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Enfin ! Extension du CTI : Tous les salariés du secteur

27 août 2024 3 min de lecture SOS EHPAD TEAM
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L’extension des revalorisations salariales issues du Ségur de la santé marque un tournant décisif pour le secteur sanitaire et médico-social associatif. Cette mesure tant attendue suscite de nombreuses réactions et soulève des enjeux importants.

Une revalorisation attendue depuis longtemps

La publication d’un arrêté au Journal Officiel officialise enfin l’extension du complément de traitement indiciaire (CTI). Cette décision était très attendue par de nombreux professionnels du secteur. Désormais, l’ensemble des salariés du sanitaire, social et médico-social privé non lucratif pourront en bénéficier.

Le CTI de 183 euros net par mois avait été mis en place en 2020 suite au Ségur de la santé. Cependant, certaines catégories de personnel en étaient jusqu’ici exclues. Cette situation créait des disparités au sein des équipes.

L’extension concerne notamment les personnels non-soignants, administratifs et techniques. Auparavant, seuls les soignants percevaient ce complément de salaire. Cette inégalité de traitement était source de tensions dans les établissements.

Deux accords ont été signés début juin entre les syndicats et la confédération des employeurs Axess. Ces accords actent l’extension du CTI à tous les personnels. Ils définissent également le cadre des futures négociations.

Un impact significatif sur le secteur

Cette revalorisation représente une avancée majeure pour l’attractivité des métiers du secteur. En effet, de nombreux établissements font face à des difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel.

Selon les chiffres du ministère, environ 500 000 professionnels supplémentaires vont bénéficier du CTI. Cela représente un coût estimé à plus d’un milliard d’euros par an pour les finances publiques.

L’extension du CTI devrait contribuer à réduire les écarts de rémunération entre public et privé. Ces écarts étaient parfois importants, notamment pour certains métiers administratifs ou techniques.

Les organisations syndicales saluent une « avancée historique » tout en restant vigilantes sur sa mise en œuvre. Elles demandent des garanties sur le financement pérenne de cette mesure par les pouvoirs publics.

Des enjeux persistants à relever

Malgré cette avancée, certains « oubliés du Ségur » demeurent, notamment dans la fonction publique hospitalière. Le Conseil d’État a en effet exclu certaines catégories de personnel de l’extension du CTI.

La question du financement à long terme de ces revalorisations reste posée. Les établissements s’inquiètent de leur capacité à supporter cette charge supplémentaire dans la durée.

Au-delà des salaires, d’autres problématiques persistent comme les conditions de travail ou le manque d’effectifs. Ces sujets devront être abordés dans les futures négociations sectorielles.

La mise en place d’une convention collective unique étendue (CCUE) constitue un autre chantier majeur. Les modalités et le calendrier des négociations ont été définis dans les récents accords.

Vers une reconnaissance accrue des professionnels

Cette extension du CTI marque une étape importante dans la reconnaissance des métiers du secteur. Elle répond à une revendication ancienne des professionnels qui se sentaient dévalorisés.

La mesure devrait contribuer à renforcer l’attractivité des carrières dans le sanitaire et médico-social. Cela pourrait faciliter les recrutements dans un contexte de pénurie de personnel qualifié.

Les employeurs espèrent que cette revalorisation permettra de fidéliser les équipes en place. Le turn-over important dans certains établissements nuit en effet à la qualité de l’accompagnement.

Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi la reconnaissance du rôle essentiel de ces professionnels qui est en jeu. Leur engagement durant la crise sanitaire a mis en lumière leur importance pour la société.

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L’extension des revalorisations salariales issues du Ségur de la santé marque un tournant décisif pour le secteur sanitaire et médico-social associatif. Cette mesure tant attendue suscite de nombreuses réactions et soulève des enjeux importants.

Une revalorisation attendue depuis longtemps

La publication d’un arrêté au Journal Officiel officialise enfin l’extension du complément de traitement indiciaire (CTI). Cette décision était très attendue par de nombreux professionnels du secteur. Désormais, l’ensemble des salariés du sanitaire, social et médico-social privé non lucratif pourront en bénéficier.

Le CTI de 183 euros net par mois avait été mis en place en 2020 suite au Ségur de la santé. Cependant, certaines catégories de personnel en étaient jusqu’ici exclues. Cette situation créait des disparités au sein des équipes.

L’extension concerne notamment les personnels non-soignants, administratifs et techniques. Auparavant, seuls les soignants percevaient ce complément de salaire. Cette inégalité de traitement était source de tensions dans les établissements.

Deux accords ont été signés début juin entre les syndicats et la confédération des employeurs Axess. Ces accords actent l’extension du CTI à tous les personnels. Ils définissent également le cadre des futures négociations.

Un impact significatif sur le secteur

Cette revalorisation représente une avancée majeure pour l’attractivité des métiers du secteur. En effet, de nombreux établissements font face à des difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel.

Selon les chiffres du ministère, environ 500 000 professionnels supplémentaires vont bénéficier du CTI. Cela représente un coût estimé à plus d’un milliard d’euros par an pour les finances publiques.

L’extension du CTI devrait contribuer à réduire les écarts de rémunération entre public et privé. Ces écarts étaient parfois importants, notamment pour certains métiers administratifs ou techniques.

Les organisations syndicales saluent une « avancée historique » tout en restant vigilantes sur sa mise en œuvre. Elles demandent des garanties sur le financement pérenne de cette mesure par les pouvoirs publics.

Des enjeux persistants à relever

Malgré cette avancée, certains « oubliés du Ségur » demeurent, notamment dans la fonction publique hospitalière. Le Conseil d’État a en effet exclu certaines catégories de personnel de l’extension du CTI.

La question du financement à long terme de ces revalorisations reste posée. Les établissements s’inquiètent de leur capacité à supporter cette charge supplémentaire dans la durée.

Au-delà des salaires, d’autres problématiques persistent comme les conditions de travail ou le manque d’effectifs. Ces sujets devront être abordés dans les futures négociations sectorielles.

La mise en place d’une convention collective unique étendue (CCUE) constitue un autre chantier majeur. Les modalités et le calendrier des négociations ont été définis dans les récents accords.

Vers une reconnaissance accrue des professionnels

Cette extension du CTI marque une étape importante dans la reconnaissance des métiers du secteur. Elle répond à une revendication ancienne des professionnels qui se sentaient dévalorisés.

La mesure devrait contribuer à renforcer l’attractivité des carrières dans le sanitaire et médico-social. Cela pourrait faciliter les recrutements dans un contexte de pénurie de personnel qualifié.

Les employeurs espèrent que cette revalorisation permettra de fidéliser les équipes en place. Le turn-over important dans certains établissements nuit en effet à la qualité de l’accompagnement.

Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi la reconnaissance du rôle essentiel de ces professionnels qui est en jeu. Leur engagement durant la crise sanitaire a mis en lumière leur importance pour la société.