EHPAD évacués Gironde
Sécurité & Plan bleu

Incendies en Gironde : sept EHPAD évacués, les places manquent

26 juillet 2026 18 min de lecture Aurélie Mortel
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Dimanche 26 juillet, cinquième jour de feu en Gironde : 42 000 hectares parcourus par les flammes, 220 000 personnes évacuées sur 23 communes, 240 maisons détruites. Dans ce décompte, il y a des chambres d’EHPAD vidées en quelques heures. Au moins sept EHPAD ont été évacués ou placés en évacuation immédiate en Gironde et dans les Landes, auxquels s’ajoutent une clinique, un foyer pour adultes handicapés, un centre de soins de suite et une résidence senior.

Sur le terrain, cela donne des résidents qui patientent à l’ombre en attendant un bus, une unité médicalisée montée dans un hall du parc des expositions de Bordeaux, des lits de camp dans un gymnase, des ambulances venues de Loire-Atlantique et des transferts jusqu’à Agen, à plus de 150 kilomètres. Cet article confronte ce qui s’est réellement passé à ce que le plan bleu prévoit noir sur blanc. Les deux ne se recouvrent pas.

Les EHPAD évacués, établissement par établissement

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L’ARS Nouvelle-Aquitaine a ouvert une cellule de crise dans la nuit du mercredi 23 juillet, avec les préfectures de Gironde et des Landes. Son communiqué du 24 juillet détaille, structure par structure, les évacuations sanitaires et médico-sociales conduites sur le secteur Saumos / Le Porge / Lège-Cap-Ferret. C’est la source la plus précise disponible à ce jour.

ÉtablissementCommuneDevenir des personnes accueillies
EHPAD Les TchanquésLège-Cap-Ferret1 résident hospitalisé, 49 transférés dans d’autres établissements du groupe
Foyer Alice Girou (adultes handicapés)Lège-Cap-Ferret6 retours à domicile, 19 transferts en établissements de proximité
Centre de soins médicaux et de réadaptation La PignadaLège-Cap-Ferret12 retours à domicile, 2 hospitalisations, 27 vers le centre d’accueil d’Andernos
Résidence seniorLègeRetours à domicile ou en famille
EHPAD Paul-Louis WeillerArèsÉvacuation engagée sans délai
EHPAD MGENArèsÉvacuation engagée sans délai
Clinique WallersteinArèsÉvacuation engagée sans délai
EHPAD Villa des PinsAndernos-les-BainsÉvacuation engagée sans délai
EHPAD de BiscarrosseBiscarrosse (Landes)EHPAD Le Chant du Pin et centre d’accueil de Mimizan
Source : ARS Nouvelle-Aquitaine, communiqué du 24 juillet 2026.

Deux autres établissements ont été évacués ensuite, à mesure que le feu remontait vers la métropole. L’EHPAD de Saint-Jean-d’Illac a été vidé dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 juillet : trois ambulances de Loire-Atlantique, deux d’un transporteur basé à Rezé et une de Jussieu Secours, sont parties vers 22 h 30 après autorisation de la cellule interministérielle de crise, pour convoyer les résidents jusqu’au parc des expositions de Bordeaux. L’EHPAD de Saint-Médard-en-Jalles a été évacué le samedi 25 au matin.

Le 24 juillet, le directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine a déclenché le plan blanc départemental en Gironde et dans les Landes, pour « favoriser la solidarité entre les établissements ». Il était toujours activé le 26 juillet. L’onde de choc dépasse largement le front de flammes : à Angoulême, à plus de 130 kilomètres, le centre hospitalier a déclenché son plan blanc et son plan bleu, son directeur général résumant la consigne reçue de l’agence — « recenser les places disponibles dans les Ehpad et hôpitaux ». Le mécanisme institutionnel est décrit en détail dans notre analyse du plan blanc EHPAD déclenché en Gironde.

Sur le terrain : un bus, un gymnase, des lits de camp

À Arès, les images du 24 juillet montrent une vingtaine de résidents patientant à l’ombre avant de marcher vers le bus qui doit les conduire à Marcheprime, plus au nord du département. L’adjointe à la santé du maire d’Arès, Jany Peyrebrune, décrit la méthode employée : « Il faut prendre le temps », « il ne faut pas leur mentir », il faut leur dire qu’on les met en sécurité. Une résidente, elle, résume l’état des troupes : « Ça fait plusieurs nuits qu’on ne dort pas. »

Le point de chute principal est le hall 3 du parc des expositions de Bordeaux-Lac, dont la capacité annoncée atteint 10 000 personnes. Une unité médicalisée y a été montée à côté de l’espace réservé aux personnes âgées, avec médecins et personnels paramédicaux. Stéphanie Olive, directrice des secours médicaux, y pilote l’orientation des places et confronte pour la première fois de sa carrière une situation sanitaire exceptionnelle de cette ampleur : « on doit gérer toutes les places d’évacuation », explique-t-elle. Parmi les arrivants du 25 juillet, Ginette, 98 ans, en fauteuil roulant, évacuée le matin même de l’EHPAD de Saint-Médard-en-Jalles. Une partie des renforts sont des volontaires très jeunes : Agathe, 21 ans, étudiante en quatrième année de médecine, est venue sur ses vacances.

À Biganos, un gymnase a été réquisitionné pour servir de quartier général à la Protection civile. Son directeur des opérations en Gironde, Quentin Bernagaud, a mobilisé une trentaine d’ambulances et des bénévoles venus de toute la France — « c’est inédit », dit-il. La mission de ces équipages : évacuer des résidents d’EHPAD et des patients hospitalisés. Blanche, étudiante infirmière au CHU de Bordeaux et bénévole depuis quatre ans, décrit la contrainte qui structure tout le reste : « Tous les Ehpad et toutes les structures d’accueil de la région commencent à être pleins. » D’où des rotations jusqu’à Agen, à plus de 150 kilomètres. Le CHU de Bordeaux a rouvert en urgence son ancien EHPAD de Lormont, fermé depuis juin ; le parc des expositions d’Agen a ouvert 1 500 places.

Le plus difficile n’est pas le trajet. Louis, 21 ans, bénévole depuis le mercredi soir, raconte une résidente totalement désorientée qui hurlait et refusait de quitter sa chambre, alors que les flammes étaient visibles depuis les fenêtres de l’établissement. Plusieurs minutes ont été nécessaires pour qu’elle accepte de s’habiller et de suivre les équipes. Sa conclusion tient en une phrase : « Malgré l’urgence, il faut prendre le temps d’expliquer, de rassurer. » C’est très exactement ce que la gestion des troubles neurocognitifs en EHPAD impose au quotidien — sauf qu’ici le temps manque.

Le centre d’hébergement d’urgence de Biganos illustre l’effet d’entonnoir. Le 25 juillet au soir, il n’y restait qu’environ 70 personnes, sur lits de camp, mais un public « qui demande beaucoup plus d’attention », selon l’adjointe au maire Sylvie Giraud. Les familles et vacanciers sont repartis ; restent les moins autonomes. Un homme en fauteuil roulant atteint de la maladie d’Alzheimer y a été déposé le vendredi par un proche qui ne savait pas quoi faire. Malgré l’appui du SAMU et du SAMU social, l’élue et ses bénévoles disent se sentir peu formés pour accompagner ces publics. Vers 23 heures, le samedi, Biganos a été évacuée à son tour : direction Gujan-Mestras, une soixantaine de kilomètres plus loin. Un deuxième déplacement pour les mêmes personnes fragiles.

Ce que le plan bleu prévoit, très précisément

Le plan bleu naît de l’arrêté du 7 juillet 2005, qui fixe le cahier des charges du plan d’organisation à mettre en œuvre en cas de crise sanitaire ou climatique. Il a changé de dimension avec le décret n° 2024-8 du 3 janvier 2024 relatif à la préparation et à la réponse du système de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles, qui a créé les articles R. 311-38-1 et R. 311-38-2 du CASF.

  • Le plan bleu doit désormais intégrer les objectifs opérationnels du dispositif ORSAN piloté par l’ARS : l’EHPAD n’est plus un isolat, il est un maillon de la réponse régionale.
  • Son contenu obligatoire couvre l’organisation de la cellule de crise, les procédures de gestion des événements, la continuité d’activité, l’inventaire des moyens disponibles et le plan de formation des personnels.
  • Il « est évalué, notamment sur la base d’exercices, et est révisé chaque année ».
  • Il est approuvé après consultation du personnel et du conseil de la vie sociale, puis transmis aux autorités.
  • L’arrêté du 12 février 2024, applicable au 1er janvier 2025, a élargi la liste des ESSMS soumis à cette obligation.

Le guide ministériel d’aide à l’élaboration du plan bleu en EHPAD décline ces exigences en outils. Nous avons détaillé les échéances issues du texte de 2024 dans notre article sur la révision annuelle du plan bleu avant l’été.

Côté qualité, la HAS a placé la gestion de crise au cœur de l’évaluation. Dans le manuel d’évaluation de la qualité des ESSMS, l’objectif 3.14 pose que l’établissement « est doté d’un plan de gestion de crise et de continuité de l’activité ». Ses quatre critères — définition et réactualisation, communication interne et externe, participation aux exercices et retours d’expérience, formation des professionnels — sont tous classés au niveau impératif. Les évaluateurs cherchent des preuves concrètes : comptes rendus d’exercices de simulation, liste des personnes impliquées, date d’actualisation du plan. C’est le type d’exigence documentaire que nous détaillons dans notre article sur les procédures écrites attendues à l’évaluation HAS et dans le bilan HAS 2025 des ESSMS.

Enfin, un outil est censé rendre le transfert sûr : le dossier de liaison d’urgence (DLU), dont la HAS a mis à jour le guide en avril 2026. La règle est sans ambiguïté : une version papier du DLU accompagne toujours le résident lors de son transfert, et l’EHPAD informe l’entourage. Le même principe vaut pour toute hospitalisation d’un résident, avec sa chaîne de traçabilité.

Cinq écarts que cet épisode met à nu

1. Le plan bleu a été pensé pour tenir, pas pour partir

Né de la canicule de 2003, le dispositif organise le maintien des résidents dans l’établissement : pièce rafraîchie, hydratation, rappel de personnel, mode dégradé. L’évacuation totale y figure comme une hypothèse, rarement comme un scénario outillé. Or en Gironde, l’ordre reçu n’était pas de tenir mais de vider les locaux en quelques heures, parfois de nuit. Les réflexes acquis pour la gestion de la canicule en EHPAD ne couvrent pas ce cas.

2. La convention avec un établissement partenaire ne résout pas une saturation régionale

Le cahier des charges de 2005 prévoit une convention avec un établissement de santé proche. Utile pour un cas isolé, insuffisant quand des dizaines de structures cherchent des places simultanément sur le même bassin. Le constat de terrain est net : les structures d’accueil de la région ont commencé à être pleines, et le CHU a dû rouvrir un EHPAD fermé depuis un mois. Un plan bleu crédible suppose des places identifiées hors du bassin de risque, à 100 kilomètres et plus.

3. Le DLU papier suppose un temps que l’évacuation ne laisse pas

Constituer et vérifier un DLU par résident est réalisable pour un transfert isolé. Pour cinquante départs simultanés, avec des équipes réduites en pleine période estivale, c’est un goulot d’étranglement. La parade est en amont : DLU tenus à jour en permanence, version dématérialisée déposée dans le DMP, et pochette « à emmener » préparée. C’est le même enjeu de continuité en mode dégradé qui se joue chaque été.

4. Un lieu de repli n’est pas un lieu de soin

Gymnase, hall d’exposition, résidence universitaire : ces espaces offrent un toit, pas un plateau technique. Le directeur des opérations de la Protection civile le formule sans détour à propos des résidences universitaires réquisitionnées — « pas la panacée », mais mieux que les lits de camp. Les difficultés remontées sont concrètes : bénévoles se déclarant peu formés aux publics âgés dépendants, personnes atteintes de troubles cognitifs déposées par des proches démunis, second déplacement imposé quand le lieu de repli est évacué à son tour. Le plan bleu doit donc qualifier ses sites de repli, pas seulement les nommer.

5. Le retour n’est presque jamais planifié

C’est la question que pose le responsable de la Protection civile girondine, une fois l’urgence passée : des milliers de personnes ont été déplacées, comment rentreront-elles ? Pour un EHPAD, le retour suppose un bâtiment contrôlé, un air intérieur assaini après passage des fumées, des circuits de médicaments reconstitués, des équipes remobilisées et des familles réinformées. Aucun de ces points n’est couvert par un plan bleu standard. Un retour d’expérience structuré sera ici indispensable.

Dans le Var, le même feu, aucun EHPAD évacué

L’incendie dit du Gros Bessillon brûle depuis le 21 juillet dans le centre du Var. Au 26 juillet à 9 heures, la préfecture comptabilisait 4 500 hectares parcourus, un feu toujours non fixé sur les secteurs de Barjols et Correns, environ 3 000 personnes évacuées au total et 2 000 encore empêchées de rentrer. Un millier de sapeurs-pompiers, 265 engins, quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau étaient engagés. Douze communes ont ouvert un centre de regroupement, des messages FR-Alert ont ordonné évacuations et confinements.

En revanche, aucune évacuation d’EHPAD n’a été signalée dans le Var à ce stade. Les vingt et un points de situation publiés par les services de l’État dans le Var entre le 21 juillet à 14 heures et le 26 juillet à 12 h 45 n’en mentionnent aucune, pas plus que les comptes rendus de la presse régionale. La différence tient à la géographie : le feu varois court sur des communes rurales de l’arrière-pays, quand le feu girondin a traversé une frange littorale densément équipée en établissements pour personnes âgées. Le point mérite d’être noté, car il rappelle qu’un même aléa produit des conséquences médico-sociales radicalement différentes selon le maillage du territoire — et que l’absence d’évacuation n’est pas une preuve de meilleure préparation.

Ce qu’un directeur peut vérifier dès cette semaine

  1. Le scénario « évacuation totale » existe-t-il dans le plan bleu ? Avec un délai cible, un ordre de départ par niveau de dépendance et un référent nommé.
  2. Combien de places de repli hors bassin de risque ? Identifier des partenaires à plus de 100 kilomètres, au-delà de la convention de proximité obligatoire.
  3. Les DLU sont-ils prêts à partir ? Test simple : pouvez-vous sortir en trente minutes un DLU papier à jour pour chaque résident, plus les traitements en cours ?
  4. Le transport est-il conventionné ? Les besoins en ambulances, VSL et bus adaptés doivent être chiffrés et pré-négociés, pas improvisés à 22 h 30.
  5. L’exercice annuel a-t-il porté sur une évacuation ? Le décret de 2024 impose une évaluation sur la base d’exercices et une révision annuelle : la traçabilité de cet exercice est un critère impératif à l’évaluation HAS.
  6. Qui appelle les familles, et avec quelle liste ? La communication externe fait partie des obligations du plan de gestion de crise.
  7. L’astreinte tient-elle en août ? Le sujet est traité dans notre article sur l’astreinte de direction en EHPAD.

Deux angles morts méritent aussi d’être traités : la résilience électrique de l’établissement en cas de coupure prolongée, et le registre communal des personnes vulnérables, qui conditionne la coordination avec la mairie le jour où l’ordre d’évacuation tombe.

Ce qu’il faut retenir

  • Au moins sept EHPAD évacués ou placés en évacuation immédiate en Gironde et dans les Landes, plus une clinique, un foyer pour adultes handicapés, un centre de soins de suite et une résidence senior.
  • Un seul établissement documenté chiffre l’effort : 50 résidents déplacés, dont 1 hospitalisé.
  • Plan blanc départemental déclenché le 24 juillet en Gironde et dans les Landes, toujours actif le 26 ; effets en chaîne jusqu’en Charente.
  • Le décret n° 2024-8 du 3 janvier 2024 impose désormais exercices, évaluation et révision annuelle du plan bleu, articulés au dispositif ORSAN.
  • Les cinq écarts observés : pas de scénario de départ, convention de proximité insuffisante, DLU trop lents à mobiliser, lieux de repli non qualifiés, retour non planifié.
  • Dans le Var, 4 500 hectares et 3 000 évacués, mais aucune évacuation d’EHPAD signalée à ce jour.

Situation arrêtée au dimanche 26 juillet 2026. Les bilans évoluent d’heure en heure ; se référer aux communiqués des préfectures et de l’ARS pour les données à jour.

Questions fréquentes

Qui décide de l’évacuation d’un EHPAD lors d’un incendie ?

Le préfet, au titre de ses pouvoirs de police en situation de sécurité civile, en lien avec l’ARS et les services de secours. Le directeur de l’établissement peut décider une évacuation immédiate en cas de danger direct, mais l’évacuation préventive de masse relève de l’autorité préfectorale. En Gironde, les évacuations d’établissements ont été conduites avec les préfectures et les services de secours, l’ARS coordonnant les places d’accueil.

Le plan bleu doit-il prévoir un scénario d’évacuation totale ?

Le décret n° 2024-8 du 3 janvier 2024 impose un plan couvrant l’organisation de la cellule de crise, les procédures de gestion des événements et la continuité d’activité, sans énumérer limitativement les scénarios. L’évacuation totale n’est donc pas nommément obligatoire, mais elle relève directement de l’analyse de risques attendue, en particulier pour les établissements situés en zone de feux de forêt, d’inondation ou de risque technologique.

Que doit emporter un résident transféré en urgence ?

Le dossier de liaison d’urgence en version papier, qui accompagne toujours le résident lors d’un transfert selon le guide HAS mis à jour en avril 2026, avec les traitements en cours et la liste des prothèses et objets personnels. L’entourage doit être informé du transfert. Une version électronique peut être transmise par messagerie sécurisée ou déposée dans le DMP.

À quelle fréquence le plan bleu doit-il être révisé ?

Chaque année. Le décret n° 2024-8 prévoit que le plan est évalué, notamment sur la base d’exercices, et révisé annuellement, l’évaluation étant présentée aux instances compétentes. Cette révision et les exercices associés font l’objet de critères impératifs dans le manuel d’évaluation de la qualité des ESSMS de la HAS.

Les fumées d’incendie présentent-elles un risque pour les résidents ?

Oui. L’ARS Nouvelle-Aquitaine a signalé le 25 juillet un dépassement du seuil d’alerte sur la qualité de l’air et recommandé de limiter les déplacements et les efforts physiques, et de garder portes et fenêtres fermées. L’agence a mis en distribution 2,5 millions de masques FFP2 issus des stocks stratégiques, avec une priorité donnée aux personnes âgées, aux patients atteints d’affections cardio-respiratoires et aux professionnels exposés.

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