Les canicules sont connues pour causer des décès en excès, en particulier chez les personnes âgées de 75 ans et plus. Dans cet article, nous analyserons les données et études disponibles pour comprendre si ces personnes doivent craindre des hécatombes à cause des canicules.
Les canicules et la surmortalité en France : un phénomène avéré
En France, l’impact des canicules sur la mortalité est indéniable. Par exemple, en 2003, on a observé une surmortalité d’environ 15 000 décès lors de la vague de chaleur d’août. Ce triste bilan a conduit à la mise en place du Plan National Canicule (PNC) et du Système d’Alerte Canicule et Santé (SACS) en 2004.
Les 75 ans et plus, une population particulièrement touchée
Il est avéré que les personnes âgées de 75 ans et plus sont les plus touchées par les canicules. En effet, lors des épisodes de canicule en 2022, un décès en excès sur six concernait cette tranche d’âge, soit 2 272 décès en excès (+20,2%).

Les mesures de prévention et d’alerte pour limiter les risques
Face à cette situation, des mesures de surveillance, d’alerte et de prévention ont été mises en place pour limiter les risques de décès liés aux canicules. L’objectif est notamment d’identifier les groupes les plus vulnérables et de mettre en place des actions de prévention et de protection adaptées.
Le cas de l’Allemagne : des chiffres inquiétants
La situation en France n’est pas isolée. En Allemagne, près de 20 000 personnes seraient décédées des suites de la chaleur entre 2018 et 2020. La majorité de ces décès concernait également les personnes âgées.
La surmortalité liée aux canicules est un phénomène avéré, en particulier chez les personnes âgées de 75 ans et plus. Si le terme « hécatombe » peut sembler exagéré, il est crucial de prendre en compte les risques liés aux vagues de chaleur et d’adopter les mesures de prévention nécessaires pour protéger les populations les plus vulnérables
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