Réduire l’absentéisme en EHPAD grâce à la bientraitance : un cadre structuré pour sécuriser les équipes

Découvrez comment la bientraitance réduit l’absentéisme en EHPAD : outils concrets, impacts mesurés et leviers opérationnels pour stabiliser vos équipes.

Pack Livres IDEC
✨ Nouveauté 2026

Pack IDEC : Maîtrise Totale

Recevez les 3 ouvrages indispensables.
Le 3ème livre est OFFERT !

Commander mon pack 👉

L’absentéisme fragilise les EHPAD : roulements perturbés, charge de travail accrue, continuité des soins compromise. Selon les données de la DREES, le taux d’absentéisme dans le secteur médico-social dépasse régulièrement 10 %, avec des pics à 15 % dans certains établissements. Cette réalité pèse sur l’organisation, la sécurité des résidents et l’équilibre des équipes. Pourtant, un levier reste sous-exploité : la bientraitance. Investir dans une culture de bientraitance n’est pas qu’une obligation éthique. C’est aussi un outil opérationnel qui améliore la qualité de vie au travail, réduit l’usure professionnelle et diminue les arrêts.


Comprendre le lien entre bientraitance et absentéisme en EHPAD

L’absentéisme n’est jamais isolé. Il traduit souvent un malaise organisationnel, une charge mentale excessive ou un sentiment d’épuisement. Dans les EHPAD, les aides-soignants et infirmiers sont exposés quotidiennement à des situations émotionnellement intenses : fin de vie, troubles du comportement, charge physique lourde.

Quand la bientraitance n’est pas structurée, les professionnels manquent de repères. Ils s’interrogent sur leurs pratiques, doutent de leur légitimité, ressentent de la culpabilité. Ce climat favorise l’épuisement professionnel, puis l’arrêt de travail.

Une étude de la HAS montre que les établissements engagés dans une démarche structurée de bientraitance observent une baisse de 20 % des arrêts maladie de courte durée.

À l’inverse, un cadre clair de bientraitance apporte des balises. Les équipes savent ce qui est attendu, comment agir face à une situation difficile, à qui s’adresser. Cette clarté réduit l’anxiété et restaure le sens du travail.

Les impacts mesurables d’une culture de bientraitance

Indicateur Avant démarche Après démarche (18 mois)
Taux d’absentéisme moyen 12,5 % 8,3 %
Nombre d’arrêts < 7 jours 45 par an 22 par an
Turnover annuel 18 % 11 %

Ces résultats proviennent d’un EHPAD de 85 lits ayant mis en place un plan structuré de prévention de la maltraitance et d’amélioration continue de la bientraitance.

Action immédiate : Réalisez un diagnostic simple en réunion d’équipe. Posez trois questions : « Savez-vous vers qui vous tourner face à une situation difficile ? », « Vous sentez-vous soutenu dans vos pratiques quotidiennes ? », « Avez-vous des doutes récurrents sur vos gestes ou décisions ? ». Les réponses orienteront vos priorités.

IDEC Formation
Bibliothèque de Ressources Illimitées

IDEC : Arrêtez de créer vos supports de formation.

Pourquoi réinventer la roue ? Accédez à +200 PowerPoints, Procédures et Vidéos prêts à l’emploi. Téléchargez en 1 clic, projetez, et formez vos équipes sans effort.

J’accède au stock illimité

Instaurer un cadre de bientraitance structuré pour sécuriser les équipes

La bientraitance ne se décrète pas. Elle se construit à travers des outils, des protocoles et des temps d’échanges réguliers. Un cadre structuré rassure les professionnels et réduit l’incertitude, source majeure de stress.

Définir des repères partagés

Les équipes doivent disposer de référentiels clairs : que faire en cas de refus de soin ? Comment accompagner un résident agité sans restriction abusive ? Comment respecter l’intimité lors d’une toilette ?

Ces questions trouvent réponse dans des protocoles formalisés, co-construits avec les équipes. Ils deviennent des appuis concrets face aux dilemmes quotidiens.

Exemple : Un EHPAD de Seine-Maritime a élaboré une fiche réflexe sur la gestion des refus alimentaires. En six mois, les aides-soignants ont exprimé une baisse significative de leur charge émotionnelle lors des repas. Le nombre d’arrêts liés à l’épuisement a diminué de 30 %.

Mettre en place des temps d’échanges réguliers

Les groupes d’analyse de pratiques ou les débriefings post-situation complexe permettent de verbaliser, de partager et de désamorcer les tensions. Ces espaces sécurisés réduisent la rumination mentale et le sentiment d’isolement.

  • Fréquence recommandée : au moins une séance mensuelle de 1h30
  • Animation : IDEC, psychologue ou intervenant extérieur formé
  • Objectif : analyser une situation concrète, identifier les leviers d’amélioration, valoriser les bonnes pratiques

« Depuis qu’on a instauré un débrief hebdomadaire, je ne ramène plus mes soucis à la maison. » — Aide-soignante, EHPAD de 70 lits (Bretagne).

Conseil opérationnel : Intégrez ces temps dans le planning comme des soins, avec une traçabilité. Cela envoie un message fort : la bientraitance fait partie intégrante de l’organisation, pas une option.

Pour structurer cette démarche, le PACK INTÉGRAL : Prévention Maltraitance & Culture de la Bientraitance propose des supports clés prêts à l’emploi pour harmoniser les pratiques et sensibiliser les équipes au quotidien.


Réduire la charge mentale grâce à des outils pédagogiques adaptés

Le manque d’outils accessibles et réutilisables accentue la charge mentale des professionnels. Ils doivent improviser, chercher l’information, se former seuls. Cette surcharge cognitive favorise l’usure et l’arrêt.

Proposer des supports immédiatement actionnables

Les aides-soignants et infirmiers ont besoin de ressources claires : fiches pratiques, mémos visuels, protocoles simplifiés. Ces outils sécurisent les gestes, réduisent le doute et accélèrent la prise de décision.

Exemple concret : Un EHPAD du Nord a déployé 15 mémos affichés dans les offices de soins, couvrant des situations fréquentes (chute, refus de soin, fausse route). En trois mois, les demandes d’aide auprès de l’IDEC ont chuté de 40 %, et les équipes ont gagné en autonomie.

Le Pack « Mémos Terrain » EHPAD : Les 15 Essentiels en Affichage répond précisément à ce besoin : standardiser les réflexes et offrir des repères simples, visibles, immédiatement exploitables.

Former sans alourdir le planning

Les formations en ligne offrent une solution efficace pour monter en compétences sans désorganiser les roulements. Elles permettent d’apprendre à son rythme, de revoir les modules et de s’adapter aux contraintes du terrain.

Les thèmes prioritaires pour réduire l’absentéisme :

  • Gestion des troubles du comportement
  • Communication bientraitante
  • Prévention de l’épuisement professionnel
  • Gestion du stress et régulation émotionnelle

L’article Quelles sont les 15 formations en ligne les plus utiles en EHPAD ? dresse une sélection pragmatique pour structurer un plan de formation rapide et orienté terrain.

Action sous 30 jours : Identifiez trois situations récurrentes génératrices de stress dans vos unités. Créez ou achetez des supports pédagogiques pour y répondre. Testez-les sur un mois et ajustez.


Améliorer la qualité de vie au travail pour prévenir les arrêts

La qualité de vie au travail (QVT) est un levier majeur contre l’absentéisme. Les professionnels qui se sentent reconnus, soutenus et écoutés s’absentent moins. À l’inverse, l’isolement, le manque de reconnaissance et la surcharge chronique sont des facteurs de départ ou d’arrêt.

Miser sur l’organisation des plannings

Un planning mal conçu génère fatigue, frustration et tensions. À l’inverse, optimiser le planning des aides-soignantes améliore la QVT, réduit la pénibilité et sécurise la continuité de l’accompagnement.

Critères à intégrer pour un planning bientraitant :

  • Respect des rythmes circadiens : éviter les enchaînements nuit-matin
  • Rotation équitable des postes (unités lourdes, jours fériés)
  • Prévisibilité : communiquer les plannings au moins 3 semaines à l’avance
  • Temps de transmission suffisants entre équipes

Un EHPAD de 100 lits en région Auvergne-Rhône-Alpes a revu son organisation en intégrant ces principes. Résultat : baisse de 25 % des arrêts maladie en un an, et amélioration notable du climat social.

Valoriser les initiatives individuelles et collectives

La reconnaissance passe aussi par la valorisation des pratiques exemplaires. Mettre en lumière un geste bientraitant, un accompagnement réussi ou une initiative d’équipe renforce le sentiment d’utilité et de compétence.

Idées simples :

  • Créer un tableau mensuel « Belles pratiques observées »
  • Remercier nominativement lors des réunions
  • Intégrer un temps de partage positif en début de briefing

« Quand mon IDEC a valorisé ma manière d’accompagner Mme D. lors de sa toilette, j’ai senti que mon travail avait du sens. » — Aide-soignante, EHPAD de 60 lits (Occitanie).

Conseil opérationnel : Instaurez une reconnaissance formelle mensuelle, sans surcharge administrative. Un simple mail ou une mention en réunion suffit à renforcer l’engagement.


Comment suivre et piloter les effets de la bientraitance sur l’absentéisme ?

Agir sans mesurer revient à piloter à l’aveugle. Pour démontrer l’efficacité de la bientraitance comme levier contre l’absentéisme, il faut suivre des indicateurs clairs et réguliers.

Définir des indicateurs opérationnels

Indicateur Fréquence de suivi Cible à 12 mois
Taux d’absentéisme global Mensuel < 8 %
Nombre d’arrêts < 3 jours Mensuel – 30 %
Taux de turnover Trimestriel < 12 %
Score de satisfaction QVT Annuel > 7/10

Ces indicateurs permettent de mesurer l’impact des actions mises en place et d’ajuster en continu.

Analyser les causes d’absentéisme

Il ne suffit pas de compter les arrêts. Il faut comprendre pourquoi. Un outil simple : la grille d’analyse d’absentéisme.

Catégories à explorer :

  • Arrêts liés à des TMS (troubles musculo-squelettiques)
  • Arrêts pour épuisement ou burn-out
  • Arrêts répétés de courte durée (signal d’alerte)
  • Arrêts post-situation difficile (décès, agressivité, conflit)

Un EHPAD des Hauts-de-France a détecté que 60 % des arrêts courts survenaient après des situations d’agressivité non débriefées. En instaurant un débrief systématique, le taux a chuté de moitié.

Impliquer les équipes dans le suivi

Les professionnels doivent être acteurs du changement. Partagez les résultats, expliquez les évolutions, sollicitez leurs retours. Cette transparence renforce l’adhésion et la mobilisation collective.

Action immédiate : Créez un tableau de bord simplifié (une page A4) avec trois indicateurs clés, actualisé mensuellement et affiché en salle de pause.

Pour structurer cette démarche et mobiliser les équipes, le guide SOS IDEC propose des méthodes concrètes pour coordonner, sécuriser les pratiques et piloter efficacement au quotidien.


Des équipes apaisées, un EHPAD qui tient debout

Investir dans la bientraitance n’est pas un coût, c’est un investissement. Les établissements qui structurent cette démarche constatent rapidement des effets tangibles : moins d’arrêts, moins de turnover, plus de stabilité. Ces gains ne relèvent pas du hasard. Ils découlent d’une organisation pensée pour soutenir les professionnels autant que les résidents.

FAQ : Questions fréquentes sur bientraitance et absentéisme

La bientraitance peut-elle vraiment réduire l’absentéisme ?

Oui. Les études montrent qu’une culture de bientraitance structurée réduit le stress, clarifie les attentes et renforce le soutien collectif. Ces éléments diminuent directement l’épuisement professionnel, première cause d’arrêt dans le secteur.

Faut-il recruter du personnel supplémentaire pour déployer la bientraitance ?

Non. La bientraitance repose sur l’organisation, les outils et les temps d’échanges, pas sur l’effectif. Elle peut même optimiser les ressources existantes en réduisant les remplacements et le turnover.

Comment convaincre la direction d’investir dans la bientraitance ?

Présentez des chiffres : coût moyen d’un remplacement (intérim, formation, désorganisation), taux d’absentéisme actuel, retour sur investissement attendu. La bientraitance devient alors un levier économique, pas seulement éthique.


Checklist pour lancer une démarche bientraitance anti-absentéisme

  • [ ] Réaliser un diagnostic absentéisme sur 12 mois (taux, causes, profils)
  • [ ] Interroger les équipes sur leurs besoins de soutien et d’outils
  • [ ] Identifier trois situations fréquentes génératrices de stress
  • [ ] Créer ou acquérir des supports pédagogiques adaptés (mémos, fiches, formations)
  • [ ] Instaurer un temps mensuel d’analyse de pratiques
  • [ ] Revoir l’organisation des plannings selon les critères de QVT
  • [ ] Mettre en place un tableau de bord simplifié avec trois indicateurs clés
  • [ ] Valoriser publiquement une bonne pratique chaque mois
  • [ ] Former les encadrants à la reconnaissance et à l’écoute active
  • [ ] Évaluer les résultats à 6 mois et ajuster

Trois questions-réponses pour aller plus loin

Peut-on mesurer la bientraitance en EHPAD ?

Oui, via des indicateurs indirects : taux d’absentéisme, turnover, satisfaction des équipes, nombre de signalements, résultats d’audits qualité, score de certification HAS. La certification des EHPAD intègre d’ailleurs des critères liés à la bientraitance et à la sécurité.

Comment gérer un professionnel en souffrance sans désorganiser l’équipe ?

Repérez les signaux précoces (irritabilité, retards, arrêts courts répétés). Proposez un entretien individuel bienveillant. Orientez vers la médecine du travail ou un soutien psychologique si besoin. Parallèlement, analysez les facteurs organisationnels (charge, planning, soutien collectif).

La bientraitance concerne-t-elle aussi les familles et les résidents ?

Absolument. Une équipe bientraitée sera plus à même de déployer une bientraitance envers les résidents et les familles. C’est un cercle vertueux : professionnels soutenus = résidents mieux accompagnés = familles rassurées = climat apaisé = moins de tensions = moins d’absentéisme.


En résumé : La bientraitance n’est pas un luxe réservé aux établissements bien dotés. C’est un levier opérationnel accessible, mesurable et efficace pour réduire l’absentéisme des équipes en EHPAD. Elle repose sur des outils simples, une organisation pensée et une reconnaissance du travail réel. Les gains sont rapides, visibles et durables. Investir dans la bientraitance, c’est investir dans la stabilité de l’établissement, la sécurité des résidents et la santé des professionnels. Un triptyque gagnant, à portée de main.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine du contenu malin sur les EHPAD dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !