Un directeur d’EHPAD public qui envisage une nouvelle affectation, un directeur adjoint en poste, un élève directeur en fin de formation ou un président de conseil d’administration qui prépare une vacance de poste trouvent, dans deux avis publiés au Journal officiel puis complétés par un avis modificatif, la liste des emplois réservés aux élèves directeurs et élèves directrices du corps des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Cet article détaille la procédure de candidature telle que ces avis la décrivent, les destinataires du dossier selon qu’il s’agit d’un emploi de directeur ou de directeur adjoint, et ce que des fiches de poste publiées en annexe attendent concrètement d’un directeur ou d’une directrice d’EHPAD public. Aucun établissement n’est nommé ici : la lecture porte sur le cadre commun à ces avis, pas sur un poste identifié.
Les faits
Le premier avis publié au Journal officiel porte sur des emplois de directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux réservés aux élèves directeurs et élèves directrices. Un second avis, disponible sur Légifrance, porte quant à lui sur des emplois de directeur adjoint ou de directrice adjointe d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux réservés aux élèves directeurs et élèves directrices.
Les emplois de directeur ou de directrice d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux ci-après sont réservés pour être proposés aux élèves directeurs ayant satisfait aux épreuves de validation de fin de formation des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, précise le premier avis, en application des dispositions des articles 5 et 17 du décret n° 2007-1930 du 26 décembre 2007 modifié, portant statut particulier du corps des directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière. Ces épreuves de fin de formation précèdent la prise de fonctions décrite dans le rôle et la formation du directeur d’EHPAD.
Pour un emploi de directeur, l’avis est précis : Les candidats à ces emplois doivent adresser leur dossier de candidature, composé de leur curriculum vitae et de leur lettre de motivation : aux ARS où ils sont candidats et au centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : cng-mobilite-d3s-chef@sante.gouv.fr. Le même avis ajoute : Les différents avis doivent être adressées au plus tard le 8 octobre 2026.
Pour un emploi de directeur adjoint, la procédure diffère sur le destinataire : Les candidats à ces emplois doivent adresser leur dossier de candidature, composé de leur curriculum vitae et de leur lettre de motivation, cette fois aux chefs des établissements de santé où ils sont candidats, ainsi que au Centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : cng-mobilite-d3s-da@sante.gouv.fr. Le second avis fixe une échéance identique dans sa formulation : Les propositions des directeurs d’établissements doivent être adressées au plus tard le 8 octobre 2026 par courriel à l’adresse suivante : cng-mobilite-d3s-da@sante.gouv.fr — ce sont ici les directeurs d’établissements qui transmettent la proposition, non le candidat lui-même.
Les deux avis décrivent la même procédure de nomination ; celui sur les emplois de directeur adjoint précise ainsi que les nominations sur ces postes sont prononcées par la directrice générale du centre national de gestion, après audition des candidats et avis rendus par les directeurs généraux des agences régionales de santé ou directeurs en charge de la cohésion sociale territorialement compétents.
Un troisième texte, l’avis modificatif publié ensuite, rappelle que l’avis de vacance d’emplois de directeur adjoint ou de directrice adjointe d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux publié au Journal officiel de la République française n° 206 du 4 septembre 2026 est complété par un emploi supplémentaire. Pour ce seul emploi ajouté, l’avis modificatif est net : Les candidats doivent adresser leur candidature, dans un délai de trois semaines à compter de la publication de cet avis, au Centre national de gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilite-d3s-da@sante.gouv.fr, un calendrier propre à cet ajout, distinct de celui fixé pour les emplois listés dans les avis d’origine.
Mise en perspective
Ces avis, comme leur modificatif, ne couvrent que des emplois de la fonction publique hospitalière : le corps des D3S ne s’étend pas aux établissements privés commerciaux ou associatifs. Le cadre y est différent, comme le montre ce qui se négocie dans le contrat d’une directrice d’EHPAD associatif, sans que les avis eux-mêmes ne se prononcent sur ce cadre extérieur à leur périmètre.
Le calendrier mérite d’être distingué avec précision. Pour les emplois listés dans les avis d’origine, le premier avis l’indique côté directeurs : Les différents avis doivent être adressées au plus tard le 8 octobre 2026. Le second avis fixe la même date côté adjoints : Les propositions des directeurs d’établissements doivent être adressées au plus tard le 8 octobre 2026 — deux échéances identiques dans leur date, mais adressées par des expéditeurs différents. Pour le seul emploi ajouté par l’avis modificatif, en revanche, le délai se compte autrement : dans un délai de trois semaines à compter de la publication de cet avis, un mécanisme glissant, distinct de l’échéance fixe évoquée plus haut.
Les avis recensent des intitulés de poste variés selon les établissements ; cette liste évolue, comme le montre l’avis modificatif complétant l’avis initial sur les emplois de directeur adjoint. Aucun chiffre agrégé ne ressort de ces textes : ni le nombre total d’emplois, ni la part qu’y occupent les EHPAD publics, et cet article n’en calcule aucun. L’avis sur les emplois de directeur permet en revanche de consulter en annexe des fiches de poste détaillées — dont plusieurs portent sur un EHPAD public — qui décrivent ce qu’attend l’établissement d’un directeur ou d’une directrice.
Impact concret par profil métier
Directeur ou directrice en poste
Un directeur ou une directrice déjà en poste dans un EHPAD public n’est pas nécessairement candidat à ces avis, mais les fiches jointes à l’avis sur les emplois de directeur éclairent les attentes formulées pour ces postes. Une fiche est nette sur ce point : le candidat doit maîtriser la gestion financière et budgétaire d’un établissement, la gestion des risques ainsi que celle des ressources humaines, quand celle d’un établissement public social et médico-social valorise une rigueur dans le suivi budgétaire et financier des établissements — deux formulations qui recoupent la cartographie des risques de l’établissement et le dialogue de gestion avec le siège. D’autres fiches d’EHPAD recherchent une expertise confirmée en gestion financière, notamment dans des contextes de redressement ou d’optimisation budgétaire ou valorisent une « Expérience budgétaire dans le suivi de plans d’actions de retour à l’équilibre financier » — deux formulations qui font écho à ce que le mécanisme d’administration provisoire implique pour les directeurs. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : ces formulations aident à relire son propre parcours avant de candidater, y compris sur les leviers de rémunération du directeur d’EHPAD public et sur la prime de fonctions et de résultats des directeurs publics.
Directeur adjoint ou directrice adjointe
Un directeur adjoint ou une directrice adjointe qui répond au second avis adresse son dossier différemment, on l’a vu. Les fiches de poste, elles, sont annexées à l’avis sur les emplois de directeur, et non à celui sur les emplois d’adjoint ; une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas, invite pourtant un adjoint à y lire les registres attendus d’un chef d’établissement. Des fiches d’EHPAD indiquent que le futur directeur maîtrise la gestion budgétaire et financière et la conduite de projet multipartenaires, ou demandent une capacité à développer et entretenir des partenariats avec les acteurs du territoire, aptitude à la concertation et à la conduite des projets multi partenariaux — un registre qui recoupe un regroupement d’établissements en direction commune. Une fiche d’EHPAD attend aussi de savoir appliquer et faire appliquer le cadre législatif et réglementaire ainsi que les recommandations des bonnes pratiques professionnelles, et celle d’un établissement public social et médico-social de savoir diriger, arbitrer et prendre des décisions en s’appuyant sur une capacité de jugement. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : le passage d’adjoint à directeur se prépare souvent par la prise en main progressive de ces mêmes registres.
Élève directeur ou élève directrice
Pour l’élève directeur ou l’élève directrice en fin de cursus, ces avis sont le débouché direct de la formation. Des fiches d’EHPAD annexées à l’avis sur les emplois de directeur citent, parmi les connaissances attendues, les « problématiques des personnes âgées dépendantes », ou une aptitude à travailler avec les autorités de tarification et de contrôle. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : à ce stade, comparer plusieurs fiches de poste avant de choisir où adresser son dossier permet de mesurer l’écart entre son propre parcours de stage et les attentes formulées, y compris sur l’astreinte de direction, une réalité du métier peu abordée en formation initiale.
Président ou présidente de conseil d’administration
Le président ou la présidente de conseil d’administration n’est pas le destinataire direct du dossier de candidature : selon l’emploi, celui-ci part aux ARS où ils sont candidats ou aux chefs des établissements de santé où ils sont candidats et, dans les deux cas, au Centre national de gestion. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : le conseil d’administration gagne néanmoins à suivre le calendrier de ces avis, l’issue de la procédure engageant l’établissement qu’il représente, notamment sur l’entretien professionnel du directeur d’EHPAD public qui suivra la prise de poste.
IDEC et cadres qui travaillent avec la direction
Pour un IDEC ou un cadre de santé, l’arrivée d’un nouveau directeur ou d’une nouvelle directrice à l’issue de cette procédure peut, sans que les avis l’évoquent, redessiner la répartition des rôles avec l’encadrement soignant. Des fiches d’EHPAD rappellent que le directeur met en oeuvre une politique stratégique et opérationnelle de gestion des moyens humains et financiers de l’établissement pour répondre aux besoins des personnes accueillies, ou qu’il développe une politique d’évaluation continue des bonnes pratiques. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : ces deux registres, gestion des moyens et évaluation des pratiques, sont ceux où l’articulation avec l’encadrement soignant se joue le plus concrètement au quotidien.
Perspectives
Les délais fixés par ces avis structurent les prochaines semaines pour qui suit ce corps de métier. Pour les emplois listés dans les avis d’origine, l’échéance reste celle déjà évoquée : Les différents avis doivent être adressées au plus tard le 8 octobre 2026. Pour l’emploi ajouté par l’avis modificatif, le délai court différemment : dans un délai de trois semaines à compter de la publication de cet avis. Pour ces avis de septembre, la séquence décrite est la suivante : un avis publié au Journal officiel, des fiches de poste annexées à l’avis sur les emplois de directeur, puis, pour les emplois de directeur comme pour ceux de directeur adjoint, une audition et un avis des ARS avant nomination par le Centre national de gestion. Une lecture de terrain, que les avis ne formulent pas : suivre régulièrement ces publications, plutôt que d’attendre un poste précis, reste le moyen le plus concret de préparer une candidature dans ce corps.


