Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 met en avant des augmentations salariales pour certains professionnels de la santé. Cette initiative concerne principalement les salaires des personnels de soin.
Pour ce qui est du personnel soignant exerçant la nuit, mais qui n’appartient pas au corps médical, une hausse de rémunération est prévue. Il est important de noter que par personnel soignant non médical, on entend les individus autres que les médecins travaillant à l’hôpital, notamment les infirmiers, les aides-soignants, mais aussi d’autres spécialistes tels que les psychologues ou encore les rééducateurs. Ainsi, dès janvier 2024, ces professionnels de la Fonction publique hospitalière, lorsqu’ils travaillent de nuit, verront leur salaire accrû de 25 % par rapport à un travail de jour.
Selon les dispositions actuellement en vigueur, établies par l’arrêté du 6 septembre 2023, une rémunération plus élevée pour le travail de nuit est déjà en place pour les infirmières. Elle est détaillée ainsi :
- une majoration de 0,34 euros par heure pour un travail de nuit habituel ;
- une majoration de 1,80 euros par heure pour un travail de nuit considéré comme intensif, en référence aux points 1 à 4 de l’article 2 du décret n° 88-1084 du 30 novembre 1988, ce qui comprend, par exemple, les infirmières opérant en bloc opératoire ou celles spécialisées en anesthésie ;
- une majoration de 2,52 euros par heure pour le travail de nuit particulièrement intensif, mentionné au point n°5 du même article, ce qui concerne les structures d’urgence, de soins intensifs, ou de réanimation.
Également, une majoration pour le travail effectué les dimanches et jours fériés est à noter. Les infirmières reçoivent actuellement une indemnité forfaitaire pour le travail accompli pendant ces jours, remplaçant l’ancienne indemnité pour les contraintes spécifiques liées au travail les dimanches et jours fériés. Cette indemnité concerne ceux travaillant dans des établissements publics hospitaliers, des hospices, des maisons de retraite publiques (à l’exception de celles dépendant du Bureau d’Aide Sociale de Paris), des structures de l’aide sociale à l’enfance départementales, ainsi que dans certaines institutions pour mineurs. Elle est attribuée suite à une décision prise durant une réunion du conseil d’établissement. Les agents non titulaires peuvent également bénéficier de cette indemnité si cela est prévu par délibération.
Le PLFSS pour 2024 prévoit une augmentation de 20 % de cette indemnité pour le travail pendant les dimanches et les jours fériés, ce qui se traduira par un supplément d’environ 10 euros par jour basé sur un travail de 8 heures effectives.
En France, 400 000 aides-soignants contribuent aux soins, répartis entre hôpitaux, Ehpad, et services à domicile. Mission clé : soutien aux personnes âgées ou en difficulté, sans administrer de médicaments (cette tâche étant réservée aux infirmiers) mais en surveillant les indicateurs de santé essentiels.
Salaires : pour un débutant dans le secteur public, 1 700 euros net mensuels ; en fin de carrière, jusqu’à 2 500 euros. Ces informations sont confirmées par la Fédération nationale des associations d’aides-soignants (FNAAS).
Malgré une pénurie dans cette profession, avec plus de 80 000 projets de recrutement en 2023, le secteur souffre d’une faible attractivité, principalement due à un manque de reconnaissance financière et professionnelle.
Retrouvez les calculs détaillés et les tableaux comparatifs dans notre guide complet sur le salaire aide-soignante de nuit en EHPAD 2026. Voir l’article.