Nouveau

Kit DUERP EHPAD 2027 — risques physiques et psychosociaux, unité par unité

Découvrir
Une soignante accompagne une personne âgée lors des soins du matin en EHPAD
Sécurité & Plan bleu

Arrêt de la 2G et du cuivre : le Synerpa liste les équipements à vérifier

13 min de lecture Nicolas Mortel
Ressource recommandée Pack PREMIUM
Pack Crise & Continuité 2026 — 4 Kits, 33 fichiers (-27%)

Pack Crise & Continuité 2026 — 4 Kits, 33 fichiers (-27%)

Plan Bleu + PCA + Exercices + Canicule en 1 pack — économisez 29,70 €.

Mis à jour · octobre 2026

Partager

L’arrêt du réseau cuivre et celui de la 2G sont l’objet d’une publication du Synerpa intitulée « Arrêt de la 2G et du réseau cuivre : anticipez les changements pour assurer la continuité de vos services ». Cet article en retient, pour une lecture EHPAD, les équipements à passer en revue et rappelle, à part, ce que prévoit le code de la construction et de l’habitation pour la téléalarme de certains ascenseurs.

Les faits : ce que recommande le Synerpa

Notre sélectionKit Nouveau 2026
Kit Plan Bleu personnalisable 2026 — 10 fichiers Word, Excel et PDF
Kit Plan Bleu personnalisable 2026 — 10 fichiers Word, Excel et PDF

Plan Bleu prêt en moins de 3h — 10 fichiers Word/Excel/PDF à personnaliser.

  • Construit sur le décret 2024-8 et l'avis CESE 2026
  • 8 fiches actions par risque (cyber inclus)
  • Critères HAS 3.14 traités un à un

Le point de départ est la publication du Synerpa sur l’arrêt du réseau mobile et du réseau cuivre, qui replace le sujet dans un mouvement d’ensemble : « La modernisation des réseaux de télécommunications se poursuit en France, avec l’arrêt progressif de la 2G et la fermeture du réseau cuivre au profit de la fibre optique. » Pour un EHPAD, la question pratique est de savoir lesquels de ses équipements dépendent de ces réseaux.

Le calendrier rapporté pour le réseau mobile

Pour le réseau mobile, le Synerpa écrit : « Engagé depuis mars 2026, l’arrêt progressif du réseau mobile 2G d’Orange s’étend à l’ensemble de la France hexagonale entre le 22 septembre et le 20 octobre 2026. » Le périmètre est celui de cette phrase : le réseau d’Orange, en France hexagonale. SOS EHPAD s’y tient et n’étend ce calendrier ni à d’autres opérateurs ni aux territoires ultramarins.

Le calendrier rapporté par le Synerpa courait jusqu’au 20 octobre 2026.

Les équipements cités par le Synerpa

Le Synerpa relève que certains équipements essentiels au fonctionnement des établissements et services peuvent encore utiliser la 2G, notamment :

  • Les dispositifs de téléassistance et les bracelets ou boutons d’alerte
  • Les détecteurs de chute et les équipements de surveillance de la santé
  • Les systèmes d’alarme et de télésurveillance
  • Les boutons d’appel d’urgence des ascenseurs
  • Certains terminaux de paiement et objets connectés

Cette liste renvoie à des sujets abordés ailleurs sur SOS EHPAD : voir notre guide sur la téléassistance en EHPAD, ainsi que nos articles sur les capteurs de chute en EHPAD et sur ce que l’on fait d’une alerte de chute. Ces renvois sont des repères de lecture de SOS EHPAD, non des constats du Synerpa.

Le Synerpa formule ensuite une recommandation : il est recommandé de se rapprocher des fournisseurs de ces équipements afin de vérifier leur compatibilité avec les réseaux plus récents et, si nécessaire, d’organiser leur remplacement ou leur adaptation.

Le réseau cuivre

Sur le réseau fixe, le Synerpa écrit que le réseau cuivre historique, utilisé notamment pour la téléphonie fixe et les connexions Internet ADSL, est progressivement remplacé par la fibre optique ou d’autres solutions alternatives. Il précise : « Cette transition s’effectue par lots de communes, avec une fermeture technique progressive du réseau cuivre d’ici 2030. » SOS EHPAD s’en tient à cette formulation, sans en déduire de calendrier pour une commune donnée.

Parmi les usages que le Synerpa dit pouvoir être concernés par la fin du réseau cuivre figurent « Les systèmes de télésurveillance et les alarmes d’ascenseur ».

Pour les établissements du grand âge, la publication est explicite sur l’enjeu : « Pour les établissements et services du grand âge, il est essentiel d’identifier les installations encore dépendantes du réseau cuivre et d’anticiper leur migration vers des solutions adaptées. »

Les démarches recommandées

Parmi les démarches recommandées dans la publication du Synerpa :

  • Réaliser un état des lieux des équipements : identifier les lignes téléphoniques, connexions Internet, dispositifs de sécurité et objets connectés susceptibles d’être concernés.
  • Contacter les opérateurs et fournisseurs : vérifier la compatibilité des équipements existants et identifier les solutions de remplacement adaptées aux besoins de chaque structure.
  • Planifier les interventions nécessaires : anticiper les éventuels changements de matériel et organiser les opérations de migration avant l’arrêt des réseaux concernés.

Le Synerpa ajoute : « Ces démarches sont particulièrement importantes pour les dispositifs participant à la sécurité des résidents et des personnes accompagnées à domicile. » Il écrit aussi : « Le Synerpa encourage l’ensemble de ses adhérents à engager dès à présent ces vérifications, afin d’anticiper les échéances et de garantir la continuité des services. » Le registre est celui de la recommandation et de l’encouragement, non celui d’une obligation.

Mise en perspective : la téléalarme d’ascenseur, un cadre distinct

Les ascenseurs apparaissent dans les deux listes du Synerpa, avec « Les boutons d’appel d’urgence des ascenseurs » côté réseau mobile. Il faut pourtant distinguer deux registres : d’un côté la recommandation du Synerpa sur la 2G et le cuivre, de l’autre un texte réglementaire sur la téléalarme de certains ascenseurs.

Selon le code de la construction et de l’habitation, et plus précisément l’article R134-3 (texte consultable sur Légifrance), « Le propriétaire d’un ascenseur installé avant le 27 août 2000 qui ne répond pas aux objectifs de sécurité mentionnés à l’article R. 134-2 met en place les dispositifs de sécurité suivants : » Le texte énumère ensuite des dispositifs. À l’échéance indiquée par la mention « Avant le 3 juillet 2014 : », figure « Un système de téléalarme entre la cabine et un service d’intervention et un éclairage de secours en cabine ».

Le texte indique aussi : « Un arrêté du ministre chargé de la construction précise, en fonction des caractéristiques des installations, les prescriptions techniques relatives à ces dispositifs. » Dans les passages cités ici, il est question d’un système de téléalarme entre la cabine et un service d’intervention, sans mention d’un type de réseau. Ces extraits ne rattachent donc pas ce texte à l’arrêt de la 2G, que seule la publication du Synerpa évoque.

Une lecture de terrain de SOS EHPAD, qui n’engage pas le Synerpa : le rapprochement des deux sujets se fait au cas par cas, ascenseur par ascenseur. Piste de travail : demander au prestataire, cabine par cabine, de quel type de liaison dépend le dispositif d’appel d’urgence, puis consigner la réponse. Voir notre guide sur la maintenance des ascenseurs en EHPAD.

Autre lecture de SOS EHPAD : un inventaire des équipements d’alerte peut nourrir une réflexion sur les situations dégradées. Voir notre guide sur la coupure d’électricité et le plan bleu et, plus largement, notre guide sur la sécurité incendie et le plan bleu. Savoir quels dispositifs d’alerte dépendent d’un réseau, et lesquels d’une alimentation ou d’une ligne fixe, relève de la même logique de préparation : c’est une piste de travail pour l’équipe, non une exigence tirée de la publication.

Impact concret par profil métier

Les pistes qui suivent sont des lectures de terrain de SOS EHPAD. Elles n’engagent pas le Synerpa, dont seuls les passages cités plus haut sont rapportés.

Pour le directeur

Une lecture de gestion, que la publication du Synerpa ne formule pas en ces termes : l’inventaire gagne à avoir un pilote identifié. Piste de travail pour la direction : nommer un référent de l’état des lieux, fixer une date de restitution et demander par écrit à chaque fournisseur une réponse sur la compatibilité de ses équipements. Le Synerpa recommande lui-même de « Contacter les opérateurs et fournisseurs ».

Autre piste : conserver toutes les réponses dans un dossier unique, daté, afin de savoir à tout moment où en est chaque équipement. Les objets connectés figurent dans la liste du Synerpa (« Certains terminaux de paiement et objets connectés ») ; leur inventaire peut croiser une autre préoccupation de l’établissement, voir notre guide sur la cybersécurité en EHPAD.

Pour le responsable technique ou des services généraux

C’est le profil le plus directement concerné par la démarche d’inventaire. Le Synerpa décrit l’une des démarches ainsi : « Réaliser un état des lieux des équipements ». Piste de travail : un tableau unique, avec pour chaque équipement son emplacement, sa fonction, son fournisseur, le mode de liaison connu ou à confirmer, l’interlocuteur à joindre et la date du dernier test.

Le Synerpa parle aussi de « Planifier les interventions nécessaires ». Une lecture de terrain : plus l’inventaire est précis, plus il est simple de grouper les interventions des fournisseurs et de les placer à des moments où la gêne pour les résidents est la plus faible. Pour les cabines d’ascenseur, la piste évoquée plus haut s’applique : question au prestataire, réponse consignée, planification.

Pour l’IDEC et les équipes soignantes de nuit

Le Synerpa cite « Les détecteurs de chute et les équipements de surveillance de la santé » parmi les équipements pouvant encore utiliser le réseau mobile de deuxième génération, dont il indique l’arrêt progressif sur le réseau d’Orange. Piste de travail pour l’encadrement soignant : repérer les dispositifs dont l’équipe de nuit dépend pour être alertée (bracelets, boutons, détecteurs, appel malade) et convenir avec la direction d’un test d’alerte de bout en bout après toute intervention sur l’un d’eux.

L’appel malade ne figure pas parmi les équipements cités plus haut, mais l’état des lieux peut l’inclure : voir notre guide sur les appels malade en EHPAD. S’il existe une astreinte, autre piste : lui communiquer la liste des équipements en cours de vérification, pour qu’elle sache quelle alerte peut être concernée par une intervention. Ces suggestions sont des lectures de SOS EHPAD, non des constats du Synerpa.

Perspectives

Pour le cuivre, la fermeture se fait, selon le Synerpa, par lots de communes, avec une fermeture technique progressive du réseau cuivre d’ici 2030. Une lecture de SOS EHPAD : cette formulation ne permet pas de dire à quel lot appartient une commune donnée ; piste de travail, interroger l’opérateur sur la situation de la ligne de l’établissement plutôt que d’attendre un calendrier général.

Pour le réseau mobile, la fenêtre indiquée par le Synerpa allait jusqu’au 20 octobre 2026. Une lecture de terrain : vérifier ses équipements de sécurité garde un sens au-delà de cette date, le Synerpa encourageant ses adhérents à engager dès à présent ces vérifications.

En synthèse, SOS EHPAD retient de cette publication une méthode plus qu’un calendrier détaillé : identifier, interroger les fournisseurs, planifier. Le rappel réglementaire sur la téléalarme d’ascenseur reste, lui, un sujet à part : le texte cité ne mentionne aucun type de réseau.

Questions fréquentes

Le Synerpa impose-t-il de remplacer les équipements concernés ?
Les passages cités relèvent de la recommandation et de l’encouragement : au sujet de ces vérifications, le Synerpa écrit « Le Synerpa encourage l’ensemble de ses adhérents à engager dès à présent ces vérifications, afin d’anticiper les échéances et de garantir la continuité des services. » L’obligation réglementaire évoquée dans cet article concerne un autre sujet, la téléalarme de certains ascenseurs.
La téléalarme d’ascenseur est-elle concernée par l’arrêt du réseau mobile ?
Le Synerpa cite « Les boutons d’appel d’urgence des ascenseurs » parmi les équipements pouvant encore utiliser le réseau mobile de deuxième génération, dont il indique l’arrêt progressif sur le réseau d’Orange. Le code de la construction et de l’habitation prévoit par ailleurs un système de téléalarme pour certains ascenseurs anciens, sans mention d’un type de réseau dans les extraits cités. Le plus sûr est de poser la question à l’ascensoriste pour chaque cabine.
Par où commencer pour vérifier ses équipements ?
Le Synerpa recommande notamment de « Réaliser un état des lieux des équipements ». Une lecture de terrain : commencer par un tableau unique des équipements d’alerte et de sécurité, avec leur fournisseur, avant de contacter les opérateurs.

Sources officielles

Ressource expert recommandée Référence qualité
L'intégrale — 70 procédures
L'intégrale — 70 procédures

28 procédures actualisées 2026, prêtes a auditer en cas de visite ARS.

  • 28 procédures Word éditables
  • Hygiène, soins, sécurité, RH
  • Conforme HAS + ARS 2026
Partager cet article
Pour aller plus loin Référence qualité
L'intégrale — 70 procédures

L'intégrale — 70 procédures

28 procédures actualisées 2026, prêtes a auditer en cas de visite ARS.

✓ Déjà adopté par 28 professionnels

Dossier expert Responsabilité Juridique et Pénale en EHPAD : Guide Complet 2026

Guide complet de la responsabilité juridique et pénale en EHPAD : responsabilité civile et pénale, infractions, rôle du directeur, soignants, maltraitance, signalement, événements indésirables, chutes,...

Lire le dossier
Solution partenaire — Hornet Medical Décès, épisode infectieux : comment remettre une chambre à disposition rapidement et dignement

Après un décès ou un épisode infectieux en EHPAD, les protocoles chimiques classiques montrent leurs limites. Découvrez comment...

Lire l'article
Lien copie dans le presse-papier