L’hébergement temporaire non programmé en Ehpad s’impose comme une solution novatrice pour faciliter la transition entre l’hôpital et le domicile des personnes âgées. Ce dispositif, encadré par un nouveau cadre national, vise à fluidifier les parcours de soins et à sécuriser le retour à domicile des seniors. Plongée dans les détails de cette offre qui répond à un besoin croissant dans notre société vieillissante.
Un dispositif adapté aux besoins des seniors vulnérables
L’hébergement temporaire non programmé s’adresse prioritairement aux personnes âgées sortant d’hospitalisation. Il offre une solution intermédiaire bienvenue. D’une durée maximale de 30 jours, ce séjour permet une transition en douceur. Les seniors bénéficient ainsi d’un accompagnement adapté. Ils peuvent récupérer sereinement avant le retour à domicile.
Ce dispositif ne se limite pas aux sorties d’hôpital. Il peut également être mobilisé en cas d’indisponibilité soudaine de l’aidant principal. Une hospitalisation ou un décès de l’aidant sont des exemples de situations couvertes. Cette flexibilité répond à un réel besoin. Elle offre une solution rapide aux familles confrontées à un imprévu.
L’objectif est double. D’une part, il s’agit de soulager les services hospitaliers. D’autre part, on vise à éviter les réhospitalisations précoces. Selon une étude de la DREES, 20% des personnes âgées sont réhospitalisées dans les 30 jours suivant leur sortie. Ce chiffre souligne l’importance d’un accompagnement post-hospitalisation adapté.
Un cadre national pour harmoniser les pratiques
Le ministère de la Santé a publié un cadre d’orientation national pour uniformiser le déploiement du dispositif. Ce document, destiné aux ARS, fixe des règles claires. Il précise les critères d’éligibilité et les modalités de mise en œuvre. Cette harmonisation était nécessaire. Elle garantit une égalité d’accès sur tout le territoire.
Le cadre définit des critères d’exclusion. Le simple besoin d’aide à domicile ne justifie pas le recours à l’hébergement temporaire. Les troubles sévères du comportement ou l’instabilité médicale sont également des motifs d’exclusion. Ces critères visent à orienter le dispositif vers les personnes qui en ont le plus besoin.
Les ARS jouent un rôle central dans le déploiement. Elles sélectionnent les Ehpad porteurs du dispositif. Elles veillent également à la mise en place de systèmes d’information adaptés. L’outil ViaTrajectoire est notamment recommandé pour faciliter le repérage des places disponibles.
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J’accède au stock illimitéUn financement adapté pour limiter le reste à charge
Le modèle de financement vise à rendre le dispositif accessible au plus grand nombre. Il repose sur deux composantes : une part forfaitaire par place et une part liée à l’activité. L’objectif est de limiter le reste à charge pour les résidents. Le coût journalier ne doit pas dépasser 20 euros, contre 70 euros en moyenne pour un hébergement classique.
Cette tarification attractive est rendue possible par un financement complémentaire. Les ARS peuvent même décider d’une prise en charge intégrale dans certains cas. Cette souplesse permet de s’adapter aux situations de fragilité financière. Elle garantit l’accès au dispositif pour tous.
Les Ehpad porteurs s’engagent sur des objectifs d’activité ambitieux. Un taux de réalisation supérieur à 80% est attendu. Cela correspond à au moins 10 séjours de 30 jours par place et par an. Ces objectifs visent à optimiser l’utilisation des places disponibles.

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