Médecin Coordonnateur en EHPAD : Le Guide Complet 2026
13 missions réglementaires, qualification, temps de présence,
prescription, rémunération et enjeux de recrutement
1. Cadre réglementaire : chronologie des décrets (1999-2025)
Le médecin coordonnateur est un acteur central de la prise en charge médicale en EHPAD. Son rôle, ses missions et son statut ont été progressivement définis et renforcés par 9 textes réglementaires majeurs entre 1999 et 2025. Il intervient à l’interface entre le directeur d’établissement, l’équipe soignante et les médecins traitants libéraux.
Chronologie des textes fondateurs
Première référence officielle à la fonction de médecin coordonnateur dans les EHPAD, dans le cadre de la réforme de la tarification ternaire (hébergement, dépendance, soins).
Texte fondateur définissant précisément la qualification, les 12 missions initiales et les conditions de rémunération du médecin coordonnateur. Inscription dans le Code de l’action sociale et des familles (CASF) aux articles D.312-155 à D.312-159.
Fixation des premiers seuils de temps de présence minimale en fonction de la capacité d’accueil de l’établissement. Introduction de la grille ETP.
Ajustements techniques sur les modalités d’exercice et clarification du rôle au sein de la commission de coordination gériatrique.
Élargissement majeur du pouvoir de prescription : le médecin coordonnateur peut désormais prescrire en situation d’urgence, en cas d’absence du médecin traitant, et dans le cadre des risques collectifs (vaccinations, épidémies).
Augmentation du temps de présence pour toutes les tranches de capacité. Introduction du rôle dans les Centres de Ressources Territoriaux (CRT) créés par la loi 3DS.
Pour les EHPAD de plus de 200 places, obligation de disposer d’au moins 1 ETP médecin coordonnateur. Renforcement de l’articulation avec la télémédecine.
Ajout d’une 13ème mission. Reconnaissance du DIU Médecine de la Personne Âgée (MPA) comme diplôme qualifiant. Mention explicite de l’articulation avec l’IDEC dans la coordination des soins.
2. Les 13 missions du médecin coordonnateur (art. D.312-158 CASF)
L’article D.312-158 du Code de l’action sociale et des familles, dans sa version consolidée intégrant le décret n°2025-897, définit 13 missions que le médecin coordonnateur met en œuvre sous l’autorité du directeur d’établissement. Ces missions s’articulent autour de trois axes : coordination médicale, évaluation gériatrique et veille sanitaire.
Projet de soins, admissions, coordination des intervenants
GIR, PATHOS, bonnes pratiques, RAMA
Urgences, vaccination, risques collectifs
| N° | Mission | Description |
|---|---|---|
| 1 | Élaborer le projet général de soins | Le médecin coordonnateur élabore, avec le concours de l’équipe soignante, le projet général de soins (PGS), s’intégrant dans le projet d’établissement. Ce projet définit la politique de soins, les protocoles et les objectifs médicaux. |
| 2 | Donner un avis sur les admissions | Avis motivé sur chaque admission en évaluant l’adéquation entre l’état de santé du futur résident et les capacités de l’établissement (plateau technique, personnel, compétences). |
| 3 | Organiser la coordination des professionnels de santé | Coordination entre médecins traitants, IDE, IDEC, kinésithérapeutes, pharmaciens et autres intervenants libéraux. Organisation de la commission de coordination gériatrique. |
| 4 | Évaluer et valider la dépendance | Évaluation de la dépendance des résidents au moyen de la grille AGGIR et du modèle PATHOS. Calcul du GMP et du PMP pour la tarification soins. |
| 5 | Veiller aux bonnes pratiques gériatriques | Garant de l’application des recommandations de bonnes pratiques de la HAS. Mise en place de protocoles de soins conformes aux référentiels en vigueur (évaluation HAS). |
| 6 | Contribuer à l’évaluation gériatrique | Coordination de l’évaluation gériatrique standardisée (EGS) des résidents à l’admission et lors des réévaluations périodiques. Identification des problèmes médicaux prioritaires. |
| 7 | Informer des difficultés de permanence des soins | Alerte le directeur et les autorités compétentes en cas de difficultés liées à la continuité des soins (absence de médecin traitant, carence d’IDE de nuit). |
| 8 | Identifier les acteurs de santé du territoire | Recensement et mise en réseau des professionnels et structures de santé du territoire : hôpitaux, HAD, équipes mobiles, CPTS. Coordination avec les Centres de Ressources Territoriaux (CRT). |
| 9 | Rédiger le rapport annuel d’activité médicale (RAMA) | Document annuel présenté aux instances de l’établissement (CVS, CA/CS). Bilan des indicateurs de santé, des prescriptions, des hospitalisations, des événements indésirables et propositions d’amélioration. |
| 10 | Prescrire en situation d’urgence et de risques collectifs | Depuis le décret n°2019-714, le médecin coordonnateur peut prescrire en urgence (absence du médecin traitant), réaliser des vaccinations et prescrire dans le cadre de risques épidémiques. |
| 11 | Contribuer à la formation du personnel | Participation à la définition du plan de formation de l’établissement. Animation de sessions de formation interne sur les thématiques gériatriques. |
| 12 | Collaborer à la mise en œuvre des réseaux gérontologiques | Intégration dans les filières gériatriques hospitalières, participation aux réseaux de soins palliatifs et aux équipes mobiles de gériatrie. |
| 13 | Participer à l’amélioration continue de la qualité (nouveau 2025) | Mission ajoutée par le décret n°2025-897 : implication formelle dans la démarche qualité et la prévention de la maltraitance. |
3. Qualifications et formation requises
L’article D.312-155 du CASF, modifié en dernier lieu par le décret n°2025-897, fixe les conditions de qualification pour exercer en tant que médecin coordonnateur en EHPAD. Le candidat doit être docteur en médecine et justifier d’un diplôme complémentaire en gériatrie ou gérontologie.
Les 6 diplômes qualifiants
| Diplôme | Nature | Durée | Observations |
|---|---|---|---|
| DES de gériatrie | Diplôme d’études spécialisées | 4 ans (internat) | Formation de spécialiste la plus complète |
| Capacité de gérontologie | Capacité hospitalo-universitaire | 2 ans | Diplôme historique, supprimé depuis 2017 mais reste valable pour les titulaires |
| DESC de gériatrie | Diplôme d’études spécialisées complémentaire | 2 ans | Supprimé depuis la réforme du 3ème cycle (2017), reste valable pour les titulaires |
| DU de médecin coordonnateur | Diplôme universitaire | 1 an (environ 100h) | Formation la plus courante pour les médecins généralistes souhaitant exercer cette fonction |
| DIU Médecine de la Personne Âgée (MPA) | Diplôme inter-universitaire | 2 ans | Nouveau depuis 2021, reconnu qualifiant par le décret n°2025-897 |
| Attestation de formation continue | Attestation | Variable | Dispositions transitoires pour les médecins en poste avant 2005 (clause du grand-père) |
Le DPC triennal (développement professionnel continu) est obligatoire pour tout médecin coordonnateur, comme pour l’ensemble des professionnels de santé (art. L.4021-1 du Code de la santé publique). La formation continue doit inclure au moins une action de DPC par période de 3 ans, en lien avec la gériatrie ou la coordination en EHPAD.
4. Temps de présence : grille par capacité d’accueil
Le temps de présence du médecin coordonnateur est fixé réglementairement en fonction du nombre de places autorisées de l’EHPAD. Le décret n°2022-731 a revalorisé les quotités minimales, confirmées par les textes de 2024. La condition de GMP supérieur ou égal à 800 points ouvre droit à un temps de présence renforcé.
| Capacité (places autorisées) | ETP minimum | Heures/semaine (indicatif) | Conditions |
|---|---|---|---|
| 25 à 44 places | 0,20 ETP | ~7h/semaine | Seuil d’entrée obligatoire |
| 45 à 59 places | 0,30 ETP | ~10,5h/semaine | — |
| 60 à 99 places | 0,40 ETP | ~14h/semaine | Tranche la plus courante |
| 100 à 199 places | 0,50 ETP | ~17,5h/semaine | Possibilité de 0,60 ETP si GMP ≥ 800 |
| 200 places et plus | 1,00 ETP | 35h/semaine | Obligation depuis le décret 2024 |
Salaire mensuel = Rémunération temps plein × quotité ETPExemple : 6 500 € brut × 0,40 ETP = 2 600 € brut/mois
5. Pouvoir de prescription : cadre et limites
Le pouvoir de prescription du médecin coordonnateur a fait l’objet d’une évolution significative en 20 ans, passant d’une interdiction quasi-totale à un cadre élargi encadré par le décret n°2019-714. Cette évolution a suscité des débats au sein de la profession, notamment à la FFAMCO (Fédération française des médecins coordonnateurs en EHPAD).
Évolution du pouvoir de prescription
Le médecin coordonnateur ne peut pas prescrire. Son rôle est exclusivement consultatif et organisationnel. Seuls les médecins traitants des résidents prescrivent.
Ouverture d’un droit de prescription encadré dans trois cas précis : urgence en l’absence du médecin traitant, vaccination (grippe, COVID-19, pneumocoque), et gestion des risques épidémiques collectifs.
Extension temporaire des pouvoirs de prescription dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Le médecin coordonnateur a pu prescrire des traitements COVID-19 et organiser les campagnes vaccinales.
Confirmation des pouvoirs de prescription d’urgence et de vaccination. Renforcement du rôle dans le circuit du médicament et la sécurisation des prescriptions.
Cadre actuel de la prescription (2025)
| Situation | Cadre | Conditions |
|---|---|---|
| Urgence vitale | Art. D.312-158 10° CASF | Absence du médecin traitant, impossibilité de le joindre, nécessité d’intervention immédiate |
| Vaccination | Décret 2019-714 + CSP | Grippe saisonnière, COVID-19, pneumocoque, zona — dans le cadre du calendrier vaccinal |
| Risques épidémiques collectifs | Décret 2019-714 | Gale, gastro-entérite, grippe — mesures collectives de prévention et de traitement |
| Soins courants | Interdit | Le médecin coordonnateur ne peut pas se substituer au médecin traitant pour les soins courants |
6. Rémunération et statut (FPH vs privé)
La rémunération du médecin coordonnateur varie considérablement selon le statut juridique de l’établissement (public, privé associatif, privé commercial), la quotité de temps de travail et l’ancienneté. Depuis 2020, la prime Ségur s’ajoute au traitement de base.
Grilles de rémunération
| Statut | Grille | Fourchette brut mensuel (temps plein) | Prime Ségur |
|---|---|---|---|
| FPH — Praticien hospitalier | Grille PH échelon 1 à 13 | 4 600 € à 7 500 € | 517 €/mois |
| FPH — Médecin attaché | Grille attaché 1 à 12 | 4 000 € à 6 500 € | 517 €/mois |
| Privé non lucratif (CCN 51) | Convention collective FEHAP | 4 200 € à 7 000 € | 517 €/mois |
| Privé commercial | Négociation libre | 4 500 € à 8 000 € | Variable (517 € minimum) |
| Libéral (vacation) | Honoraires libres | 100 à 180 €/heure | Non applicable |
Le directeur d’EHPAD négocie le contrat du médecin coordonnateur dans le respect des grilles applicables et du CPOM. Le mode d’exercice (salarié vs libéral en vacation) a un impact significatif sur le coût total pour l’établissement.
7. Relations professionnelles : directeur, IDEC, médecins traitants
Le médecin coordonnateur occupe une position charnière dans l’organigramme de l’EHPAD. Il n’a pas de pouvoir hiérarchique sur les médecins traitants libéraux ni sur l’équipe soignante, mais exerce une autorité fonctionnelle en matière de coordination médicale.
Le triptyque de la gouvernance médicale
Autorité hiérarchique. Décisions stratégiques, budgétaires et administratives. Nomme le médecin coordonnateur.
Autorité fonctionnelle médicale. Coordonne, évalue, veille aux bonnes pratiques.
Relais opérationnel. Organise les soins au quotidien, supervise les équipes soignantes.
Relations avec les médecins traitants
Le médecin coordonnateur ne se substitue pas aux médecins traitants des résidents. Son rôle est de :
- Fournir les protocoles de soins et les recommandations de bonnes pratiques
- Faciliter l’accès au dossier médical informatisé (DUI)
- Organiser la commission de coordination gériatrique annuelle
- Informer sur les événements indésirables et les évolutions de l’état de santé des résidents
- Garantir la traçabilité des prescriptions dans le cadre du circuit du médicament
Pour approfondir les enjeux de management en EHPAD et la manière dont le directeur organise cette gouvernance, consultez notre guide dédié. Le médecin coordonnateur joue également un rôle essentiel dans l’accompagnement des résidents atteints de maladies neurodégénératives et dans les situations de fin de vie et soins palliatifs.
8. RAMA et commission de coordination gériatrique
Le Rapport Annuel d’Activité Médicale (RAMA) est l’un des livrables obligatoires du médecin coordonnateur. Document stratégique, il constitue un outil de pilotage médical et un élément central de la démarche qualité.
Contenu du RAMA
Le RAMA doit couvrir les thématiques suivantes, conformément aux recommandations de la HAS et de la FFAMCO :
| Rubrique | Contenu attendu |
|---|---|
| Données démographiques | Nombre de résidents, âge moyen, durée moyenne de séjour, taux d’occupation, mouvements (entrées, sorties, décès) |
| Indicateurs de dépendance | GMP, PMP, répartition par GIR (grille AGGIR), évolution sur 3 ans |
| Pathologies prévalentes | Prévalence Alzheimer et maladies apparentées, poly-pathologies, troubles du comportement |
| Prescriptions | Nombre de lignes de prescriptions moyen, % de résidents à plus de 10 médicaments, antibioprophylaxie, prescriptions inappropriées |
| Hospitalisations | Taux d’hospitalisation, motifs, passages aux urgences, hospitalisations évitables |
| Événements indésirables | Chutes, escarres, infections associées aux soins, erreurs médicamenteuses, situations de maltraitance |
| Formations | Actions de formation réalisées, thématiques, participation du personnel |
| Propositions | Axes d’amélioration pour l’année suivante, recommandations, investissements nécessaires |
La commission de coordination gériatrique
Le médecin coordonnateur préside la commission de coordination gériatrique, instance réglementaire qui se réunit au moins une fois par an (art. D.312-158 CASF). Elle regroupe :
- Le médecin coordonnateur (président)
- Les médecins traitants intervenant dans l’établissement
- Le pharmacien référent (le cas échéant)
- L’IDEC et le cadre de santé
- Le directeur d’établissement (ou son représentant)
Cette commission est l’occasion de présenter le RAMA, de débattre des protocoles de soins, de partager les données épidémiologiques et de coordonner les pratiques médicales au sein de l’établissement. Son compte-rendu est un document attendu lors de l’évaluation HAS.
9. Pénurie et enjeux de recrutement
La pénurie de médecins coordonnateurs est l’un des problèmes les plus aigus du secteur médico-social. Selon les dernières données disponibles, environ 32 % des postes de médecin coordonnateur en EHPAD sont vacants ou occupés par intérim, et 965 offres d’emploi étaient publiées en mars 2026.
Causes de la pénurie
- Rémunération insuffisante : en comparaison avec l’exercice libéral ou hospitalier, la rémunération du médecin coordonnateur reste peu attractive, surtout au prorata du temps partiel
- Temps partiel contraint : la plupart des postes sont à 0,30-0,40 ETP, rendant difficile d’en faire une activité principale
- Charge administrative croissante : RAMA, évaluations HAS, codages AGGIR/PATHOS, réunions institutionnelles
- Isolement professionnel : le médecin coordonnateur est souvent le seul médecin présent dans l’établissement
- Image du secteur : l’EHPAD souffre d’un déficit d’attractivité médicale par rapport à l’hôpital ou la médecine de ville
- Démographie médicale : l’âge moyen des médecins coordonnateurs est de 58 ans, annonçant une vague de départs en retraite
Leviers de recrutement et de fidélisation
Pour faire face à cette pénurie, plusieurs leviers peuvent être actionnés par les directeurs d’EHPAD :
- Revalorisation salariale : négocier au-delà des grilles minimales, proposer des primes de sujétion
- Augmentation du temps de présence : passer de 0,40 à 0,60 ou 0,80 ETP pour rendre le poste plus attractif
- Télécoordination : permettre une partie de l’activité à distance (analyse de dossiers, rédaction du RAMA, téléconsultations)
- Outils numériques : équiper l’établissement d’un DUI performant pour réduire la charge administrative
- Mutualisation : partager un médecin coordonnateur entre plusieurs établissements (GCSMS, GHT)
- Formation : faciliter l’accès au DU de médecin coordonnateur pour les médecins généralistes du territoire
10. FAQ — Médecin coordonnateur en EHPAD
Quel est le rôle du médecin coordonnateur en EHPAD ?
Le médecin coordonnateur assure la coordination de la prise en charge médicale des résidents. Il élabore le projet général de soins, donne un avis sur les admissions, coordonne les professionnels de santé, évalue la dépendance (grille AGGIR, PATHOS), veille aux bonnes pratiques gériatriques et rédige le RAMA. Il n’est pas le médecin traitant des résidents : son rôle est organisationnel et stratégique. L’article D.312-158 du CASF liste ses 13 missions réglementaires.
Quels diplômes faut-il pour devenir médecin coordonnateur ?
Il faut être docteur en médecine et titulaire de l’un des 6 diplômes qualifiants : DES de gériatrie, capacité de gérontologie, DESC de gériatrie, DU de médecin coordonnateur (le plus fréquent), DIU Médecine de la Personne Âgée (MPA, reconnu depuis 2025), ou attestation de formation continue sous conditions transitoires. Le DPC triennal est également obligatoire.
Le médecin coordonnateur peut-il prescrire ?
Oui, depuis le décret n°2019-714, le médecin coordonnateur peut prescrire dans trois cas précis : urgence vitale en l’absence du médecin traitant, vaccination dans le cadre du calendrier vaccinal, et gestion des risques épidémiques collectifs (gale, gastro-entérite, grippe). Il ne peut pas se substituer au médecin traitant pour les soins courants.
Quel est le temps de présence minimum du médecin coordonnateur ?
Le temps de présence est fixé par décret en fonction de la capacité d’accueil : 0,20 ETP (25-44 places), 0,30 ETP (45-59 places), 0,40 ETP (60-99 places), 0,50 ETP (100-199 places) et 1,00 ETP (200 places et plus, depuis 2024). Un GMP supérieur à 800 points ouvre droit à un temps de présence renforcé.
Combien gagne un médecin coordonnateur en EHPAD ?
La rémunération varie selon le statut et l’ancienneté. En temps plein, la fourchette se situe entre 4 000 et 7 500 € brut mensuel (grille FPH). La prime Ségur de 517 €/mois s’ajoute au traitement de base. Mais la plupart des postes étant à temps partiel (0,40 ETP), la rémunération effective est proportionnelle. En libéral, les honoraires sont de 100 à 180 €/heure.
Qu’est-ce que le RAMA et à quoi sert-il ?
Le RAMA (Rapport Annuel d’Activité Médicale) est un document réglementaire rédigé chaque année par le médecin coordonnateur. Il présente les indicateurs de santé des résidents (GMP, PMP, pathologies prévalentes), les données de prescriptions, les hospitalisations, les événements indésirables et les axes d’amélioration. Il est présenté à la commission de coordination gériatrique et au CVS. C’est un outil de pilotage essentiel pour la démarche qualité et l’évaluation HAS.
Quelle est la différence entre médecin coordonnateur et médecin traitant en EHPAD ?
Le médecin traitant est le médecin personnel du résident : il prescrit, suit l’état de santé, décide des traitements. Le médecin coordonnateur ne soigne pas directement les résidents (sauf urgence) : il coordonne l’ensemble de la prise en charge médicale, élabore les protocoles, évalue la dépendance et veille à la cohérence des pratiques. Il assure aussi le lien entre les médecins traitants libéraux et l’établissement.
Comment recruter un médecin coordonnateur face à la pénurie ?
Plusieurs leviers existent : revaloriser la rémunération au-delà des grilles minimales, augmenter la quotité ETP pour rendre le poste plus attractif, proposer la télécoordination pour une partie de l’activité, équiper l’établissement d’un DUI performant, mutualiser le poste entre plusieurs EHPAD via un GCSMS, et faciliter l’accès au DU de médecin coordonnateur pour les médecins généralistes du territoire.
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