Depuis l’été 2021, les professionnels de la santé qui ne sont pas vaccinés contre la Covid-19 sont suspendus de leur fonction. Depuis cette date, le personnel médical et sanitaire doit se soumettre à la vaccination obligatoire pour exercer. Alors que la fin de cette obligation vaccinale pour les soignants est à l’étude, qu’en est-il des professionnels suspendus ? Combien sont-ils ? Comment vivent-ils cette situation ?
Suspension de soignants non-vaccinés, où en est-on ?
Depuis septembre 2021, la vaccination contre la Covid-19 est obligatoire pour le personnel médical et sanitaire en France. Toutefois, de nombreux soignants ont refusé de se faire vacciner, entraînant leur suspension de fonction. Selon les chiffres de la direction générale de l’offre de soins (DGOS) au 15 janvier 2023, 18 500 professionnels de santé ont été suspendus en France pour non-vaccination.
Malgré les campagnes de sensibilisation et la menace de suspension, certains soignants refusent toujours de se faire vacciner. Pour eux, la vaccination obligatoire est une atteinte à leur liberté individuelle.
La fin de l’obligation vaccinale pour les soignants ?
Le 20 février 2023, la Haute Autorité de Santé (HAS) s’est exprimée en faveur de la fin de l’obligation vaccinale pour les professionnels de la santé en France. Toutefois, cette décision doit être confirmée par un avis définitif de la HAS attendu pour la fin du mois de mars 2023.
En cas de levée de l’obligation vaccinale, les soignants suspendus pour non-vaccination pourraient alors retrouver leur poste. Toutefois, pour l’heure, la vaccination reste obligatoire et les professionnels suspendus sont toujours dans l’attente d’une éventuelle levée de cette obligation.
Comment vivent les soignants suspendus pour non-vaccination Covid ?
Actuellement, il est estimé que seulement 0,3% des professionnels hospitaliers ont été suspendus depuis l’automne 2021. La Fédération hospitalière de France (FHF) rapporte que seulement 600 infirmières sur 240 000, ainsi que 75 médecins et pharmaciens sur 85 000 en exercice, sont concernés par cette suspension.
Pour les soignants suspendus, la situation est difficile. Certains ont perdu leur emploi ou ont dû se mettre en arrêt maladie pour éviter une suspension. D’autres ont été contraints de prendre une décision difficile entre leur conviction personnelle et leur carrière professionnelle.
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J’accède au stock illimitéDes initiatives citoyennes ont été lancées pour protester contre le système de santé actuel, en demandant la suppression du statut de suspendu qui empêche les personnes non-vaccinées d’exercer. Des partis politiques, tels que La France Insoumise et le Rassemblement National, ont également réclamé la réintégration des soignants suspendus pour non-vaccination.
Cependant, certains acteurs de la santé, comme l’Académie nationale de médecine, restent fermement opposés à une éventuelle réintégration des soignants non-vaccinés contre le coronavirus. Ils affirment que cette décision pourrait mettre en danger la sécurité des patients et du personnel soignant.
L’Académie nationale de médecine s’oppose à la réintégration des soignants non-vaccinés. Dans plusieurs articles datant de juillet et décembre 2022, l’Académie a exprimé sa « ferme opposition » à cette éventualité. Selon elle, cela nuirait au « climat de confiance » entre soignants et patients, et « compromettrait » la sécurité des malades fragiles. Cette position a été soutenue par la Haute Autorité de santé, le Conseil scientifique et le gouvernement, qui ont également refusé la réintégration des soignants non vaccinés. Les chiffres avancés par la Fédération hospitalière de France montrent que seulement 0,3% des professionnels hospitaliers, soignants et non-soignants, ont été suspendus depuis l’automne 2021.

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