Pourquoi la mutuelle est-elle si souvent oubliée à l’admission ?
Au moment de l’entrée, les familles gèrent l’essentiel : trouver une place, signer les documents, réunir les justificatifs, accompagner un parent parfois désorienté. La complémentaire santé, elle, semble pouvoir attendre. Le réflexe le plus courant consiste à conserver, sans y réfléchir, la mutuelle que le résident avait déjà. C’est bien compréhensible — mais ce n’est pas toujours le meilleur choix, ni pour sa santé, ni pour son budget.
Ce que l’EHPAD couvre déjà, et ce qui reste à payer
Le prix d’un EHPAD se décompose en trois parties : l’hébergement, la dépendance et les soins. La partie « soins » est financée par l’Assurance Maladie, à travers le forfait soins de l’établissement : le résident n’a donc rien à débourser pour les soins assurés au sein de l’EHPAD.
En revanche, tout ce qui relève de la médecine de ville et de l’hôpital reste à sa charge, et à celle de sa complémentaire. Ce sont souvent les postes les plus coûteux :
Prothèses, couronnes, implants : des montants vite élevés, que la Sécurité sociale ne rembourse que partiellement.
Lunettes et verres, à renouveler régulièrement avec l’âge et l’évolution de la vue.
Aides auditives, dont le coût pèse lourd sans une bonne complémentaire pour le renouvellement.
Chambre particulière, dépassements d’honoraires, certains transports : des frais qui s’accumulent vite.
La facture du séjour est déjà lourde : selon la DREES, le reste à charge tourne en moyenne autour de 2 000 € par mois, avant les aides, avec de fortes différences d’un département à l’autre. Les dépenses de santé viennent s’ajouter à ce montant : d’où l’importance d’une couverture réellement adaptée.
Depuis 2021, la réforme du 100 % Santé permet d’obtenir, dans trois domaines — l’optique, le dentaire et l’audition — certains équipements sans aucun reste à charge, à condition de disposer d’une complémentaire responsable. Encore faut-il que le résident en ait une, et qu’elle soit bien à jour.
Faut-il garder la mutuelle d’avant ?
C’est là qu’une vérification toute simple peut faire la différence. Une mutuelle senior souscrite du temps où la personne vivait chez elle a été pensée pour une autre vie : sorties, déplacements, soins de ville fréquents. En établissement, une partie de ces besoins est déjà prise en charge par le forfait soins. Le résident risque donc de continuer à cotiser plein tarif pour des garanties qui font, pour partie, double emploi.
À l’inverse, une complémentaire conçue pour la vie en EHPAD se concentre sur les dépenses qui restent vraiment à sa charge. À protection équivalente sur les postes utiles, elle peut donc revenir nettement moins chère.
C’est ce que l’on pourrait appeler le « juste prix » : moins cher non par rabais, mais parce que la couverture est ajustée au contexte de l’EHPAD. Un sujet sur lequel nous reviendrons plus en détail dans un prochain article.
Une complémentaire santé pensée pour les résidents d’EHPAD
Des offres spécialisées existent désormais. C’est le cas de Sérénité Santé EHPAD/USLD, une complémentaire santé conçue spécifiquement pour les résidents d’établissement, proposée par le cabinet de courtage Hello Risk. Son principe : couvrir les frais que l’établissement et l’Assurance Maladie laissent de côté, avec des garanties calibrées sur la réalité de la vie en EHPAD.
Plusieurs points la rendent particulièrement accessible aux résidents les plus âgés ou les plus fragiles : il n’y a ni questionnaire de santé, ni limite d’âge, ni délai d’attente. Le 100 % Santé est inclus. Et la résiliation de l’ancien contrat est prise en charge, ce qui évite aux familles une démarche supplémentaire.
Pour s’en faire une idée concrète, et sans aucun engagement, il suffit de comparer les cinq formules et leurs garanties en indiquant simplement une date de naissance : le tarif s’affiche aussitôt (dès 65,62 € par mois pour la tranche des 80 ans et plus), sans avoir à laisser ses coordonnées.
Le rôle du professionnel : informer, pas vendre
Soyons clairs : il ne s’agit pas pour les équipes de vendre une assurance, ni de recommander un contrat précis. Ce n’est ni leur métier, ni leur rôle. En revanche, signaler aux familles qu’il existe des complémentaires pensées pour l’EHPAD, et qu’il vaut la peine de vérifier si la mutuelle actuelle est encore adaptée, fait pleinement partie d’un accompagnement de qualité. Le professionnel oriente, la famille décide, et le courtier répond aux questions techniques. Chacun reste à sa place.
En résumé
La complémentaire santé n’est pas une formalité administrative de plus : c’est un levier concret pour réduire le reste à charge d’un résident et lui garantir l’accès aux soins. En parler dès l’admission, c’est rendre service aux familles.
Dans les prochains mois, nous reviendrons sur des situations très concrètes du quotidien — comme le remplacement des lunettes et des appareils auditifs égarés, ou la manière d’aider une famille à comparer sereinement les offres.
