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Septembre Bouge en EHPAD : ce que prévoit l’instruction du 22 juillet 2026

11 min de lecture Patrice Martin
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Septembre Bouge en EHPAD : une Instruction interministérielle n° DGS/EA3/DGCS/SD3/DS/DSC2/2026/123 du 22 juillet 2026, publiée au Bulletin officiel santé-solidarités, charge les agences régionales de santé de mobiliser les acteurs de la santé et du médico-social pour la première édition du mois de l’activité physique et sportive. De quoi ouvrir, dès la rentrée, une fenêtre concrète pour les référents sport en établissement, la prescription d’activité physique adaptée et l’orientation vers les Maisons Sport-Santé.

Les faits

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Instruction interministérielle n° DGS/EA3/DGCS/SD3/DS/DSC2/2026/123 du 22 juillet 2026 relative au déploiement du mois de l’activité physique et sportive et de la Fête du sport, cette instruction publiée au Bulletin officiel santé-solidarités pose le cadre de l’édition 2026. Annoncée dans le cadre de la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, la première édition du mois de l’activité physique et sportive, intitulé « Septembre Bouge », se tiendra en septembre 2026. Temps fort de cette mobilisation nationale, la deuxième édition de la Fête du sport se déroulera lundi 14 septembre 2026. Lancée en 2025 avec 5 000 évènements partout en France et 140 000 participants sur l’évènement phare à Paris, elle doit entrer en 2026 dans une nouvelle dimension.

Le mois de l’activité physique et sportive « Septembre Bouge » constitue la première action et traduction opérationnelle de la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, visant à « promouvoir une société active tout au long de la vie ». Parmi les objectifs affichés figure la volonté de renforcer les coopérations entre les acteurs du sport, de la santé, du médico-social, de l’éducation, du monde du travail et des collectivités territoriales. Pour ce faire, un kit de communication sera mis à disposition des services de l’Etat et de l’ensemble des partenaires – fédérations, clubs, collectivités, établissements de santé et médico-sociaux, professionnels de santé, associations, entreprises, organisateurs d’accueils collectifs de mineurs – pour leur permettre de relayer les messages de « Septembre Bouge » sur leurs propres canaux, au plus près des Français et de leurs territoires.

Mise en perspective

Les délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), les agences régionales de santé (ARS) et les services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) sont pleinement mobilisés pour assurer le déploiement territorial du mois de l’activité physique et sportive « Septembre Bouge ». Concrètement, Les ARS sont chargées de mobiliser leurs partenaires (assurance maladie, collectivités, etc.), les Maisons Sport-Santé et les acteurs de la santé et du médico-social (établissements de santé et médico-sociaux, CPTS, têtes de réseaux, professionnels de ville, associations de patients). C’est ce canal, ARS puis relais territoriaux, qui redescend vers un EHPAD — pas une instruction adressée directement à l’établissement.

Le mois « Septembre bouge » constitue une opportunité pour renforcer la sensibilisation des acteurs du champ de la santé et médico-social à l’importance de l’activité physique et de la réduction de la sédentarité, en mobilisant les relais existants (Assurance maladie, Unions régionales des professionnels de santé, associations régionales, établissement de santé, sociaux et médico-sociaux…). Le texte est l’occasion d’inciter les professionnels de santé à se saisir des outils mis à disposition durant ce mois pour engager le dialogue et promouvoir l’activité physique auprès de leurs patients, rappeler les recommandations en matière d’activité physique et de réduction de la sédentarité, prescrire une activité physique adaptée aux patients éligibles à l’APA, orienter vers une Maison sport-santé, selon les situations. Cette invitation à prescrire une activité physique adaptée rejoint les repères qu’un guide déjà consacré à l’activité physique adaptée et à la prévention des chutes détaille pour les équipes soignantes, notamment sur la dose d’exercice à retenir selon la recherche.

Il est ainsi attendu que chaque manifestation prévoie la possibilité d’informer le public sur les dispositifs existants pour faciliter l’accès au sport et l’inscription, par la prise d’une licence, en club (tels que le Pass’Sport notamment.), et d’informer le public sur les dispositifs proposant un accompagnement aux publics éloignés d’une pratique régulière, en particulier les Maisons Sport-Santé. Ces structures, présentées par l’ARS Grand Est, ont pour but d’accueillir et d’orienter les personnes souhaitant pratiquer, développer ou reprendre une activité physique et sportive à des fins de santé, de bien-être, quel que soit leur âge, leur état de santé ou de fragilité.

Impact concret par profil métier

Pour les directeurs et gouvernants

Le kit de communication annoncé par l’instruction s’adresse en premier lieu aux relais institutionnels, mais rien n’empêche une direction d’EHPAD de s’en emparer pour relayer localement les messages de la campagne auprès des familles et du personnel. La sollicitation reste indirecte : elle transite par l’ARS et par les partenaires cités, pas par une injonction adressée à l’établissement lui-même.

Pour les référents sport, IDEC et médecins coordonnateurs

Dans le champ de l’autonomie, l’objectif est de développer durablement la pratique de l’activité physique à sportive des personnes âgées et des personnes en situation de handicap afin de faire de la promotion de l’activité physique un levier de l’autonomie (physique, cognitive, sociale), notamment dans les établissements médico-sociaux en s’appuyant sur les référents sport. Sur le terrain, cela recoupe des repères déjà documentés par ailleurs : chaque séance d’APA dure entre 45 et 60 minutes et associe des activités d’endurance, d’aérobie et de renforcement musculaire, et un programme d’APA à visée thérapeutique se compose de 2 à 3 séances d’activité physique par semaine, sur une période de 3 mois, éventuellement renouvelable, précise l’Assurance Maladie.

Une activité physique régulière et adaptée est associée à une diminution des risques de sarcopénie, une amélioration de l’équilibre et à une diminution du risque de chute, rappelle la Société Française de Gériatrie et Gérontologie. Un argument que les référents sport peuvent mobiliser pour justifier, en interne, le temps consacré à cette mission.

Pour les animateurs et la vie sociale

Le mois « Septembre Bouge » offre une fenêtre calendaire supplémentaire aux équipes d’animation. Il peut s’intégrer à un programme annuel d’animation construit autour de thématiques mensuelles, sans se substituer aux temps forts propres à l’établissement. Encore faut-il disposer des moyens humains pour l’organiser : le profil recherché pour recruter un animateur qualifié conditionne, en pratique, la capacité de l’établissement à s’en saisir.

Perspectives

Cette journée s’articule autour d’un fil conducteur : « 30 minutes, bouge ! ». Le principe est simple : le 14 septembre, chacun est invité à se mettre en mouvement pendant 30 minutes, quel que soit son niveau ou sa manière de pratiquer. Un format court, transposable aussi bien pour les résidents en salle d’activités que pour les équipes elles-mêmes.

En aval, un formulaire d’évaluation sera adressé aux DRAJES afin qu’elles le relaient dès la fin de ces opérations aux structures qui auront été référencées. Ce questionnaire comprendra notamment un volet quantitatif pour évaluer le nombre d’évènements, le nombre de participants, un indicateur qui donnera, dans les mois suivants, une mesure de la mobilisation réellement obtenue auprès des établissements médico-sociaux.

Comme il l’écrit à ses destinataires directs, « nous vous invitons à mettre en place au moins une action sportive pour vos équipes au cours du mois de septembre » — une invitation adressée aux administrations destinataires du texte, qu’un EHPAD reste libre de reprendre à son compte pour son propre personnel. Dans l’intervalle, l’agenda de la vie sociale continue de s’organiser : les équipes qui préparent déjà la Semaine bleue y trouveront un point d’appui supplémentaire, aux côtés du guide complet sur la prévention des chutes en EHPAD, pour ancrer l’activité physique dans le calendrier annuel de l’établissement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le mois « Septembre Bouge » annoncé par l’instruction interministérielle ?
Annoncée dans le cadre de la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, la première édition du mois de l’activité physique et sportive, intitulé « Septembre Bouge », se tiendra en septembre 2026. Le mois de l’activité physique et sportive « Septembre Bouge » constitue la première action et traduction opérationnelle de la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, visant à « promouvoir une société active tout au long de la vie ».
Un EHPAD est-il obligé de participer au dispositif Septembre Bouge ?
Non. Les délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), les agences régionales de santé (ARS) et les services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) sont pleinement mobilisés pour assurer le déploiement territorial du mois de l’activité physique et sportive « Septembre Bouge ». Les ARS sont chargées de mobiliser leurs partenaires (assurance maladie, collectivités, etc.), les Maisons Sport-Santé et les acteurs de la santé et du médico-social (établissements de santé et médico-sociaux, CPTS, têtes de réseaux, professionnels de ville, associations de patients). L’instruction s’adresse aux administrations et à leurs relais, pas directement aux établissements privés, qui restent libres de s’en saisir.
Quel est le principe de la Fête du sport pour les résidents et les équipes ?
Cette journée s’articule autour d’un fil conducteur : « 30 minutes, bouge ! ». Le principe est simple : le 14 septembre, chacun est invité à se mettre en mouvement pendant 30 minutes, quel que soit son niveau ou sa manière de pratiquer.

Sources officielles

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