Mis à jour en juillet 2026 — Partir en vacances avec un proche âgé demande un peu d’anticipation, mais reste tout à fait possible et bénéfique. L’actualité récente le rappelle : lors de la canicule de l’été 2026, 6 351 hospitalisations ont été enregistrées dont les deux tiers concernent des personnes de 75 ans et plus. Bien préparer un séjour — documents, médicaments, couverture santé et précautions climatiques — permet de voyager sereinement en restant en forme. Ce guide pratique réunit, pour les familles et les aidants, l’essentiel des démarches vérifiées.
1. Les documents indispensables avant le départ
Premier réflexe : vérifier les papiers d’identité. Pour un voyage, vous devez présenter un document en cours de validité. Attention aux justificatifs incomplets : le livret de famille ou un justificatif de demande de carte d’identité ou de passeport ne comportent pas de photo, ils sont donc refusés.
Pour un séjour en Europe, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) est essentielle. Elle sert à justifier vos droits d’assuré et à obtenir la prise en charge des soins directement dans le pays visité. Elle se demande gratuitement auprès de sa caisse, idéalement plusieurs semaines avant le départ. En cas de problème, la règle est simple : vous avez oublié votre CEAM, vous l’avez perdue ou elle a été volée ? Contactez votre caisse d’assurance maladie en France.
2. Médicaments et traitements : la trousse santé du voyage
Le traitement habituel se prépare avec soin. Il faut prévoir assez de médicaments pour la durée du séjour, voire un peu plus, dans l’hypothèse d’un retour retardé. Emportez toujours l’ordonnance : conservez sur vous l’ordonnance originale, si possible avec une traduction en anglais. Côté transport, l’ANSM conseille pour les médicaments sensibles à la chaleur de les transporter dans un emballage isotherme mais non réfrigéré ; et en avion, en cas de traitement au long cours, conservez avec vous, en cabine, votre traitement.
Pour les longs séjours, une démarche spécifique existe. Habituellement, la délivrance est plafonnée à la durée de prescription légale, soit vingt-huit jours au maximum, et seulement quatorze pour la méthadone en sirop. Mais il existe une procédure permettant d’accorder exceptionnellement une dérogation si vous êtes amenés à vous rendre à l’étranger pour une durée supérieure à 1 mois. Dans ce cas, la durée du traitement prescrit ne doit pas excéder six mois, et le médecin doit également vous faire remplir une attestation sur l’honneur.
3. La prise en charge des soins à l’étranger
Il faut distinguer les soins prévus des soins imprévus. Avec la CEAM, seuls les soins rendus indispensables pendant le séjour, à caractère urgent ou imprévu, ouvrent droit à une prise en charge. Selon le pays, deux situations se présentent : soit vous réglez d’abord les frais, puis vous en demandez le remboursement auprès de la caisse locale de sécurité sociale du pays. Le remboursement suit alors les règles locales : vous êtes remboursé selon les tarifs pratiqués dans le pays d’accueil, sans dépasser le montant réellement déboursé.
Attention à ne pas confondre vacances et installation durable à l’étranger. Pour un départ définitif (par exemple une retraite hors de France), la couverture change radicalement : du fait de votre départ de France, vos frais de santé ne sont plus couverts par l’Assurance Maladie française. Dans ce cas, seuls les soins médicaux urgents et imprévus pourront, éventuellement, être pris en charge.
4. Chaleur et canicule : les précautions vitales
La sensibilité à la chaleur est un point de vigilance majeur en voyage estival. Santé publique France identifie parmi les publics fragiles les personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades, personnes dépendantes, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes sans abri. Le contexte 2026 a été marqué : il s’agit d’un épisode de canicule d’une sévérité exceptionnelle dont l’intensité dépasse celle d’août 2003. Le geste de base reste l’hydratation : buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif. En cas de doute, une aide est disponible : ce numéro vert, accessible au 0800 06 66 66, est un appel gratuit depuis un poste fixe en France, du lundi au samedi de 9h à 19h. Ces réflexes rejoignent les protocoles d’hydratation appliqués en EHPAD.
5. Les aides pour partir en vacances
Le coût ne doit pas être un frein. Le programme « Seniors en vacances » s’adresse aux personnes de 60 ans révolus, ou dès 55 ans en cas de handicap. Il ouvre l’accès à environ deux cents lieux de séjour, en métropole comme ailleurs en Europe. Un soutien financier est prévu pour les revenus modestes : un coup de pouce financier reste possible, attribué selon le niveau de revenus et selon les budgets disponibles. Préparer le retour compte aussi : pensez à vérifier que le domicile reste adapté, en vous appuyant sur nos conseils pour sécuriser le domicile d’un senior.
FAQ — Voyage et vacances des seniors
Faut-il une carte européenne d’assurance maladie pour voyager en Europe ?
Comment obtenir plus de médicaments pour un long séjour ?
Que faire si un senior a besoin de soins pendant ses vacances à l’étranger ?
Quelles précautions prendre en cas de forte chaleur ?
Existe-t-il des aides pour partir en vacances quand on est senior ?
Pour aller plus loin
Sur sosehpad.com — Complétez avec nos ressources : les sorties extérieures et activités plein air, la prévention des chutes (guide complet), la réadaptation après 70 ans et, pour préparer la santé d’une proche, notre guide santé des femmes âgées.
Sources officielles : Assurance Maladie — Vacances à l’étranger, ANSM — Voyager avec mes médicaments, Pour les personnes âgées — Séjours Seniors en vacances.


