Salaires des aides-soignants en EHPAD : analyse comparative et réalités du terrain en 2025

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Les aides-soignants exercent un métier essentiel dans les EHPAD. Ils accompagnent quotidiennement des personnes âgées dépendantes. La question de leur rémunération reste centrale dans un contexte de pénurie de personnel soignant. Les récentes revalorisations salariales ont-elles vraiment changé la donne ? Les différences entre secteurs public, privé et associatif sont-elles significatives ? Notre enquête fait le point sur les salaires réels et les perspectives d’évolution pour ces professionnels indispensables au système de santé français.

La revalorisation salariale post-Ségur : des avancées inégales selon les secteurs

Le Ségur de la santé a marqué un tournant décisif pour les salaires des aides-soignants. Cette réforme, lancée en 2020, visait à revaloriser les métiers du soin. Dans le secteur public, la prime mensuelle atteint 183 euros net, soit environ 240 euros brut. Un gain non négligeable pour ces professionnels longtemps sous-payés. Les établissements privés et associatifs ont suivi le mouvement. La prime s’y établit généralement à 160 euros net par mois.

Selon l’enquête nationale de la DREES publiée en janvier 2025, cette revalorisation a permis une hausse moyenne de 8% des salaires. Le secteur public a connu la progression la plus marquée. L’écart avec le privé s’est accentué. La Fédération Hospitalière de France (FHF) confirme cette tendance dans son dernier rapport.

Les conditions d’attribution diffèrent selon les structures. Tous les aides-soignants du public bénéficient automatiquement de cette prime. Dans le privé, la situation varie selon les établissements. Certains groupes comme Korian ou Orpea l’ont généralisée. D’autres structures indépendantes l’appliquent de façon plus restrictive.

Cette disparité crée des tensions sur le marché de l’emploi. Les EHPAD publics attirent davantage de candidats. Le privé doit compenser par d’autres avantages. La mobilité professionnelle s’intensifie entre les différents types d’établissements.

Grilles salariales et progression de carrière : le public conserve un avantage structurel

La Fonction Publique Hospitalière offre un cadre précis d’évolution salariale. Les aides-soignants progressent selon une grille indiciaire transparente. Un débutant perçoit environ 1 827 euros brut mensuels au premier échelon. Après dix ans d’expérience, ce montant atteint 2 000 euros. En fin de carrière, le salaire culmine à 2 500 euros brut.

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Le privé lucratif propose des salaires de base relativement comparables. Un débutant y gagne environ 1 790 euros brut. Après cinq ans, ce montant passe à 2 179 euros. La progression salariale semble plus rapide dans les premières années. Elle plafonne toutefois plus vite qu’en secteur public.

Dans le secteur associatif, les aides-soignants relèvent généralement de la Convention Collective Nationale 51. Le salaire initial avoisine 1 800 euros brut. Il évolue vers 2 100 euros après cinq ans. Cette progression reste modérée mais régulière.

La sécurité de l’emploi constitue un avantage majeur du secteur public. Les titulaires bénéficient d’une garantie d’emploi à vie. Ce facteur pèse lourd dans le choix de carrière des jeunes diplômés. Une enquête de l’IFOP révèle que 68% des étudiants en formation d’aide-soignant privilégient le secteur public pour cette raison.

Les possibilités d’évolution diffèrent également. Le public offre des passerelles vers d’autres métiers du soin. La validation des acquis facilite l’accès aux formations d’infirmier. Dans le privé, les perspectives dépendent davantage de la politique interne de chaque groupe.

Le système complexe des primes : un complément salarial déterminant

Les primes constituent un élément essentiel de la rémunération des aides-soignants. Elles peuvent représenter jusqu’à 25% du salaire total. Le travail de nuit est valorisé différemment selon les secteurs. Dans le public, la majoration atteint 25% par heure travaillée entre 21h et 6h. Pour 40 heures mensuelles, cela représente environ 120 euros brut supplémentaires.

Le secteur privé applique des majorations variables. Elles oscillent entre 20 et 30% selon les conventions et accords d’entreprise. Un aide-soignant de nuit peut ainsi percevoir entre 100 et 140 euros de plus chaque mois.

Le travail dominical fait l’objet d’une compensation spécifique. Dans le public, l’indemnité forfaitaire s’élève désormais à 60 euros par dimanche travaillé. Cette revalorisation, effective depuis janvier 2024, représente une avancée significative. Pour quatre dimanches mensuels, le gain atteint 240 euros brut.

Les établissements privés et associatifs proposent des compensations moindres. Elles se limitent souvent à 20% de majoration horaire. Un aide-soignant travaillant quatre dimanches perçoit environ 80 euros supplémentaires par mois.

D’autres primes spécifiques existent. La prime « Grand Âge » concerne certains postes en EHPAD public. Son montant s’élève à 118 euros brut mensuels. Des primes d’assiduité ou de participation aux résultats complètent parfois le dispositif dans le privé.

Cette complexité rend les comparaisons difficiles. Un aide-soignant doit considérer l’ensemble du package salarial avant de choisir un employeur. Les écarts de rémunération réelle peuvent atteindre 300 euros mensuels entre deux établissements proposant un salaire de base identique.

La réalité du terrain : des disparités territoriales et des défis persistants

La rémunération des aides-soignants varie considérablement selon les régions. Les zones urbaines denses offrent généralement des salaires plus élevés. Paris et sa région proposent des compléments spécifiques. L’indemnité de résidence peut atteindre 3% du salaire de base. Cette prime compense partiellement le coût de la vie plus élevé.

Les zones rurales peinent à attirer les professionnels. Certains départements comme la Creuse ou la Lozère affichent des taux de vacance de postes supérieurs à 15%. Pour y remédier, des initiatives locales émergent. Des primes d’installation de 3 000 euros sont proposées dans plusieurs territoires sous-dotés.

Le rapport 2024 de l’Observatoire national des EHPAD met en lumière d’autres réalités. Le taux de turn-over atteint 23% en moyenne nationale. Il culmine à 35% dans certains établissements privés. Cette instabilité affecte la qualité des soins et la cohésion des équipes.

Les conditions de travail restent déterminantes. Une étude de la DARES révèle que 78% des aides-soignants en EHPAD souffrent de troubles musculo-squelettiques. Le ratio soignant/résidents influence directement la pénibilité. Il varie de 0,4 à 0,7 selon les établissements.

Face à ces défis, des innovations apparaissent. Certains groupes proposent désormais des semaines de quatre jours. D’autres développent des crèches d’entreprise ou des logements de fonction. La rémunération globale inclut de plus en plus ces avantages non-financiers. Ils contribuent à fidéliser les équipes dans un marché de l’emploi très tendu.

L’évolution des compétences transforme également le métier. Les aides-soignants assument des responsabilités croissantes. Cette montée en qualification justifie des revalorisations salariales. Le débat sur un nouveau statut intermédiaire entre aide-soignant et infirmier prend de l’ampleur.

Grilles de Salaires et Primes par Secteur

a. Secteur Public (Fonction Publique Hospitalière – FPH)

Les aides-soignants dans le secteur public travaillent sous le régime de la Fonction Publique Hospitalière (FPH). Leur salaire est déterminé par une grille indiciaire, basée sur leur grade et leur échelon.

  • Grade et salaire de base :
    Les aides-soignants relèvent généralement du grade « Aide-Soignant de classe normale » ou « Aide-Soignant de classe supérieure » après plusieurs années d’expérience. Voici une estimation des salaires bruts mensuels (basés sur les indices majorés au 1er janvier 2024) :
    • Début de carrière (échelon 1) : Environ 1 827 € brut/mois (indice majoré 371).
    • Après 10 ans (échelon 5) : Environ 2 000 € brut/mois (indice majoré 406).
    • Fin de carrière (échelon 11) : Environ 2 500 € brut/mois (indice majoré 508).
    Ces montants incluent la revalorisation des indices suite au Ségur de la Santé, qui a ajouté environ 183 € net/mois (soit environ 240 € brut) à tous les soignants dans le public.
  • Primes spécifiques :
    • Prime de nuit : Les heures travaillées entre 21h et 6h donnent droit à une majoration de 25 % de l’heure normale. Pour une heure normale à environ 12 € brut (selon l’échelon), cela représente une majoration de 3 € brut par heure de nuit. Si un aide-soignant travaille 40 heures de nuit par mois, cela ajoute environ 120 € brut/mois.
    • Prime de dimanche et jours fériés : Une indemnité forfaitaire est prévue pour le travail le dimanche ou les jours fériés. Depuis janvier 2024, cette indemnité est fixée à 60 € brut par jour travaillé. Si un aide-soignant travaille 4 dimanches par mois, cela ajoute 240 € brut/mois.
    • Prime Ségur : Une prime de 183 € net/mois (environ 240 € brut) est versée à tous les aides-soignants du secteur public.
  • Exemple de salaire total : Pour un aide-soignant avec 10 ans d’expérience travaillant en EHPAD public, avec 40 heures de nuit et 4 dimanches par mois :
    • Salaire de base : 2 000 € brut/mois
    • Prime Ségur : 240 € brut/mois
    • Prime de nuit : 120 € brut/mois
    • Prime de dimanche : 240 € brut/mois
    • Total : 2 600 € brut/mois (environ 2 000 € net/mois après cotisations sociales).

b. Secteur Privé (EHPAD à but lucratif)

Dans le secteur privé lucratif, les aides-soignants en EHPAD sont généralement régis par la Convention Collective Nationale de l’Hospitalisation Privée (CCN 2002) ou d’autres conventions selon l’établissement. Les salaires sont souvent moins standardisés que dans le public et dépendent de l’établissement.

  • Salaire de base :
    • Début de carrière : Environ 1 790 € brut/mois (1 400 € net/mois).
    • Après 5 ans : Environ 2 179 € brut/mois (1 700 € net/mois).
    • Fin de carrière : Environ 2 436 € brut/mois (1 900 € net/mois).
    Ces montants peuvent inclure une prime Ségur dans certains établissements privés lucratifs, mais elle est moindre que dans le public : 160 € net/mois (environ 210 € brut).
  • Primes spécifiques :
    • Prime de nuit : Les majorations pour le travail de nuit varient selon les conventions collectives. En général, une majoration de 20 à 30 % par heure de nuit est appliquée, soit environ 2,5 à 3,5 € brut par heure supplémentaire. Pour 40 heures de nuit par mois, cela peut ajouter 100 à 140 € brut/mois.
    • Prime de dimanche et jours fériés : Certaines conventions prévoient une majoration ou une indemnité forfaitaire pour le travail le dimanche. Par exemple, une majoration de 20 % par heure ou une indemnité forfaitaire d’environ 10 € brut par heure peut être appliquée. Si un aide-soignant travaille 4 dimanches (8 heures chacun), cela peut ajouter 80 € brut/mois.
    • Prime Ségur : Dans les EHPAD privés à but lucratif, la prime Ségur est généralement de 160 € net/mois (environ 210 € brut), mais elle n’est pas systématique et dépend de l’accord de l’établissement.
  • Exemple de salaire total : Pour un aide-soignant avec 5 ans d’expérience dans un EHPAD privé lucratif, avec 40 heures de nuit et 4 dimanches par mois :
    • Salaire de base : 2 179 € brut/mois
    • Prime Ségur : 210 € brut/mois
    • Prime de nuit : 120 € brut/mois
    • Prime de dimanche : 80 € brut/mois
    • Total : 2 589 € brut/mois (environ 2 000 € net/mois après cotisations sociales).

c. Secteur Associatif (EHPAD à but non lucratif)

Dans le secteur associatif, les aides-soignants en EHPAD sont souvent régis par la Convention Collective Nationale 51 (CCN 51), gérée par la FEHAP (Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés Non Lucratifs). Les salaires sont proches de ceux du privé lucratif, mais les primes peuvent être mieux encadrées.

  • Salaire de base :
    • Début de carrière : Environ 1 800 € brut/mois (1 400 € net/mois).
    • Après 5 ans : Environ 2 100 € brut/mois (1 650 € net/mois).
    • Fin de carrière : Environ 2 300 € brut/mois (1 800 € net/mois).
    Comme dans le privé lucratif, une prime Ségur de 160 € net/mois (environ 210 € brut) peut être versée dans les EHPAD associatifs, selon l’accord de l’établissement.
  • Primes spécifiques :
    • Prime de nuit : La CCN 51 prévoit une majoration pour le travail de nuit, souvent autour de 20 à 25 % par heure. Cela équivaut à environ 2,5 à 3 € brut par heure de nuit. Pour 40 heures de nuit par mois, cela ajoute 100 à 120 € brut/mois.
    • Prime de dimanche et jours fériés : Une indemnité forfaitaire ou une majoration est prévue, souvent similaire au privé lucratif. Par exemple, une majoration de 20 % par heure ou une indemnité de 10 € brut par heure peut être appliquée. Pour 4 dimanches (8 heures chacun), cela peut ajouter 80 € brut/mois.
    • Prime Ségur : Comme dans le privé lucratif, la prime Ségur est d’environ 160 € net/mois (210 € brut), mais elle n’est pas systématique.
  • Exemple de salaire total : Pour un aide-soignant avec 5 ans d’expérience dans un EHPAD associatif, avec 40 heures de nuit et 4 dimanches par mois :
    • Salaire de base : 2 100 € brut/mois
    • Prime Ségur : 210 € brut/mois
    • Prime de nuit : 120 € brut/mois
    • Prime de dimanche : 80 € brut/mois
    • Total : 2 510 € brut/mois (environ 1 950 € net/mois après cotisations sociales).

Comparaison et Synthèse des Rémunérations

SecteurSalaire brut/mois (début)Salaire brut/mois (5 ans)Prime nuit (40h/mois)Prime dimanche (4 dimanches)Total brut/mois (exemple)
Public (FPH)1 827 €2 000 €120 €240 €2 600 €
Privé lucratif1 790 €2 179 €120 €80 €2 589 €
Associatif (CCN 51)1 800 €2 100 €120 €80 €2 510 €