Plan pollution EHPAD : protégez vos résidents fragiles grâce à un protocole de confinement et une filtration renforcée

Protégez vos résidents lors des pics de pollution : protocole de confinement, filtration de l’air et plan pollution atmosphérique adapté aux EHPAD.

Pack Livres IDEC
✨ Nouveauté 2026

Pack IDEC : Maîtrise Totale

Recevez les 3 ouvrages indispensables.
Le 3ème livre est OFFERT !

Commander mon pack 👉

Les pics de pollution atmosphérique ne se limitent plus aux grandes métropoles. Ils touchent désormais l’ensemble du territoire et représentent un danger sanitaire majeur pour les résidents d’EHPAD, dont beaucoup souffrent déjà de pathologies respiratoires chroniques. Face à ces épisodes de plus en plus fréquents, la mise en place d’un protocole de confinement structuré et la filtration renforcée de l’air intérieur deviennent des impératifs réglementaires et de sécurité. Cet article vous guide pour organiser concrètement votre plan pollution atmosphérique et protéger efficacement vos résidents les plus vulnérables.


Comprendre les risques de la pollution atmosphérique pour les résidents d’EHPAD

La pollution de l’air extérieur constitue aujourd’hui l’un des principaux facteurs de risque environnemental en santé publique. Selon Santé Publique France, elle serait responsable de plus de 40 000 décès prématurés annuels en France. En EHPAD, cette problématique revêt une acuité particulière.

Une vulnérabilité respiratoire accrue

Les personnes âgées hébergées en établissement cumulent plusieurs facteurs de fragilité. Leur capacité respiratoire diminuée, souvent aggravée par des pathologies chroniques (BPCO, insuffisance cardiaque, antécédents d’AVC), les rend particulièrement sensibles aux polluants atmosphériques.

Nouveauté 2026 Livre SOS IDEC 2026

SOS IDEC 2026
Sortir la tête de l’eau

Le programme d’urgence en 30 jours pour sécuriser les soins et vous protéger juridiquement.

Plan de 30 jours
Protection juridique
Outils de survie
Format Pratique
Découvrir le programme

Les particules fines PM2,5 et PM10, le dioxyde d’azote (NO₂) et l’ozone (O₃) pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire. Ils déclenchent des décompensations respiratoires aiguës, augmentent le risque d’hospitalisation et accroissent la mortalité cardiovasculaire chez cette population.

Selon l’ANSES, les personnes de plus de 75 ans présentent un risque de mortalité multiplié par 1,5 lors des pics de pollution atmosphérique.

Les obligations réglementaires en matière de pollution de l’air

Le Code de l’environnement (article L.223-1) impose aux préfets de déclencher des procédures d’information et de recommandation dès que les seuils d’alerte sont atteints. Les EHPAD, en tant qu’établissements recevant du public (ERP) et structures médico-sociales, doivent intégrer ces alertes dans leur organisation.

Le Plan Régional Santé Environnement (PRSE) fixe des orientations pour protéger les populations vulnérables. Les Agences Régionales de Santé (ARS) peuvent également émettre des recommandations spécifiques pour les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes.

À retenir : Vérifiez régulièrement les bulletins de qualité de l’air de votre région sur le site de l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) de votre territoire. Inscrivez l’établissement aux alertes automatiques par mail ou SMS.

IDEC Formation
Bibliothèque de Ressources Illimitées

IDEC : Arrêtez de créer vos supports de formation.

Pourquoi réinventer la roue ? Accédez à +200 PowerPoints, Procédures et Vidéos prêts à l’emploi. Téléchargez en 1 clic, projetez, et formez vos équipes sans effort.

J’accède au stock illimité

Élaborer un plan pollution atmosphérique adapté à votre établissement

La mise en œuvre d’un plan pollution air efficace nécessite une préparation en amont. Ce plan doit être rédigé, validé par la direction et connu de l’ensemble des équipes, en particulier du responsable hébergement et de l’infirmier coordinateur.

Les étapes de construction du plan

  1. Identifier les résidents à risque élevé : Établissez une liste actualisée des personnes souffrant de pathologies respiratoires chroniques (asthme, BPCO, insuffisance cardiaque), cardiopathies, diabète ou ayant des antécédents d’AVC. Cette liste doit être accessible rapidement par l’équipe soignante.

  2. Définir les niveaux d’alerte et les actions associées : En France, trois niveaux de pollution sont définis : information/recommandation, alerte et alerte renforcée. Pour chaque niveau, précisez les actions à déclencher dans votre établissement.

  3. Formaliser les mesures de confinement : Le confinement consiste à maintenir les résidents à l’intérieur, fenêtres fermées, pour limiter la pénétration des polluants extérieurs. Définissez les modalités pratiques (annulation des sorties, limitation des ouvertures, report des activités extérieures).

  4. Organiser la filtration renforcée : Identifiez les espaces prioritaires (chambres des résidents fragiles, salles communes) et équipez-les de purificateurs d’air certifiés avec filtres HEPA. Planifiez la maintenance régulière de ces équipements.

Exemple concret : un EHPAD de 80 lits en région lyonnaise

Cet établissement a structuré son plan pollution en trois volets. Un tableau de bord affiché en salle de soins indique pour chaque niveau d’alerte les actions à mener. Lors du dernier épisode de pollution en décembre 2025, l’équipe a déclenché le confinement en moins de 30 minutes, limitant ainsi les hospitalisations liées aux décompensations respiratoires.

Niveau d’alerte Actions Responsable
Information Surveillance renforcée des résidents à risque IDE
Alerte Confinement + purificateurs d’air activés Responsable hébergement
Alerte renforcée Consultation médicale anticipée si signes respiratoires Médecin coordonnateur

Conseil pratique : Organisez une réunion annuelle de révision du plan pollution avec les cadres, le médecin coordonnateur et les représentants des équipes soignantes. Actualisez la liste des résidents fragiles à chaque changement significatif.


Mettre en œuvre le confinement et la filtration de l’air intérieur

Lorsqu’un pic de pollution est annoncé, le passage à l’action doit être rapide et coordonné. Le responsable hébergement joue un rôle pivot dans l’activation du protocole, en lien avec l’infirmier coordinateur.

Les bonnes pratiques du confinement en EHPAD

  • Fermer toutes les fenêtres dès réception de l’alerte, y compris dans les couloirs et espaces communs.
  • Annuler ou reporter les activités extérieures : sorties au jardin, promenades accompagnées, animations en terrasse.
  • Limiter l’aération manuelle : privilégier la ventilation mécanique si l’établissement en est équipé, en vérifiant que les filtres sont entretenus.
  • Informer les résidents et leurs familles : expliquer les raisons du confinement pour éviter l’incompréhension et rassurer.
  • Adapter les horaires d’aération : si un renouvellement d’air est indispensable, privilégier les créneaux où les concentrations de polluants sont plus faibles (tôt le matin ou tard le soir).

La filtration renforcée : un complément indispensable

Les purificateurs d’air équipés de filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) permettent de capturer jusqu’à 99,97 % des particules fines. Ils constituent une barrière efficace contre la pollution intérieure résiduelle.

Points d’attention :

  • Choisir des appareils adaptés au volume des pièces (dimensionnement en m³/h).
  • Positionner les purificateurs à distance des murs et des meubles pour optimiser la circulation de l’air.
  • Remplacer les filtres selon les préconisations du fabricant (tous les 6 à 12 mois en usage intensif).
  • Privilégier des modèles silencieux pour ne pas perturber le repos des résidents.

Un purificateur d’air correctement dimensionné et entretenu peut réduire de 50 à 80 % la concentration en particules fines dans une chambre.

Exemple terrain : Dans un EHPAD de 60 lits en région parisienne, l’équipe a installé 15 purificateurs d’air dans les chambres des résidents les plus fragiles. Lors de l’épisode de pollution de mars 2025, aucun résident équipé n’a été hospitalisé pour décompensation, contre trois hospitalisations l’année précédente.

Action immédiate : Si votre établissement ne dispose pas encore de purificateurs, inscrivez cette dépense dans le prochain budget d’investissement ou sollicitez un financement via les crédits non reconductibles (CNR) dédiés à la qualité de l’air intérieur.


Assurer la surveillance respiratoire et la protection des résidents fragiles

Une fois le confinement activé et la filtration renforcée en place, la surveillance clinique des résidents vulnérables devient prioritaire. L’infirmier coordinateur et les aides-soignants doivent redoubler de vigilance.

Les signes d’alerte à surveiller

Les professionnels doivent être formés à repérer rapidement les symptômes de décompensation respiratoire :

  • Augmentation de la fréquence respiratoire (tachypnée).
  • Sensation d’oppression thoracique ou dyspnée (essoufflement).
  • Toux sèche ou grasse plus fréquente.
  • Cyanose des extrémités ou des lèvres.
  • Altération de l’état de conscience, agitation ou somnolence.
  • Désaturation en oxygène (SpO₂ < 92 % chez un résident habituellement stable).

Protocole de surveillance renforcée

  1. Organiser des rondes ciblées : augmenter la fréquence des passages auprès des résidents identifiés comme fragiles (toutes les 2 heures au lieu de 4).
  2. Mesurer systématiquement la saturation en oxygène à l’aide d’un oxymètre de pouls.
  3. Recueillir les plaintes subjectives : écouter les résidents qui expriment une gêne respiratoire, même minime.
  4. Transmettre immédiatement toute anomalie à l’infirmier référent et au médecin coordonnateur.
  5. Tracer les observations dans le dossier de soins informatisé pour garantir le suivi.

Adapter les traitements si nécessaire

Le médecin coordonnateur peut être amené à ajuster temporairement les traitements bronchodilatateurs ou corticoïdes inhalés. Une consultation anticipée peut prévenir une hospitalisation.

Question fréquente : Faut-il systématiquement augmenter l’oxygénothérapie lors d’un pic de pollution ?
Réponse : Non, l’oxygénothérapie ne doit être ajustée que sur prescription médicale et en fonction de l’état clinique du résident. L’oxymétrie de pouls permet de guider cette décision.


Protéger les équipes et pérenniser la démarche de prévention

Le plan pollution atmosphérique ne concerne pas seulement les résidents. Les professionnels eux-mêmes peuvent être impactés, en particulier ceux souffrant d’asthme ou de pathologies respiratoires.

Sensibiliser et former les équipes

Organisez au moins une fois par an une formation dédiée au protocole pollution. Celle-ci doit aborder :

  • Les bases de la qualité de l’air et les effets sanitaires des polluants.
  • La conduite à tenir selon les niveaux d’alerte.
  • L’utilisation et l’entretien des purificateurs d’air.
  • La surveillance des signes cliniques respiratoires.
  • La communication avec les résidents et les familles.

Pour faciliter cette formation, vous pouvez vous appuyer sur des supports pédagogiques prêts à l’emploi, tels que le Pack INTÉGRAL : Hygiène & Sécurité Sanitaire, qui intègre des modules sur la qualité de l’air et la gestion des risques environnementaux.

Protéger les soignants exposés

  • Limiter les tâches nécessitant un effort physique intense pendant les pics de pollution (manutention lourde, déplacements extérieurs).
  • Proposer des masques FFP2 aux professionnels fragilisés si des interventions extérieures sont indispensables.
  • Veiller à la qualité de l’air dans les locaux du personnel (salle de pause, vestiaires).

Évaluer l’efficacité du dispositif

Après chaque épisode de pollution, organisez un débriefing avec l’équipe d’encadrement. Interrogez-vous sur :

  • La rapidité d’activation du plan.
  • La pertinence des actions engagées.
  • Les difficultés rencontrées (matériel, communication, compréhension des résidents).
  • Les hospitalisations évitées ou non.

Indicateurs à suivre :

Indicateur Valeur cible
Nombre d’hospitalisations pour décompensation respiratoire lors des pics 0 (ou tendance à la baisse)
Taux de résidents fragiles équipés de purificateurs 100 %
Délai moyen d’activation du confinement < 30 minutes
Nombre de formations dispensées par an ≥ 1

Conseil stratégique : Intégrez le plan pollution dans votre démarche de certification des EHPAD au titre de la gestion des risques environnementaux et de la sécurité des résidents.


Transformer l’alerte pollution en réflexe collectif et durable

Organiser un protocole de pollution atmosphérique en EHPAD, ce n’est pas uniquement répondre à une obligation réglementaire. C’est surtout protéger concrètement la santé respiratoire de résidents déjà fragiles et prévenir des hospitalisations évitables.

Les leviers d’action prioritaires

  • Anticipez : élaborez un plan pollution écrit, partagé et régulièrement actualisé.
  • Équipez-vous : investissez dans des purificateurs d’air performants et maintenez-les en bon état de fonctionnement.
  • Formez : sensibilisez l’ensemble des équipes aux signes d’alerte respiratoire et aux bonnes pratiques de confinement.
  • Tracez : documentez chaque activation du plan et analysez les résultats pour progresser.
  • Communiquez : informez les résidents et leurs familles pour favoriser l’adhésion et la compréhension.

Une opportunité de renforcer la qualité de l’air intérieur

Au-delà des pics de pollution, la question de la qualité de l’air intérieur en EHPAD mérite une attention constante. Composés organiques volatils (COV), humidité excessive, moisissures et aérosols infectieux peuvent altérer la santé respiratoire des résidents au quotidien.

Le déploiement d’un plan pollution atmosphérique constitue une porte d’entrée pour structurer une politique globale de qualité de l’air, intégrant l’entretien des systèmes de ventilation, le choix de produits d’entretien peu émissifs et l’aménagement d’espaces verts pour limiter les îlots de chaleur urbains.

Les outils pour vous accompagner

Pour aller plus loin dans la structuration de vos démarches de prévention et de sécurité, vous pouvez vous appuyer sur des ressources métier éprouvées :

Un dernier mot : La pollution atmosphérique ne relève pas de la fatalité. Chaque établissement peut, à son échelle, mettre en place des dispositifs efficaces pour protéger ses résidents et ses équipes. L’enjeu est double : réduire les hospitalisations évitables et préserver durablement la qualité de vie de ceux que nous accompagnons.


Questions fréquentes (FAQ)

Qui déclenche le plan pollution atmosphérique dans l’établissement ?
Le directeur ou le cadre de santé (IDEC), en lien avec le responsable hébergement et l’infirmier coordinateur. La décision repose sur la réception d’une alerte préfectorale ou d’un bulletin de l’AASQA locale.

Peut-on aérer les chambres pendant un pic de pollution ?
Non, sauf si cela est indispensable. Dans ce cas, privilégiez les plages horaires où la pollution est moins forte (tôt le matin ou tard le soir) et limitez la durée d’ouverture à 5 minutes maximum.

Les purificateurs d’air sont-ils éligibles à un financement ARS ?
Oui, dans certaines régions, des crédits non reconductibles (CNR) peuvent être sollicités pour améliorer la qualité de l’air intérieur en EHPAD. Renseignez-vous auprès de votre ARS de tutelle.

Comment expliquer le confinement aux résidents désorientés ?
Utilisez des phrases courtes et rassurantes : « Aujourd’hui, nous restons à l’intérieur pour protéger vos poumons. L’air dehors n’est pas bon. » Répétez l’information si nécessaire et valorisez les activités intérieures proposées.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine du contenu malin sur les EHPAD dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !