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Lutte Contre la Maladie d'Alzheimer À l'Échelle Européenne
Santé seniors

Maladie d’Alzheimer : l’urgence d’agir face à la progression mondiale

2 août 2024 6 min de lecture SOS EHPAD TEAM
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L’urgence de développer des politiques de santé publique pour la maladie d’Alzheimer n’a jamais été aussi pressante. Avec l’augmentation prévue à 9,1 millions de personnes touchées d’ici 2025 dans l’Union européenne, la question se pose : comment la politique de santé s’adaptera-t-elle à cette crise ? Depuis la déclaration de Glasgow en octobre 2014, les actions n’ont pas été à la hauteur des défis. Ce constat alarmant est souligné par Alzheimer Europe qui appelle à un renouveau de l’engagement politique à l’échelle européenne, en particulier dans la perspective des élections de juin 2024. La mobilisation autour de cette question, notamment à travers des actions clés telles que le manifeste d’Helsinki et le Pacte européen 2024, vise à rappeler aux candidats et aux décideurs l’urgence d’intégrer la lutte contre Alzheimer dans leurs priorités.

L’état des lieux : un désintérêt alarmant

Depuis la déclaration de Glasgow, le constat est amer. La situation s’est détériorée dans de nombreux pays, dont la France, où les politiques en faveur de la maladie d’Alzheimer ont été reléguées au second plan. Entre 2008 et 2024, le dernier plan national a été transformé en une simple « feuille de route », sans calendrier précis et presque sans budget. Ce désinvestissement s’explique par l’absorption de la maladie d’Alzheimer dans le cadre plus large et économique des « maladies neurodégénératives ».

En 2023, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne, pourtant conscientes de l’ampleur de la crise, semblent avoir baissé les bras. Les plans d’actions antérieurs ont laissé place à une absence de priorisation alarmante. Les stratagèmes apparents de l’OMS, comme le plan mondial d’action contre « la démence » 2017-2025, montrent un intérêt passé qui se dilue rapidement. De fait, la détermination à lutter contre cette maladie si dévastatrice semble s’effriter, laissant des millions de citoyens européens sans le soutien dont ils ont besoin.

Dans ce contexte, la campagne de sensibilisation mise en place par Alzheimer Europe apparaît comme une réponse nécessaire. Le Manifeste d’Helsinki, publié le 16 octobre 2023, s’inscrit comme un appel à l’action urgent. Ce document marque presque une décennie depuis la déclaration de Glasgow et souligne le décalage entre la réalité et l’urgence des besoins. Actuellement, 74 organisations ont déjà approuvé ce texte, ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux autour d’Alzheimer. Les signataires, y compris la Fondation Médéric Alzheimer et Baluchon France, démontrent un soutien transversal en faveur de la priorisation de la maladie.

Les actions clés : vers un changement de paradigm

Pour répondre au désintérêt croissant, Alzheimer Europe a articulé sa campagne autour de trois actions majeures. Le manifeste d’Helsinki a jeté les bases d’une mobilisation européenne, mais ce dernier a besoin d’une affirmation tangible sous la forme d’un soutien politique fort. À cela s’ajoute l’Appel public à l’Action lancé le 15 janvier 2024, disponible dans 34 langues. La pétition ainsi mise en ligne est accompagnée de témoignages poignants de personnes vivant avec la maladie. Ces voix, souvent ignorées dans le débat public, font résonner le besoin d’une prise de conscience collective.

À la mi-juin 2024, déjà 7354 signatures avaient été recueillies. Cette dynamique semble s’accélérer, donnant un véritable poids au message de mobilisation. Toutefois, pour influencer les décideurs, il est impératif que la pétition atteigne un maximum de signatures avant sa clôture prévue pour le 10 décembre, coïncidant avec la première réunion des eurodéputés signataires du Pacte. La légitimité du propos repose sur le soutien populaire, renforçant ainsi la nécessité d’une action concertée.

Le Pacte européen 2024 constitue le troisième volet de cette campagne ambitieuse. Transmis aux membres d’Alzheimer Europe dès janvier, il a rencontré un écho favorable parmi les candidats nationaux au Parlement européen. Ce Pacte vise à engager les futurs eurodéputés à prioriser la lutte contre Alzheimer et à intégrer cette cause au cœur de leurs travaux. À ce jour, plus de 300 signatures ont été recensées, dont 150 en France. Un soutien qui pourrait s’avérer décisif lors des débats parlementaires à venir.

Des enjeux cruciaux à l’échelle nationale

Les élections européennes représentent une opportunité pour réinvestir la question de la maladie d’Alzheimer dans le débat public. Les résultats des élections ont redessiné le paysage politique, donnant aux organisations comme France Alzheimer la possibilité de relancer les discussions auprès des nouveaux parlementaires. Malgré une pause dans les travaux parlementaires, interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale, cette période peut servir de tremplin pour réactiver la dynamique autour des sujets de santé, en particulier ceux touchant à la démence.

Les enjeux de santé publique liés à la maladie d’Alzheimer continuent de croître. La France, avec ses 1,2 million de malades, fait face à un défi monumental. Il est donc crucial que les nouvelles initiatives politiques intègrent des mesures spécifiques autour de cette question. La mise en œuvre de solutions significatives repose cependant sur un cadre législatif solide et un engagement honnête des décideurs. Les résultats des élections européennes offrent une occasion unique pour les parlementaires de se pencher sur le sujet avec sérieux et pouvoir.

Pour réussir cette dynamique, la participation d’associations et de organisations citoyennes sera essentielle. Cela inclut une sensibilisation continue ainsi qu’un plaidoyer constant en faveur d’un financement accru. Les résultats doivent refléter une volonté politique d’engager les acteurs à tous les niveaux, depuis le local jusqu’à l’européen. À travers des alliances stratégiques et des campagnes de sensibilisation, il est possible de faire de la maladie d’Alzheimer une priorité sur l’agenda politique.

Un appel à l’action collective

En conclusion, la maladie d’Alzheimer représente un défi majeur pour la santé publique en Europe. La déclaration de Glasgow a marqué un point de départ mais, malheureusement, peu a été accompli depuis. Le manifeste d’Helsinki, l’Appel public à l’Action et le Pacte européen 2024 sont autant d’initiatives nécessaires pour mobiliser les décideurs autour de cette question cruciale. Il est impératif que cette dynamique ne faiblisse pas, et que la pression sur les eurodéputés et autres décideurs continue d’exister.

L’engagement citoyen est essentiel dans cette lutte. Chaque signature sur la pétition contribue à renforcer la voix de millions de malades et de leurs proches. À l’échelle européenne, le poids de ce mouvement est déterminant. Alors que nous nous dirigeons vers les élections européennes en 2024, il est vital que la maladie d’Alzheimer ne soit pas mise au second plan. Unissons nos voix pour faire de cette cause une priorité politique.

Ensemble, il est possible d’agir, de changer et de faire entendre la voix des millions de citoyens touchés par cette maladie.

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L’urgence de développer des politiques de santé publique pour la maladie d’Alzheimer n’a jamais été aussi pressante. Avec l’augmentation prévue à 9,1 millions de personnes touchées d’ici 2025 dans l’Union européenne, la question se pose : comment la politique de santé s’adaptera-t-elle à cette crise ? Depuis la déclaration de Glasgow en octobre 2014, les actions n’ont pas été à la hauteur des défis. Ce constat alarmant est souligné par Alzheimer Europe qui appelle à un renouveau de l’engagement politique à l’échelle européenne, en particulier dans la perspective des élections de juin 2024. La mobilisation autour de cette question, notamment à travers des actions clés telles que le manifeste d’Helsinki et le Pacte européen 2024, vise à rappeler aux candidats et aux décideurs l’urgence d’intégrer la lutte contre Alzheimer dans leurs priorités.

L’état des lieux : un désintérêt alarmant

Depuis la déclaration de Glasgow, le constat est amer. La situation s’est détériorée dans de nombreux pays, dont la France, où les politiques en faveur de la maladie d’Alzheimer ont été reléguées au second plan. Entre 2008 et 2024, le dernier plan national a été transformé en une simple « feuille de route », sans calendrier précis et presque sans budget. Ce désinvestissement s’explique par l’absorption de la maladie d’Alzheimer dans le cadre plus large et économique des « maladies neurodégénératives ».

En 2023, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne, pourtant conscientes de l’ampleur de la crise, semblent avoir baissé les bras. Les plans d’actions antérieurs ont laissé place à une absence de priorisation alarmante. Les stratagèmes apparents de l’OMS, comme le plan mondial d’action contre « la démence » 2017-2025, montrent un intérêt passé qui se dilue rapidement. De fait, la détermination à lutter contre cette maladie si dévastatrice semble s’effriter, laissant des millions de citoyens européens sans le soutien dont ils ont besoin.

Dans ce contexte, la campagne de sensibilisation mise en place par Alzheimer Europe apparaît comme une réponse nécessaire. Le Manifeste d’Helsinki, publié le 16 octobre 2023, s’inscrit comme un appel à l’action urgent. Ce document marque presque une décennie depuis la déclaration de Glasgow et souligne le décalage entre la réalité et l’urgence des besoins. Actuellement, 74 organisations ont déjà approuvé ce texte, ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux autour d’Alzheimer. Les signataires, y compris la Fondation Médéric Alzheimer et Baluchon France, démontrent un soutien transversal en faveur de la priorisation de la maladie.

Les actions clés : vers un changement de paradigm

Pour répondre au désintérêt croissant, Alzheimer Europe a articulé sa campagne autour de trois actions majeures. Le manifeste d’Helsinki a jeté les bases d’une mobilisation européenne, mais ce dernier a besoin d’une affirmation tangible sous la forme d’un soutien politique fort. À cela s’ajoute l’Appel public à l’Action lancé le 15 janvier 2024, disponible dans 34 langues. La pétition ainsi mise en ligne est accompagnée de témoignages poignants de personnes vivant avec la maladie. Ces voix, souvent ignorées dans le débat public, font résonner le besoin d’une prise de conscience collective.

À la mi-juin 2024, déjà 7354 signatures avaient été recueillies. Cette dynamique semble s’accélérer, donnant un véritable poids au message de mobilisation. Toutefois, pour influencer les décideurs, il est impératif que la pétition atteigne un maximum de signatures avant sa clôture prévue pour le 10 décembre, coïncidant avec la première réunion des eurodéputés signataires du Pacte. La légitimité du propos repose sur le soutien populaire, renforçant ainsi la nécessité d’une action concertée.

Le Pacte européen 2024 constitue le troisième volet de cette campagne ambitieuse. Transmis aux membres d’Alzheimer Europe dès janvier, il a rencontré un écho favorable parmi les candidats nationaux au Parlement européen. Ce Pacte vise à engager les futurs eurodéputés à prioriser la lutte contre Alzheimer et à intégrer cette cause au cœur de leurs travaux. À ce jour, plus de 300 signatures ont été recensées, dont 150 en France. Un soutien qui pourrait s’avérer décisif lors des débats parlementaires à venir.

Des enjeux cruciaux à l’échelle nationale

Les élections européennes représentent une opportunité pour réinvestir la question de la maladie d’Alzheimer dans le débat public. Les résultats des élections ont redessiné le paysage politique, donnant aux organisations comme France Alzheimer la possibilité de relancer les discussions auprès des nouveaux parlementaires. Malgré une pause dans les travaux parlementaires, interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale, cette période peut servir de tremplin pour réactiver la dynamique autour des sujets de santé, en particulier ceux touchant à la démence.

Les enjeux de santé publique liés à la maladie d’Alzheimer continuent de croître. La France, avec ses 1,2 million de malades, fait face à un défi monumental. Il est donc crucial que les nouvelles initiatives politiques intègrent des mesures spécifiques autour de cette question. La mise en œuvre de solutions significatives repose cependant sur un cadre législatif solide et un engagement honnête des décideurs. Les résultats des élections européennes offrent une occasion unique pour les parlementaires de se pencher sur le sujet avec sérieux et pouvoir.

Pour réussir cette dynamique, la participation d’associations et de organisations citoyennes sera essentielle. Cela inclut une sensibilisation continue ainsi qu’un plaidoyer constant en faveur d’un financement accru. Les résultats doivent refléter une volonté politique d’engager les acteurs à tous les niveaux, depuis le local jusqu’à l’européen. À travers des alliances stratégiques et des campagnes de sensibilisation, il est possible de faire de la maladie d’Alzheimer une priorité sur l’agenda politique.

Un appel à l’action collective

En conclusion, la maladie d’Alzheimer représente un défi majeur pour la santé publique en Europe. La déclaration de Glasgow a marqué un point de départ mais, malheureusement, peu a été accompli depuis. Le manifeste d’Helsinki, l’Appel public à l’Action et le Pacte européen 2024 sont autant d’initiatives nécessaires pour mobiliser les décideurs autour de cette question cruciale. Il est impératif que cette dynamique ne faiblisse pas, et que la pression sur les eurodéputés et autres décideurs continue d’exister.

L’engagement citoyen est essentiel dans cette lutte. Chaque signature sur la pétition contribue à renforcer la voix de millions de malades et de leurs proches. À l’échelle européenne, le poids de ce mouvement est déterminant. Alors que nous nous dirigeons vers les élections européennes en 2024, il est vital que la maladie d’Alzheimer ne soit pas mise au second plan. Unissons nos voix pour faire de cette cause une priorité politique.

Ensemble, il est possible d’agir, de changer et de faire entendre la voix des millions de citoyens touchés par cette maladie.