Réduisez de 35% les accidents de manutention en EHPAD grâce à la formation technique et la maintenance préventive du matériel

Découvrez comment les lève-personnes en EHPAD réduisent les accidents de travail de 35% grâce à une formation adaptée et une maintenance rigoureuse des équipements.

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Les transferts de résidents en EHPAD concentrent une part importante des risques professionnels pour les soignants et des risques de chute pour les personnes âgées. Malgré les progrès technologiques, les accidents liés aux manutentions représentent encore près de 40 % des arrêts de travail dans le secteur médico-social. Une formation rigoureuse aux techniques de levage, couplée à une maintenance préventive stricte du matériel, constitue un levier majeur pour protéger vos équipes tout en garantissant la dignité et la sécurité des résidents.


Pourquoi les transferts restent-ils une zone à haut risque en EHPAD ?

Les transferts de résidents mobilisent quotidiennement les aides-soignants, les infirmiers et parfois les agents hôteliers. Ces gestes techniques répétés exposent les professionnels à des troubles musculosquelettiques (TMS), première cause de maladie professionnelle dans le secteur.

Selon les données de l’Assurance Maladie, le secteur de l’hébergement médico-social enregistre un taux de fréquence d’accidents du travail supérieur de 60 % à la moyenne nationale. Les lombalgies chroniques touchent plus de la moitié des aides-soignants après cinq ans d’exercice.

Les facteurs aggravants identifiés sur le terrain

Plusieurs éléments contribuent à cette sinistralité élevée :

  • Poids croissant des résidents : avec l’augmentation du GIR moyen pondéré, les établissements accueillent des profils de plus en plus dépendants et souvent en surpoids.
  • Charge de travail intense : le manque de temps pousse parfois à des raccourcis dans les protocoles de transfert.
  • Matériel inadapté ou vieillissant : lève-personnes mal entretenus, harnais usés ou mal dimensionnés.
  • Formation insuffisante : certains professionnels n’ont jamais suivi de recyclage depuis leur diplôme initial.

Une formation technique rigoureuse et une maintenance préventive constituent les deux piliers d’une politique de prévention efficace.

Un EHPAD de Normandie a réduit ses accidents de manutention de 35 % en un an après avoir déployé un programme de formation continue trimestrielle et instauré un contrôle mensuel du parc de lève-personnes.

Conseil opérationnel

Réalisez dès ce trimestre un audit de vos équipements de levage : recensez l’ancienneté, l’état des batteries, l’usure des sangles et harnais. Identifiez les besoins de renouvellement et intégrez-les dans votre budget prévisionnel.

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Comment choisir le matériel de levage adapté aux besoins de votre établissement ?

Le choix d’un équipement de levage ne se résume pas à un achat sur catalogue. Il doit répondre à la typologie des résidents, à la configuration des locaux et aux habitudes de travail des équipes.

Les principaux types de lève-personnes

Type de lève-personne Avantages Inconvénients Profils résidents adaptés
Lève-personne mobile Polyvalent, déplaçable dans toutes les chambres Encombrant, nécessite de l’espace GIR 1 à 3, absence totale d’appui
Rail plafonnier Confort maximal, libère l’espace au sol Investissement lourd, installation fixe Résidents lourds, chambres doubles
Verticalisateur Favorise l’autonomie, stimule la mobilité Nécessite un minimum de tonus GIR 3-4, rééducation
Lève-personne sur batterie Autonomie, pas de contrainte électrique Maintenance batterie, panne si décharge Tous profils, mobilité inter-étages

Un établissement de 80 lits en région parisienne a opté pour un mix : quatre rails plafonniers dans les chambres accueillant des résidents GIR 1-2, et six lève-personnes mobiles partagés entre les autres chambres. Cette approche a permis de réduire les délais d’intervention tout en maîtrisant les coûts.

Les critères de sélection à ne pas négliger

  • Charge maximale admissible : vérifiez qu’elle couvre les situations réelles (résidents jusqu’à 150 kg parfois).
  • Facilité de nettoyage : privilégiez des surfaces lisses et des matériaux compatibles avec les protocoles de bionettoyage.
  • Ergonomie des commandes : les soignants doivent pouvoir manipuler l’appareil sans posture contraignante.
  • Disponibilité des pièces détachées : assurez-vous que le fabricant assure un SAV réactif et un stock de harnais.

La durée de vie moyenne d’un lève-personne mobile est de 7 à 10 ans, à condition de respecter un plan de maintenance rigoureux.

Conseil opérationnel

Organisez une démonstration sur site avant tout achat. Impliquez les aides-soignants et les IDEC dans le choix : ce sont eux qui utiliseront l’équipement au quotidien. Leur adhésion conditionne la bonne adoption du matériel.


Former les équipes : au-delà du geste technique, une culture de la sécurité

La maîtrise des techniques de transfert ne s’improvise pas. Elle repose sur une formation initiale solide, régulièrement actualisée, et sur une culture collective de la prévention.

Contenu d’une formation complète aux lève-personnes

Une session efficace doit couvrir :

  1. Principes biomécaniques : comprendre les risques pour le dos, les épaules et les genoux.
  2. Évaluation du résident : capacité à se tenir debout, tonus musculaire, coopération possible.
  3. Choix du harnais : harnais standard, confort, amputé, toilette.
  4. Positionnement du lève-personne : angles d’approche, hauteur de crochet, stabilité.
  5. Communication avec le résident : expliquer chaque étape, rassurer, respecter la pudeur.
  6. Protocole de sécurité : vérification pré-levage, gestion des imprévus (panne, malaise).
  7. Rangement et signalement : procédure de fin de transfert, traçabilité des incidents.

Un soignant formé maîtrise non seulement le geste, mais aussi la relation de soin pendant le transfert.

Un EHPAD du Sud-Ouest a intégré dans son parcours d’intégration une demi-journée dédiée aux lève-personnes, animée par un binôme IDEC/ergothérapeute. Le taux de satisfaction des nouveaux arrivants a bondi à 92 %, et les accidents de manutention ont chuté de 28 % la première année.

Fréquence et formats de formation recommandés

  • Formation initiale : 3 heures minimum lors de l’embauche.
  • Recyclage annuel : 1 à 2 heures en présentiel ou e-learning.
  • Ateliers pratiques trimestriels : 30 minutes en équipe, sur cas concrets.
  • Retour d’expérience après incident : analyse collective, ajustement des protocoles.

Pour structurer votre plan de formation, consultez notre sélection de formations en ligne les plus utiles en EHPAD, qui inclut des modules sur la manutention et la prévention des TMS.

Conseil opérationnel

Créez une fiche de suivi individuel par soignant : date de dernière formation, modules suivis, incidents déclarés. Cela facilite le pilotage RH et garantit la traçabilité en cas d’inspection ou d’accident du travail.


Maintenance préventive : un pilier souvent sous-estimé

Un lève-personne mal entretenu devient rapidement un facteur de risque majeur. Les pannes en plein transfert exposent le résident à une chute et le soignant à une surcharge brutale.

Les points de contrôle à intégrer dans votre protocole

Élément Fréquence de contrôle Action Responsable
Batteries Mensuelle Vérification charge, remplacement si < 80 % capacité AS référent matériel
Harnais et sangles Hebdomadaire Inspection visuelle, détection usure/déchirure AS lors de l’utilisation
Vérins et systèmes hydrauliques Trimestrielle Contrôle fuites, graissage si nécessaire Prestataire externe ou maintenance
Roulettes et freins Mensuelle Test blocage, nettoyage roues AS ou agent technique
Structure métallique Annuelle Contrôle soudures, corrosion Organisme agréé ou fabricant
Télécommandes Mensuelle Vérification fonctionnement, nettoyage AS ou IDEC

Un EHPAD de la région Grand Est a mis en place un carnet de bord numérique partagé sur tablette : chaque utilisation d’un lève-personne fait l’objet d’une validation visuelle rapide. En cas d’anomalie, une alerte est envoyée à la maintenance. Résultat : zéro panne critique en 18 mois.

Traçabilité et conformité réglementaire

La réglementation impose des vérifications générales périodiques (VGP) pour les équipements de levage. Ces contrôles doivent être effectués par un organisme compétent au minimum tous les 12 mois, et systématiquement après toute modification ou réparation importante.

La non-conformité expose l’établissement à des sanctions en cas d’accident, et peut engager la responsabilité du directeur ou de l’IDEC.

La traçabilité des contrôles n’est pas qu’une contrainte administrative : elle protège juridiquement l’établissement et les professionnels.

Conseil opérationnel

Créez un tableau de bord visuel affiché en salle de soins : date de dernière VGP, prochaine échéance, incidents signalés. Intégrez cette donnée dans vos revues de direction et dans votre préparation à la certification HAS.


Intégrer les équipements de levage dans une démarche globale de qualité de vie au travail

Investir dans du matériel performant et former les équipes ne suffit pas. Il faut aussi valoriser l’usage des lève-personnes et lever les freins culturels qui persistent parfois.

Dépasser les résistances au changement

Certains soignants perçoivent le lève-personne comme :

  • Un aveu de faiblesse (« je n’arrive plus à lever seul »).
  • Une perte de temps (« c’est plus rapide à deux, sans matériel »).
  • Une déshumanisation de la relation (« le résident devient un objet »).

Ces représentations doivent être déconstruites par le management de proximité. L’IDEC et les responsables d’hébergement jouent un rôle clé pour légitimer l’usage systématique du matériel et rappeler que protéger sa santé, c’est aussi protéger celle du résident.

Un établissement breton a lancé une campagne interne intitulée « Lever ensemble, c’est prendre soin ». Des affiches, des témoignages vidéo de soignants et un challenge mensuel ont permis de doubler le taux d’utilisation des lève-personnes en trois mois.

Lien avec la prévention de l’épuisement professionnel

Les TMS et les accidents de manutention contribuent directement au burnout des équipes. Un soignant blessé ou en arrêt maladie pèse sur le collectif, engendrant surcharge et ressentiment.

Intégrer les équipements de levage dans une politique globale de qualité de vie au travail permet de :

  • Réduire l’absentéisme.
  • Améliorer la fidélisation des équipes.
  • Renforcer le sentiment de reconnaissance et de protection.

Pour aller plus loin sur la prévention de l’épuisement professionnel, le livre Soigner sans s’oublier propose des outils concrets pour mieux accompagner les équipes confrontées aux tensions du quotidien.

Mesurer l’impact des actions mises en œuvre

Pilotez votre démarche avec des indicateurs simples :

  • Nombre d’accidents de travail liés aux transferts (taux de fréquence).
  • Nombre de formations réalisées (taux de couverture des équipes).
  • Taux d’utilisation des lève-personnes (via traçabilité carnet de bord).
  • Satisfaction des soignants (enquête annuelle).
  • Délai moyen d’intervention maintenance.

Ces données doivent figurer dans vos tableaux de bord RH et qualité, et être présentées en CSSCT et lors des revues de direction.

Conseil opérationnel

Organisez une journée annuelle de la sécurité : ateliers pratiques, retour d’expérience, témoignages, remise de diplômes aux soignants formés. Cela valorise les bonnes pratiques et crée une dynamique collective positive autour de la prévention.


Transformer le transfert en un acte de soin à part entière

Les lève-personnes ne sont pas de simples machines. Ils incarnent une philosophie de soin qui place la sécurité, la dignité et le confort au cœur de chaque geste. Former les équipes, entretenir rigoureusement le matériel et choisir des équipements adaptés constituent un triptyque gagnant pour réduire les accidents, préserver la santé des soignants et garantir un accompagnement de qualité aux résidents.

Les établissements qui réussissent cette transition partagent plusieurs points communs : un engagement fort de la direction, une implication des IDEC et responsables d’hébergement, et une culture de la prévention ancrée dans le quotidien. Les résultats sont mesurables : moins d’arrêts maladie, meilleure attractivité RH, satisfaction accrue des résidents et de leurs familles.

En 2026, alors que les EHPAD font face à une pénurie de personnel et à des exigences réglementaires renforcées, investir dans une politique ambitieuse de manutention n’est plus une option. C’est une condition de survie pour attirer, former et fidéliser des équipes soignantes de qualité. C’est aussi un levier de différenciation dans un contexte de certification HAS où la qualité de vie au travail devient un critère évalué.

Enfin, n’oubliez jamais que derrière chaque transfert se cache une relation humaine. Le résident que vous levez n’est pas un poids à déplacer, mais une personne à accompagner. Le matériel, aussi performant soit-il, ne remplacera jamais la parole rassurante, le regard bienveillant et le respect de la pudeur. C’est cette dimension relationnelle, couplée à la maîtrise technique, qui fait toute la différence entre un simple geste mécanique et un véritable acte de soin.


FAQ : Vos questions fréquentes sur les lève-personnes en EHPAD

Quelle est la durée de vie d’un harnais de lève-personne ?
Un harnais standard a une durée de vie moyenne de 12 à 18 mois, en fonction de la fréquence d’utilisation et du respect des protocoles de lavage. Inspectez visuellement chaque harnais avant utilisation et retirez immédiatement tout modèle présentant une usure, une déchirure ou une déformation. Un roulement régulier prolonge la durée de vie et assure la sécurité.

Peut-on utiliser un lève-personne pour tous les résidents ?
Non. L’usage du lève-personne doit être évalué individuellement en fonction du niveau d’autonomie, du tonus musculaire et de l’état de santé du résident. Un résident GIR 4 capable de mobilisation active pourra bénéficier d’un verticalisateur pour préserver ses capacités, tandis qu’un résident alité nécessitera un lève-personne horizontal ou un rail plafonnier.

Comment gérer une panne de lève-personne en urgence ?
Gardez toujours un appareil de secours opérationnel. En cas de panne, ne tentez jamais de lever le résident manuellement. Appelez un collègue, utilisez l’équipement de remplacement ou attendez l’intervention de la maintenance si le résident est en sécurité. Documentez l’incident et prévenez immédiatement l’IDEC ou le responsable d’hébergement pour éviter toute récidive.

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