L’importance des EHPAD dans notre société n’est plus à démontrer. Ces établissements, dédiés à l’accueil des personnes âgées, jouent un rôle crucial dans la prise en charge de nos aînés. Cependant, la question de la gestion des fonds publics alloués à ces structures est devenue centrale. Comment s’assurer que chaque euro investi est utilisé à bon escient ?
La problématique est d’autant plus prégnante lorsque l’on sait que certains groupes privés gèrent une part importante de ces établissements. La transparence est donc de mise. Il est essentiel de garantir que les fonds publics sont utilisés de manière éthique, en mettant l’accent sur le bien-être des résidents.
Il est évident que la prise en charge des personnes âgées nécessite des ressources conséquentes. Les besoins sont multiples : soins médicaux, activités récréatives, alimentation adaptée, etc. Toutefois, la confiance du public dans la gestion de ces fonds est essentielle. Sans elle, comment espérer que les citoyens continuent de soutenir financièrement ces structures ?
De récentes études ont montré des disparités inquiétantes dans la gestion des EHPAD. Certains établissements, notamment privés, affichent des bénéfices importants, tandis que d’autres peinent à boucler leurs fins de mois. Cette situation pose question. Où va l’argent ? Est-il réellement utilisé pour améliorer la qualité de vie des résidents ?
La réponse à ces questions est complexe. D’une part, il est légitime pour un établissement de dégager des bénéfices. Cela peut permettre d’investir dans de nouveaux équipements ou de financer des formations pour le personnel. D’autre part, il est impératif que ces bénéfices ne soient pas réalisés au détriment des résidents.
Il est donc urgent de mettre en place des mécanismes de contrôle efficaces. Ces derniers doivent permettre de suivre en temps réel l’utilisation des fonds publics. De plus, il est essentiel de favoriser la transparence. Chaque citoyen doit pouvoir accéder facilement à des informations claires sur la gestion financière des EHPAD.
Les mesures concrètes visant à améliorer la transparence financière dans la gestion des
Le décret n° 2022-734 du 28 avril 2022 porte sur diverses mesures visant à améliorer la transparence financière dans la gestion des établissements et services sociaux et médico-sociaux, notamment les EHPAD. Voici un résumé des principales mesures énoncées dans ce décret :
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J’accède au stock illimité- Objectif du décret : Améliorer la transparence financière dans la gestion des établissements et services sociaux et médico-sociaux et renforcer l’information et la protection des personnes accompagnées et leurs aidants.
- Entrée en vigueur : Certaines dispositions entrent en vigueur le lendemain de la publication du décret, d’autres sont applicables à partir des exercices budgétaires et comptables de 2022 et 2023.
- Mesures principales :
- Obligation d’une comptabilité analytique pour chaque établissement ou service géré par un organisme commercial.
- Précision des documents transmis aux autorités de tarification et de contrôle.
- Renforcement de l’information et de la protection des personnes accompagnées et leurs aidants, notamment par l’ajout de nouvelles mentions obligatoires dans les contrats de séjour en EHPAD.
- Précision des règles de facturation par les EHPAD en cas d’absence du bénéficiaire pour hospitalisation ou en cas de décès d’un résident.
- Obligation de transmission de cinq indicateurs relatifs aux conditions d’accompagnement en EHPAD pour les rendre publics.
- Références : Le décret, ainsi que les dispositions du code de l’action sociale et des familles, peuvent être consultés sur le site Légifrance.
l’impact des mesures du décret n° 2022-734 sur la gestion quotidienne des EHPAD
- Influence sur la gestion quotidienne des EHPAD :
- Comptabilité analytique : L’obligation d’une comptabilité analytique pour chaque établissement géré par un organisme commercial nécessitera une mise à jour des systèmes comptables. Cela pourrait entraîner une augmentation des coûts administratifs à court terme, mais à long terme, cela devrait permettre une meilleure traçabilité des fonds.
- Contrats de séjour : L’ajout de nouvelles mentions obligatoires dans les contrats de séjour signifie que les EHPAD devront revoir et mettre à jour leurs contrats existants, ce qui pourrait nécessiter des consultations juridiques.
- Facturation : Les règles de facturation précisées par le décret pourraient nécessiter des ajustements dans les systèmes de facturation des EHPAD, en particulier en ce qui concerne les absences pour hospitalisation ou le décès d’un résident.
- Mécanismes de contrôle :
- Les autorités de tarification et de contrôle recevront des documents plus détaillés de la part des EHPAD, ce qui leur permettra d’avoir une meilleure visibilité sur la manière dont les fonds sont utilisés.
- La publication d’indicateurs relatifs aux conditions d’accompagnement en EHPAD permettra une surveillance publique, augmentant ainsi la pression sur les EHPAD pour qu’ils respectent les normes.
- Information des résidents et de leurs familles :
- Les nouvelles mentions obligatoires dans les contrats de séjour garantiront que les résidents et leurs familles sont informés de leurs droits et des services fournis.
- Les EHPAD pourraient également organiser des sessions d’information ou des réunions pour informer les résidents et leurs familles des changements apportés par le décret.

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