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Vieillir en toute sérénité : Comment gérer la perte d'autonomie chez les seniors
Santé seniors

Vieillir en toute sérénité : Comment gérer la perte

22 mai 2023 3 min de lecture SOS EHPAD TEAM
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La population vieillit. D’ici 2050, la France comptera 22,3 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit une hausse de 80% en 45 ans. Ce vieillissement de la population s’accompagne souvent d’une perte d’autonomie. Près de 90% des Français souhaitent vieillir chez eux. Pour concilier ce désir avec la perte d’autonomie, une aide à domicile est souvent nécessaire.

La perte d’autonomie se manifeste par différents signes. L’isolement d’un senior peut être un indicateur, souvent causé par des douleurs articulaires rendant les déplacements difficiles ou des troubles de l’audition compliquant les conversations. Les changements d’habitudes alimentaires, une alimentation de moins en moins fréquente, des problèmes de mémoire et des sautes d’humeur sont également des signes à surveiller.

La loi définit la perte d’autonomie ou la dépendance comme l’état de la personne qui, malgré les soins qu’elle peut recevoir, a besoin d’aide pour accomplir les actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière. Pour évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée, des professionnels ont mis en place la grille AGGIR. Cette grille questionne dix activités de la vie quotidienne pour déterminer le niveau de dépendance.

La perte d’autonomie a des conséquences directes et indirectes sur la vie quotidienne. Sans aide, la personne âgée risque de s’épuiser, d’accélérer le déclin de son état de santé, de tomber ou de se blesser. De manière préventive, il est nécessaire de mettre en place une aide adaptée dès les premiers signes de perte d’autonomie. Les conséquences indirectes peuvent inclure la dépression, l’isolement et une diminution de l’envie de se laver ou de s’alimenter.

Pour prévenir la perte d’autonomie, il est conseillé aux personnes âgées de continuer à pratiquer une activité physique régulièrement. Des sports adaptés, comme le tai-chi, la marche nordique ou le yoga, peuvent être pratiqués sans trop solliciter les articulations. Il est également possible d’aménager la maison pour qu’elle puisse faire le plus de choses elle-même.

En tant que proche, vous pouvez accompagner les personnes âgées à mieux gérer leur perte d’autonomie. Des lois ont été mises en place pour assister les aidants familiaux. Vous pouvez par exemple demander un congé proche aidant, qui vous permet de suspendre votre contrat de travail pendant un an pour aider un de vos proches en perte d’autonomie.

Il existe une aide financière, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), pour les personnes dépendantes de plus de 60 ans afin de financer l’aide à domicile. Cette aide est accordée sans conditions de ressources et son montant dépend du degré de dépendance de la personne, du mode d’hébergement et des revenus.

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La population vieillit. D’ici 2050, la France comptera 22,3 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit une hausse de 80% en 45 ans. Ce vieillissement de la population s’accompagne souvent d’une perte d’autonomie. Près de 90% des Français souhaitent vieillir chez eux. Pour concilier ce désir avec la perte d’autonomie, une aide à domicile est souvent nécessaire.

La perte d’autonomie se manifeste par différents signes. L’isolement d’un senior peut être un indicateur, souvent causé par des douleurs articulaires rendant les déplacements difficiles ou des troubles de l’audition compliquant les conversations. Les changements d’habitudes alimentaires, une alimentation de moins en moins fréquente, des problèmes de mémoire et des sautes d’humeur sont également des signes à surveiller.

La loi définit la perte d’autonomie ou la dépendance comme l’état de la personne qui, malgré les soins qu’elle peut recevoir, a besoin d’aide pour accomplir les actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière. Pour évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée, des professionnels ont mis en place la grille AGGIR. Cette grille questionne dix activités de la vie quotidienne pour déterminer le niveau de dépendance.

La perte d’autonomie a des conséquences directes et indirectes sur la vie quotidienne. Sans aide, la personne âgée risque de s’épuiser, d’accélérer le déclin de son état de santé, de tomber ou de se blesser. De manière préventive, il est nécessaire de mettre en place une aide adaptée dès les premiers signes de perte d’autonomie. Les conséquences indirectes peuvent inclure la dépression, l’isolement et une diminution de l’envie de se laver ou de s’alimenter.

Pour prévenir la perte d’autonomie, il est conseillé aux personnes âgées de continuer à pratiquer une activité physique régulièrement. Des sports adaptés, comme le tai-chi, la marche nordique ou le yoga, peuvent être pratiqués sans trop solliciter les articulations. Il est également possible d’aménager la maison pour qu’elle puisse faire le plus de choses elle-même.

En tant que proche, vous pouvez accompagner les personnes âgées à mieux gérer leur perte d’autonomie. Des lois ont été mises en place pour assister les aidants familiaux. Vous pouvez par exemple demander un congé proche aidant, qui vous permet de suspendre votre contrat de travail pendant un an pour aider un de vos proches en perte d’autonomie.

Il existe une aide financière, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), pour les personnes dépendantes de plus de 60 ans afin de financer l’aide à domicile. Cette aide est accordée sans conditions de ressources et son montant dépend du degré de dépendance de la personne, du mode d’hébergement et des revenus.