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DAMRI remplace le DARI : Un nouvel outil pour maîtriser

14 septembre 2024 4 min de lecture SOS EHPAD TEAM

La prévention des infections constitue un enjeu majeur pour les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS). Après une décennie d’utilisation du DARI (Démarche d’Analyse du Risque Infectieux), un nouvel outil voit le jour : le DAMRI. Cet instrument innovant propose une approche globale et moderne de la gestion du risque infectieux. Quels sont les changements apportés par le DAMRI ? Comment va-t-il transformer les pratiques au sein des ESMS ? Décryptage complet de cette évolution majeure.

Un outil numérique adapté aux défis actuels des ESMS

Le DARI, instauré en 2012, a longtemps servi de référence pour l’analyse du risque infectieux dans les ESMS. Toutefois, les évolutions sanitaires récentes ont montré ses limites. Le DAMRI, acronyme de Démarche d’Analyse et de Maîtrise du Risque Infectieux, répond à ces nouveaux défis en proposant une plateforme web intuitive et dématérialisée. Cette modernisation permet aux établissements de cartographier précisément les risques infectieux, de mesurer le niveau de maîtrise et de générer automatiquement des plans d’actions d’amélioration.

L’application web du DAMRI offre une interface conviviale, accessible depuis n’importe quel dispositif connecté. Cette accessibilité facilite la mise à jour en temps réel des données, indispensable dans un contexte sanitaire en constante évolution. Selon une enquête de la Fédération Hospitalière de France en 2022, 75 % des établissements souhaitaient une solution numérique pour la gestion du risque infectieux. Le DAMRI répond à cette demande en proposant un outil sécurisé et ergonomique, adapté aux besoins des professionnels.

Une démarche universelle pour une prévention harmonisée

Le DAMRI s’adresse à une large gamme d’ESMS, qu’ils soient dédiés aux personnes âgées ou aux personnes en situation de handicap. Les établissements concernés incluent les EHPAD, les FAM, les MAS, les IME et les EEAP. Cette universalité vise à harmoniser les pratiques de prévention du risque infectieux sur l’ensemble du territoire.

La crise sanitaire liée à la COVID-19 a souligné l’importance d’une approche coordonnée de la prévention des infections. Le DAMRI facilite la collaboration entre les différents ESMS, permettant un partage d’informations et une mutualisation des ressources. Par exemple, lors de la pandémie, des EHPAD ont pu adapter rapidement leurs protocoles grâce à des outils numériques similaires. Cette collaboration a contribué à réduire de 15 % le taux d’infection parmi les résidents, selon les données du Haut Conseil de la Santé Publique.

Une structure en huit chapitres pour une analyse détaillée

Le DAMRI est organisé autour de huit chapitres thématiques, offrant une analyse exhaustive des domaines liés à la prévention des infections :

  • Organisation et moyens mis en œuvre pour la PMRI
  • Prise en charge et soins des résidents
  • Environnement
  • Restauration
  • Linge
  • Entretien des locaux
  • Animation vie sociale
  • Gestion d’événements infectieux à potentiel épidémique

Chaque chapitre contient plusieurs thématiques et critères spécifiques. Par exemple, le chapitre sur la restauration intègre des critères sur l’hygiène alimentaire, la chaîne du froid et la gestion des déchets organiques. En 2021, une étude de l’ANSES a révélé que 20 % des infections alimentaires en ESMS étaient dues à une mauvaise gestion de ces éléments. En ciblant ces points critiques, le DAMRI permet aux établissements d’adopter des mesures préventives efficaces.

L’outil propose une cotation des risques basée sur des critères objectifs : fréquence, probabilité, gravité et niveau de maîtrise. Cette approche quantitative permet de déterminer la criticité des risques et de prioriser les actions à mener. Selon une publication de Santé publique France, une telle méthodologie améliore significativement la gestion des risques infectieux.

Des plans d’actions automatisés pour une amélioration continue

L’un des avantages majeurs du DAMRI réside dans sa capacité à générer automatiquement des plans d’actions d’amélioration. En se basant sur l’évaluation des risques, l’outil hiérarchise les actions à entreprendre en fonction de leur criticité. Cette automatisation permet aux ESMS de gagner du temps et d’allouer leurs ressources de manière optimale.

Le DAMRI encourage également la réalisation d’audits systèmes, optionnels mais fortement recommandés. Ces audits permettent de vérifier l’efficacité des processus mis en place et d’identifier d’éventuelles zones d’amélioration. Selon une enquête de l’INRS, les établissements qui réalisent régulièrement des audits internes réduisent de 25 % le nombre d’incidents liés aux infections.

Enfin, l’outil est sécurisé et accessible en ligne, avec un accès limité à l’ESMS via son numéro FINESS géographique. Cette sécurité garantit la confidentialité des données et la conformité aux réglementations en vigueur, notamment le RGPD.

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DAMRI remplace le DARI : Un nouvel outil pour maîtriser

La prévention des infections constitue un enjeu majeur pour les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS). Après une décennie d’utilisation du DARI (Démarche d’Analyse du Risque Infectieux), un nouvel outil voit le jour : le DAMRI. Cet instrument innovant propose une approche globale et moderne de la gestion du risque infectieux. Quels sont les changements apportés…

La prévention des infections constitue un enjeu majeur pour les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS). Après une décennie d’utilisation du DARI (Démarche d’Analyse du Risque Infectieux), un nouvel outil voit le jour : le DAMRI. Cet instrument innovant propose une approche globale et moderne de la gestion du risque infectieux. Quels sont les changements apportés par le DAMRI ? Comment va-t-il transformer les pratiques au sein des ESMS ? Décryptage complet de cette évolution majeure.

Un outil numérique adapté aux défis actuels des ESMS

Le DARI, instauré en 2012, a longtemps servi de référence pour l’analyse du risque infectieux dans les ESMS. Toutefois, les évolutions sanitaires récentes ont montré ses limites. Le DAMRI, acronyme de Démarche d’Analyse et de Maîtrise du Risque Infectieux, répond à ces nouveaux défis en proposant une plateforme web intuitive et dématérialisée. Cette modernisation permet aux établissements de cartographier précisément les risques infectieux, de mesurer le niveau de maîtrise et de générer automatiquement des plans d’actions d’amélioration.

L’application web du DAMRI offre une interface conviviale, accessible depuis n’importe quel dispositif connecté. Cette accessibilité facilite la mise à jour en temps réel des données, indispensable dans un contexte sanitaire en constante évolution. Selon une enquête de la Fédération Hospitalière de France en 2022, 75 % des établissements souhaitaient une solution numérique pour la gestion du risque infectieux. Le DAMRI répond à cette demande en proposant un outil sécurisé et ergonomique, adapté aux besoins des professionnels.

Une démarche universelle pour une prévention harmonisée

Le DAMRI s’adresse à une large gamme d’ESMS, qu’ils soient dédiés aux personnes âgées ou aux personnes en situation de handicap. Les établissements concernés incluent les EHPAD, les FAM, les MAS, les IME et les EEAP. Cette universalité vise à harmoniser les pratiques de prévention du risque infectieux sur l’ensemble du territoire.

La crise sanitaire liée à la COVID-19 a souligné l’importance d’une approche coordonnée de la prévention des infections. Le DAMRI facilite la collaboration entre les différents ESMS, permettant un partage d’informations et une mutualisation des ressources. Par exemple, lors de la pandémie, des EHPAD ont pu adapter rapidement leurs protocoles grâce à des outils numériques similaires. Cette collaboration a contribué à réduire de 15 % le taux d’infection parmi les résidents, selon les données du Haut Conseil de la Santé Publique.

Une structure en huit chapitres pour une analyse détaillée

Le DAMRI est organisé autour de huit chapitres thématiques, offrant une analyse exhaustive des domaines liés à la prévention des infections :

  • Organisation et moyens mis en œuvre pour la PMRI
  • Prise en charge et soins des résidents
  • Environnement
  • Restauration
  • Linge
  • Entretien des locaux
  • Animation vie sociale
  • Gestion d’événements infectieux à potentiel épidémique

Chaque chapitre contient plusieurs thématiques et critères spécifiques. Par exemple, le chapitre sur la restauration intègre des critères sur l’hygiène alimentaire, la chaîne du froid et la gestion des déchets organiques. En 2021, une étude de l’ANSES a révélé que 20 % des infections alimentaires en ESMS étaient dues à une mauvaise gestion de ces éléments. En ciblant ces points critiques, le DAMRI permet aux établissements d’adopter des mesures préventives efficaces.

L’outil propose une cotation des risques basée sur des critères objectifs : fréquence, probabilité, gravité et niveau de maîtrise. Cette approche quantitative permet de déterminer la criticité des risques et de prioriser les actions à mener. Selon une publication de Santé publique France, une telle méthodologie améliore significativement la gestion des risques infectieux.

Des plans d’actions automatisés pour une amélioration continue

L’un des avantages majeurs du DAMRI réside dans sa capacité à générer automatiquement des plans d’actions d’amélioration. En se basant sur l’évaluation des risques, l’outil hiérarchise les actions à entreprendre en fonction de leur criticité. Cette automatisation permet aux ESMS de gagner du temps et d’allouer leurs ressources de manière optimale.

Le DAMRI encourage également la réalisation d’audits systèmes, optionnels mais fortement recommandés. Ces audits permettent de vérifier l’efficacité des processus mis en place et d’identifier d’éventuelles zones d’amélioration. Selon une enquête de l’INRS, les établissements qui réalisent régulièrement des audits internes réduisent de 25 % le nombre d’incidents liés aux infections.

Enfin, l’outil est sécurisé et accessible en ligne, avec un accès limité à l’ESMS via son numéro FINESS géographique. Cette sécurité garantit la confidentialité des données et la conformité aux réglementations en vigueur, notamment le RGPD.