Maltraitance institutionnelle en EHPAD : 5 leviers concrets pour sécuriser vos pratiques et protéger résidents et équipes

Maltraitance institutionnelle en EHPAD : identifiez les abus, mettez en place des procédures de signalement et formez vos équipes à la bientraitance.

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En EHPAD, la maltraitance institutionnelle reste un angle mort difficile à nommer. Souvent invisible, parfois banalisée, elle naît fréquemment non d’une intention malveillante, mais d’une culture d’établissement défaillante, d’un manque de formation ou d’une hiérarchie qui ferme les yeux. Selon le rapport annuel du Défenseur des droits, les signalements liés aux droits des personnes âgées en institution progressent chaque année. Directeurs, IDEC, infirmiers, aides-soignants : chacun a un rôle dans la prévention. Cet article vous donne les clés concrètes pour agir.


Comprendre les abus de pouvoir en EHPAD : de la maltraitance ordinaire à l’abus d’autorité institutionnel

La notion d’abus de pouvoir en établissement couvre un spectre plus large qu’on ne l’imagine. Il ne s’agit pas seulement de violence physique manifeste. La maltraitance institutionnelle désigne toute pratique collective ou individuelle qui porte atteinte à la dignité, à l’autonomie ou aux droits fondamentaux des résidents.

Les différentes formes de maltraitance à identifier

Type de maltraitance Exemples concrets en EHPAD
Physique Contention abusive, soins brusques, privation de soins
Psychologique Ton autoritaire, moqueries, infantilisation systématique
Institutionnelle Horaires rigides imposés, absence de choix, protocoles déshumanisants
Financière Gestion non transparente des fonds personnels
Négligence active ou passive Oubli de changes, absence de réponse aux appels
Abus d’autorité hiérarchique Pression sur les équipes pour taire les incidents

« La maltraitance institutionnelle n’est pas toujours le fait d’un individu isolé. Elle peut être le produit d’une organisation défaillante que personne n’ose remettre en question. »

L’abus d’autorité du personnel soignant constitue une forme spécifique. Il survient lorsque la position hiérarchique ou technique est utilisée pour imposer des décisions qui bafouent les droits du résident ou réduisent au silence un collègue signalant une irrégularité.

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En France, la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale pose des bases claires : respect de la dignité, individualisation de l’accompagnement, expression et participation des résidents. Ces principes sont renforcés par la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.

Conseil opérationnel : Organisez une réunion d’équipe thématique en utilisant le quiz d’auto-évaluation bientraitance pour faire émerger les zones grises sans stigmatiser. C’est un premier pas non menaçant vers la prise de conscience collective.


Mettre en place des procédures de signalement efficaces et une culture du signalement sans crainte

L’un des freins majeurs à la prévention des abus reste la peur de signaler. Un soignant qui remonte une information risque parfois de se retrouver isolé, voire sanctionné. Cette réalité de terrain doit être frontalement adressée par la direction et l’IDEC.

Construire un dispositif de signalement opérationnel

  1. Désigner un référent bientraitance clairement identifié dans l’établissement.
  2. Créer un registre de signalement interne accessible à tous les soignants, y compris les plus juniors.
  3. Mettre en place un canal anonymisé (boîte physique, formulaire numérique) pour les situations sensibles.
  4. Définir les délais de traitement : accusé de réception sous 48h, réponse ou enquête interne sous 15 jours.
  5. Assurer la traçabilité de chaque signalement, qu’il aboutisse ou non à une sanction.

La loi Waserman du 21 mars 2022 sur les lanceurs d’alerte renforce la protection des professionnels qui signalent de bonne foi. Elle s’applique pleinement aux EHPAD et oblige les structures de plus de 50 salariés à disposer d’un canal de signalement interne formalisé.

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Chiffre clé : Selon l’ANESM (intégrée à la HAS depuis 2018), plus de 60 % des situations de maltraitance avérées en établissement médico-social auraient pu être signalées plus tôt si les professionnels avaient eu confiance dans la procédure.

Ce que doit prévoir la procédure disciplinaire

Les sanctions disciplinaires en cas d’abus avéré doivent être clairement graduées et connues de tous :

  • Avertissement écrit pour les manquements mineurs
  • Mise à pied à titre conservatoire si la sécurité du résident est en jeu
  • Saisine du Conseil de discipline pour les fautes graves
  • Signalement à l’ARS et, le cas échéant, au Parquet pour les faits pénalement qualifiables

Conseil opérationnel : Intégrez dans le règlement intérieur une clause spécifique sur la protection des témoins internes. Mentionnez explicitement que toute représaille envers un professionnel ayant signalé de bonne foi constitue elle-même une faute disciplinaire. Affichez cette information dans les espaces soignants.


Le rôle central du directeur et de l’IDEC dans la culture éthique de l’établissement

Q : Quel est le rôle du directeur d’EHPAD dans la prévention des abus ?

Le directeur est le garant institutionnel de la bientraitance. Il fixe le cadre éthique, valide les procédures, arbitre les situations complexes et répond devant l’ARS en cas de défaillance. Il ne peut déléguer cette responsabilité sans en assumer les conséquences.

Q : Comment l’IDEC peut-elle concrètement prévenir les abus de pouvoir au quotidien ?

L’IDEC occupe une position charnière. Au carrefour des équipes soignantes et de la direction, elle détecte les tensions avant qu’elles ne dégénèrent. Son rôle est à la fois de formation, d’observation et de médiation.

Bonnes pratiques pour l’IDEC :

  • Réaliser des tours de chambre inopinés pour observer les pratiques réelles, pas seulement les déclarations
  • Animer des temps d’analyse des pratiques professionnelles (APP) mensuels
  • Être à l’écoute des signaux faibles : un soignant trop directif, un résident soudainement renfermé, des familles qui multiplient les plaintes informelles
  • Maintenir une posture de référent éthique accessible, sans autoritarisme
  • Croiser les informations entre les transmissions, les fiches d’incidents et les retours des familles

Le livre IDEC 360° est un support de terrain qui donne 50 solutions pratiques pour piloter ces enjeux avec légitimité et sérénité. Il peut constituer un socle de référence pour structurer cette mission.

La relation avec les familles comme levier d’alerte précoce

Les familles sont des vigies naturelles. Elles perçoivent les changements de comportement du résident, les glissements dans la qualité de l’accompagnement, les attitudes soignantes problématiques.

Pour activer ce levier :

  • Prévoyez des entretiens familles formalisés (pas seulement lors des incidents)
  • Installez un registre de commentaires accessible aux proches
  • Intégrez les familles dans le Conseil de la Vie Sociale (CVS) et valorisez leurs remontées

Conseil opérationnel : Proposez aux directeurs d’EHPAD le guide SOS Directeurs EHPAD pour disposer d’outils chiffrés et de cas réels pour piloter ces situations complexes, y compris les gestions de conflits avec les familles ou les équipes.


Former les équipes à l’éthique soignante : charte, déontologie et pratiques durables

Q : Une charte éthique professionnelle est-elle obligatoire en EHPAD ?

Il n’existe pas d’obligation légale de disposer d’une charte éthique interne. Cependant, la HAS, dans son référentiel de certification des EHPAD, évalue la qualité du projet d’établissement et la cohérence des valeurs affichées avec les pratiques réelles. Une charte bien construite est un outil de pilotage, pas un simple document de communication.

Construire une culture éthique durable, pas un affichage vide

La formation éthique des soignants ne se résume pas à une journée annuelle. Elle doit être intégrée dans les pratiques régulières :

  • À l’intégration : présentation de la charte, des valeurs et des procédures de signalement dès l’arrivée
  • En continu : APP, formations thématiques sur la bientraitance, retours d’expérience sur les incidents
  • En situation : débriefings rapides après les situations difficiles, sans jugement

Les formations e-learning disponibles pour les EHPAD permettent de démocratiser l’accès à la formation éthique sans mobiliser toute l’équipe simultanément. C’est un format adapté aux contraintes de planning soignant.

« Former les équipes à l’éthique, ce n’est pas leur apprendre à réciter des valeurs. C’est leur donner les outils pour agir juste, même sous pression. »

Le code de déontologie comme boussole professionnelle

Le code de déontologie infirmier (décret du 27 novembre 2016, codifié aux articles R.4312-1 et suivants du Code de la santé publique) impose aux infirmiers de s’opposer à toute pratique contraire à la dignité des personnes soignées. Ce cadre s’impose même en cas de pression hiérarchique.

Checklist de déploiement d’une culture éthique en EHPAD :

  • [ ] Rédaction ou révision de la charte éthique avec les équipes
  • [ ] Affichage visible dans les espaces soignants et d’accueil
  • [ ] Formation initiale systématique de tout nouveau professionnel
  • [ ] Désignation d’un référent bientraitance opérationnel
  • [ ] Programme annuel d’APP et de formations thématiques
  • [ ] Bilan annuel des signalements et mesures prises
  • [ ] Intégration des familles dans le processus d’évaluation

Pour aller plus loin dans la prévention opérationnelle, le Pack Maltraitance & Culture de la Bientraitance propose des ressources directement utilisables avec les équipes : supports de formation, scénarios terrain, outils d’harmonisation des pratiques.

Conseil opérationnel : Planifiez un atelier de co-construction de votre charte éthique avec un groupe mixte (soignants, administratifs, familles). Ce processus participatif est plus efficace qu’un document imposé par la direction.


Quand la bientraitance devient une conviction d’équipe, elle protège autant les résidents que les soignants

Prévenir les abus de pouvoir en EHPAD n’est pas une démarche punitive. C’est une dynamique collective qui protège les résidents, mais aussi les professionnels eux-mêmes.

Un soignant épuisé, isolé, sans repères éthiques clairs, est statistiquement plus vulnérable aux dérives comportementales. À l’inverse, une équipe formée, soutenue et dotée de procédures lisibles résiste mieux aux situations de tension.

Les éléments fondateurs d’un établissement éthiquement solide :

  • Une direction visible et engagée, qui incarne les valeurs au quotidien
  • Un IDEC formé et outillé, capable d’observer, d’accompagner et d’arbitrer
  • Des procédures de signalement réelles, pas seulement formelles
  • Une formation éthique continue, intégrée au plan de formation annuel
  • Des relations familles structurées, comme levier d’alerte et de co-construction

La certification HAS des EHPAD évalue précisément ces dimensions : dignité, sécurité, bientraitance, culture de l’amélioration continue. S’y préparer, c’est aussi renforcer structurellement la prévention des abus.

« La bientraitance n’est pas un état acquis. C’est un effort quotidien, collectif et organisé. »


Mini-FAQ

Q : Un aide-soignant peut-il signaler un abus commis par un infirmier ou un cadre ?
Oui. La loi Waserman protège tout professionnel signalant de bonne foi, quel que soit son niveau hiérarchique. Le signalement peut être interne (référent bientraitance, direction) ou externe (ARS, Défenseur des droits, Parquet si nécessaire).

Q : L’ARS peut-elle sanctionner un EHPAD en cas de maltraitance avérée ?
Absolument. L’ARS dispose d’un pouvoir d’injonction, de suspension d’autorisation et peut saisir le Parquet. Elle doit être notifiée de tout signalement grave dans des délais réglementaires. Un défaut de signalement constitue en lui-même une faute de gestion.

Q : Existe-t-il des outils clé en main pour former une équipe à la bientraitance sans être expert en éthique ?
Oui. Des supports comme le Pack Formations Express+ VIDEO couvrent notamment la communication bienveillante et la bientraitance en format vidéo court (4 à 7 minutes), prêts à l’emploi, sans préparation supplémentaire pour l’animateur.

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