremplie que pour un établissement public, faute de grille conventionnelle publiée pour le privé.

Domaines d’activités retenus pour ce poste

Le générateur n’affiche aucun montant en euros, à la seule exception de la peine encourue pour exercice illégal. Ni la table de correspondance entre indice brut et indice majoré, ni la valeur du point n’ont été reprises d’une source de droit consultable : la fiche produit donc des indices, jamais un salaire reconstitué.

Le diplôme d’État et ses voies d’accès

Le diplôme d’État d’aide-soignant porte le code RNCP40692 : la fiche est Code de la fiche : RNCP40692 Etat : Active, avec une Date d’échéance de l’enregistrement 01-09-2029. L’ancienne référence RNCP35830, encore citée sur le web, est Code de la fiche : RNCP35830 Etat : Inactive : elle a été Certification remplacée par RNCP40692 – DE – Aide-Soignant. Vérifiez ce code avant toute embauche ; notre guide de la formation aide-soignante en EHPAD le détaille.

Le diplôme est Nomenclature du niveau de qualification Niveau 4. La formation dure, D’une durée totale de 1 540 heures, la formation est organisée conformément au référentiel de formation : La formation théorique et pratique est d’une durée totale de 770 heures ou 22 semaines. La formation en milieu professionnel comprend 770 heures correspondant à un total de 22 semaines de 35 heures. Le programme comprend dix modules, un dispositif d’accompagnement pédagogique individualisé, des travaux personnels guidés et un suivi pédagogique individualisé des apprenants, et le parcours de stage comprend quatre périodes de stages à réaliser en milieu professionnel. Le diplôme atteste de l’obtention et de la validation des cinq blocs de compétences définis dans le référentiel de certification.

Le répertoire national pose une condition d’âge à l’entrée : « Etre âgés de 17 ans au moins à la date d’entrée en formation ». Les voies d’accès au diplôme :

Voie d’accèsModalité
Formation initialeAprès un parcours de formation sous statut d’élève ou d’étudiant
ApprentissageEn contrat d’apprentissage, cf. notre article sur l’accès au métier en alternance
Formation continueAprès un parcours de formation continue
ExpériencePar expérience, cf. notre article sur la VAE aide-soignante

Sur la voie de la formation continue, 20 % minimum des places autorisées par la Région, par institut de formation ou pour l’ensemble du groupement d’instituts de formation, quels que soient les modes de financement et d’accès à la formation visée (sauf la VAE) sont réservées aux candidats déjà expérimentés. Les titulaires de diplômes proches — DEAP, DEAES, bac pro ASSP ou SAPAT — bénéficient de mesures d’équivalences ou d’allégement partiel ou complet de suivi ou de validation de certains blocs de compétences.

Les diplômés d’avant 2021 : la formation d’actualisation

Point à corriger sans détour : la formation d’actualisation des compétences n’est pas obligatoire. L’arrêté du 26 février 2025 est clair : L’aide-soignant titulaire d’un diplôme délivré avant la réingénierie du diplôme d’Etat de 2021 et souhaitant actualiser ses compétences conformément au programme de formation de l’arrêté du 10 juin 2021 susvisé, peut suivre la formation. Ce « peut » est décisif : rien n’oblige un aide-soignant diplômé sous l’ancien référentiel à s’y inscrire, et rien n’autorise un employeur à en faire une condition de poste. Précisément : L’attestation peut être présentée à l’employeur, mais ne peut être exigée par celui-ci. Conditionner un recrutement ou un maintien de poste à cette attestation sort du cadre réglementaire.

Quand le professionnel choisit de la suivre, la formation se décline selon le tableau suivant :

ModuleContenu
ARechercher et analyser les informations permettant d’identifier l’état général de la personne, d’adapter ses activités en fonction de son âge et de son milieu de prise en soins
BMettre en œuvre les nouveaux soins autorisés en situation aigüe, évaluer et réajuster
CIdentifier et analyser les différentes situations à risque lors de l’accompagnement de la personne et les actions de prévention adéquates

À l’issue, l’attestation d’acquisition des compétences est délivrée si les évaluations des trois modules sont validées. En cas d’absence de validation, l’aide-soignant se verra délivrer une attestation de suivi de formation. Ces documents restent distincts : aucun n’ouvre le droit d’exiger quoi que ce soit d’un salarié en poste.

Carrière et rémunération dans la fonction publique hospitalière

Dans la fonction publique hospitalière, Le corps des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture est classé dans la catégorie B prévue à l’article L. 411-2 du code général de la fonction publique. Ses grades : La classe normale qui comporte onze échelons ; La classe supérieure qui comporte onze échelons. Le recrutement se fait par la voie d’un concours sur titres ouvert, dans chaque établissement, aux candidats titulaires de l’un des diplômes mentionnés aux articles L. 4391-1 et L. 4392-1 du code de la santé publique. Les lauréats accomplissent un stage d’une durée d’une année. A l’issue du stage, les stagiaires dont les services ont donné satisfaction sont titularisés par l’autorité investie du pouvoir de nomination. Le passage à la classe supérieure suppose d’au moins un an d’ancienneté dans le 4e échelon de la classe normale et d’au moins cinq années de services effectifs dans un corps ou un cadre d’emplois à caractère paramédical classé dans la catégorie B.

L’échelonnement indiciaire : Classe normale du corps des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture Echelons Indices bruts 11e échelon 610 10e échelon 567 9e échelon 535 8e échelon 510 7e échelon 491 6e échelon 468 5e échelon 452 4e échelon 434 3e échelon 416 2e échelon 397 1er échelon 389 ; côté classe supérieure, Classe supérieure du corps des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture 11 665 10 638 9 612 8 585 7 561 6 532 5 508 4 484 3 464 2 449 1 433. Nous nous arrêtons à l’indice brut : la correspondance vers l’indice majoré et la valeur du point n’ont pas pu être sourcées avec certitude. Publier un montant reconstitué serait une erreur ; vérifiez le calcul auprès de votre RH.

ÉchelonIndice brut classe normaleIndice brut classe supérieure
1er389433
2e397449
3e416464
4e434484
5e452508
6e468532
7e491561
8e510585
9e535612
10e567638
11e610665

Pour le secteur privé, aucune grille n’est publiée ici : les classifications conventionnelles ne sont pas disponibles en version consolidée fiable, et cette page n’en invente pas. Beaucoup évoluent ensuite vers la fonction infirmière ; notre article sur cette évolution le détaille.

Recruter et fidéliser : ce que disent les chiffres

En 2021, 423 500 aides-soignantes sont en activité, 500 300 infirmières exercent une activité salariée et 98 600 infirmières exercent une activité libérale. Les professions d’aides-soignantes et d’infirmières sont très majoritairement féminines. En 2021, 90 % des aides-soignantes en activité, 87 % des infirmières salariées et 82 % des infirmières libérales sont des femmes. Sur la même période, Entre 2013 et 2021, le nombre d’infirmières et d’aides-soignantes âgées de 60 ans ou plus a fortement progressé (+ 71,0 % pour les infirmières libérales, + 75,6 % pour les infirmières salariées et + 160,7 % pour les aides-soignantes), tandis que le nombre d’infirmières salariées et d’aides-soignantes âgées de moins de 30 ans a diminué (- 0,6 % pour les infirmières salariées et – 4,4 % pour les aides-soignantes).

Côté répartition, En 2021, 76 % des infirmières salariées et 60 % des aides-soignantes exercent principalement à l’hôpital, tandis que 11 % des infirmières salariées et 32 % des aides-soignantes exercent principalement dans le secteur social ou médico-social. La tension se lit dans les postes non pourvus : Au total, 22 060 emplois en équivalent temps-plein (ETP) restent vacants depuis au moins six mois dans les Ehpad, soit 5,3 % des emplois. Elle se lit aussi dans la sinistralité : des lésions liées aux manutentions manuelles, qui représentent près des 2/3 des accidents du travail (plus d’1/3 le dos, près d’1/3 les membres supérieurs).

Pour un directeur : sécuriser les manutentions, muscler l’attractivité face à la pénurie de soignants, et retenir une équipe vieillissante plutôt que la voir partir — nos dossiers sur la réduction du turn-over et sur la marque employeur en EHPAD détaillent ces leviers.

Questions fréquentes sur l’aide-soignante en EHPAD

Quelles sont les missions d’une aide-soignante en EHPAD ?
Elles se lisent dans le référentiel du diplôme, qui est structuré en cinq domaines d’activités, construits en corrélation avec les cinq blocs de compétences du référentiel de certification : accompagnement du quotidien, appréciation de l’état clinique et soins en collaboration, information des personnes et des professionnels, entretien de l’environnement, transmission des observations. C’est cette structure, et non une liste maison, qui doit charpenter la fiche de poste.
Qu’est-ce qui a changé pour les aides-soignantes en 2026 ?
La rédaction du code qui organise la collaboration avec l’infirmier a été refondue. Le décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 prévoit qu’il entre en vigueur le lendemain de la publication de l’arrêté pris en application du I de l’article L. 4311-1 du code de la santé publique et au plus tard le 30 juin 2026. Toute fiche de poste rédigée sur l’ancienne rédaction est à reprendre.
Qu’est-ce qu’un faisant fonction d’aide-soignant (FFAS) ?
L’expression est courante dans les plannings, mais elle ne correspond à aucun statut du code. Celui-ci raisonne à l’envers, par le titre : peuvent exercer la profession d’aide-soignant les personnes titulaires : 1° Du diplôme d’Etat d’aide-soignant ; 2° Du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant ; 3° Du diplôme professionnel d’aide-soignant. Un agent sans l’un de ces trois titres ne devient pas aide-soignant parce qu’un planning le désigne ainsi.
Que risque un établissement qui laisse dépasser le périmètre ?
La qualification pénale est celle de l’exercice illégal de la profession d’infirmier. Le code prévoit qu’il est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. C’est la raison pour laquelle une fiche de poste doit décrire un périmètre, et pas seulement une liste de tâches : elle est le premier document produit en cas de contrôle.
Une fiche de poste d’aide-soignante de nuit est-elle différente ?
Le périmètre légal, lui, ne change pas la nuit. Ce qui change, c’est le contexte d’application d’une règle : l’infirmier peut confier certains soins courants le cas échéant en dehors de sa présence, de soins courants de la vie quotidienne définis comme des soins liés à un état de santé stabilisé ou à une pathologie chronique stabilisée. La fiche de nuit doit donc surtout décrire la conduite à tenir et la chaîne d’alerte.
Quelle différence entre une aide-soignante et une ASH ?
Le code distingue les deux au sein de la même équipe : l’EHPAD dispose d’une équipe pluridisciplinaire comprenant au moins un médecin coordonnateur, un infirmier coordonnateur, un professionnel infirmier titulaire du diplôme d’Etat, des aides soignants, des aides médico-psychologiques, des accompagnants éducatifs et sociaux et des personnels psycho-éducatifs. L’agent de service hospitalier n’est pas un professionnel de santé et ne relève pas du mécanisme de collaboration avec l’infirmier. Voir notre fiche métier ASH.
Quel est le code ROME de l’aide-soignante ?
Le métier est répertorié sous l’intitulé Aide-soignant / Aide-soignante (Code ROME J1501). C’est ce code qu’il faut porter sur une offre d’emploi pour être trouvé par les candidats, et il n’existe pas de code distinct propre à l’exercice en EHPAD.
Quel numéro RNCP porter sur une offre d’emploi ou un plan de formation ?
Celui de la fiche vivante. Le répertoire indique Code de la fiche : RNCP40692 Etat : Active, avec pour Date d’échéance de l’enregistrement 01-09-2029. L’ancienne fiche, encore citée un peu partout, porte la mention Code de la fiche : RNCP35830 Etat : Inactive : la reprendre revient à désigner une certification qui n’est plus enregistrée.
Peut-on exiger d’une aide-soignante diplômée avant 2021 qu’elle suive la formation d’actualisation ?
Non. L’arrêté du 26 février 2025 écrit que l’intéressée peut suivre la formation, et il règle expressément la question de la preuve : l’attestation peut être présentée à l’employeur, mais ne peut être exigée par celui-ci. Elle ne conditionne donc ni le recrutement, ni le maintien dans l’emploi, ni l’accès à un poste.
Combien de temps dure la formation d’aide-soignante ?
L’arrêté du 10 juin 2021 fixe une formation d’une durée totale de 1 540 heures, dont 770 heures ou 22 semaines de formation théorique et pratique, et 770 heures de formation en milieu professionnel correspondant à 22 semaines de 35 heures. Le cursus complet s’étale ainsi sur environ onze mois.

Pour aller plus loin

Sur le métier et son encadrement

Formation, diplôme et évolution

Organisation, planning et conditions de travail

Recrutement et fidélisation

Sources officielles