Comment sécuriser la traçabilité des implants en EHPAD et réduire les risques de non-conformité ARS en 5 étapes clés

Découvrez comment sécuriser la traçabilité des dispositifs médicaux implantables en EHPAD : registre conforme, matériovigilance et contrôles ARS.

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La traçabilité des dispositifs médicaux implantables (DMI) en EHPAD repose sur des obligations réglementaires précises mais souvent mal connues des équipes. Pourtant, chaque prothèse, chambre implantable ou stimulateur cardiaque exige un suivi documenté et une transmission structurée d’informations au fabricant, aux autorités sanitaires et entre professionnels. Face aux contrôles ARS et aux enjeux de matériovigilance, directeurs et IDEC doivent sécuriser leur dispositif de traçabilité, mobiliser leurs équipes et anticiper les défauts de conformité qui peuvent exposer à des risques résidents comme à des sanctions administratives.


Pourquoi la traçabilité des implants est devenue un enjeu incontournable en EHPAD

Les dispositifs médicaux implantables (DMI) accompagnent désormais la majorité des résidents d’EHPAD : pacemakers, valves cardiaques, prothèses de hanche ou de genou, chambres à cathéter implantables (CCI), neurostimulateurs, implants cochléaires, stents vasculaires. Leur présence impose une vigilance particulière, car tout défaut de conception, rupture de stock de matériel compatible ou incident lié à l’implant doit être rapidement détecté et signalé.

Le cadre réglementaire européen et français

Depuis l’application du règlement européen 2017/745 (MDR) sur les dispositifs médicaux, la traçabilité est devenue plus stricte. En France, le Code de la santé publique (articles R. 1221-41 à R. 1221-45 et R. 5212-24 à R. 5212-27) impose aux établissements de santé et aux structures médico-sociales de tenir à jour un registre des implants, d’archiver les étiquettes et de transmettre les données d’implantation au fabricant.

Point réglementaire clé : tout établissement réalisant ou accueillant des résidents porteurs de DMI doit être en mesure de reconstituer l’historique d’implantation, de fournir la référence exacte de chaque dispositif et de tracer les changements ou retraits.

En février 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) renforce ses contrôles sur les circuits de matériovigilance. Les EHPAD figurent explicitement dans le périmètre de surveillance, car un résident peut être implanté à l’hôpital puis revenir en établissement avec un dispositif nécessitant un suivi.

Les risques d’un défaut de traçabilité

Un registre absent ou incomplet expose l’établissement à plusieurs risques :

  • Impossibilité de localiser un résident porteur d’un lot défectueux lors d’un rappel de dispositif par le fabricant ou l’ANSM.
  • Rupture de continuité des soins : infirmiers ou médecins libéraux intervenant en EHPAD ne disposent pas des informations pour adapter surveillance ou traitement.
  • Non-conformité lors d’une visite d’inspection ARS ou contrôle HAS, avec risque de réserve ou de sanction administrative.
  • Mise en cause en cas d’incident grave : absence de preuve documentaire en cas de défaillance matérielle ou de complication.

Exemple concret : le cas d’un rappel de pacemaker

En novembre 2025, un fabricant européen a déclenché un rappel de série de stimulateurs cardiaques suite à la détection d’une défaillance de batterie. Les établissements devaient identifier sous 48 heures les porteurs concernés. Dans un EHPAD du Grand Est disposant d’un registre exhaustif, l’IDEC a pu en moins de 2 heures localiser deux résidents, transmettre les références aux cardiologues et organiser les consultations de contrôle. Un établissement voisin sans traçabilité structurée a découvert l’information par hasard trois semaines plus tard, exposant un résident à un risque cardiaque évitable.

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Organiser un registre des implants conforme : méthode et outils pratiques

La mise en place d’un registre des dispositifs médicaux implantables exige méthode et rigueur. Il ne s’agit pas d’un simple classement d’étiquettes, mais d’un outil de pilotage, de communication et de sécurité.

Les informations obligatoires à enregistrer

Le registre doit comporter pour chaque résident porteur d’un DMI :

  1. Identité complète du résident (nom, prénom, date de naissance, numéro de chambre).
  2. Type et désignation du dispositif (ex. : prothèse totale de hanche, valve cardiaque, CCI).
  3. Date et lieu d’implantation (service hospitalier, établissement, chirurgien responsable).
  4. Références du dispositif : numéro de lot, numéro de série (UDI unique si disponible), nom du fabricant.
  5. Copie de l’étiquette du dispositif (obligatoire, à coller dans le dossier ou à archiver numériquement).
  6. Coordonnées du fabricant pour transmission d’information ou alerte.
  7. Date de retrait ou d’explantation le cas échéant, avec motif.

Astuce terrain : prévoir une fiche de traçabilité DMI standardisée dans le dossier de soins de chaque résident, avec emplacement dédié pour étiquette, date, praticien et signature de l’infirmier ayant enregistré l’information.

Format du registre : papier ou numérique ?

Registre papier : classeur dédié tenu par l’IDEC, avec une fiche par résident porteur de DMI et archivage des étiquettes. Simple à mettre en œuvre, mais plus difficile à exploiter lors d’un rappel ou d’un contrôle.

Registre numérique : tableur Excel partagé ou module intégré au logiciel de soins. Permet une recherche rapide par type de dispositif, fabricant ou numéro de lot. Facilite la transmission d’information et l’édition de rapports.

Critère Registre papier Registre numérique
Rapidité de recherche Faible Élevée
Facilité mise en œuvre Élevée Moyenne
Coût Nul Faible à modéré
Conformité RGPD Oui (si sécurisé) Oui (si sécurisé)
Exploitation lors rappel Manuelle longue Automatisée rapide

Conseil opérationnel : privilégier le numérique si l’EHPAD compte plus de 50 résidents ou si plusieurs dispositifs implantables sont fréquents. Sinon, un registre papier soigneusement tenu reste acceptable, à condition de nommer un référent traçabilité chargé de sa mise à jour et de son exploitation.

Processus de mise à jour du registre

  1. À l’admission : interroger la famille, le médecin traitant et récupérer le compte-rendu d’hospitalisation. Vérifier la présence de la carte de porteur d’implant (obligatoire pour certains DMI).
  2. Lors d’une hospitalisation : demander systématiquement au retour si une intervention a conduit à l’implantation ou au retrait d’un dispositif.
  3. Lors de chaque consultation spécialisée : vérifier avec le médecin coordonnateur ou l’infirmier si des informations nouvelles sur les implants ont été communiquées.
  4. Archivage : scanner ou photocopier les étiquettes et les joindre immédiatement au dossier. Ne jamais jeter une étiquette avant archivage.

Matériovigilance : signalement, coordination fabricant et circuit d’alerte

La matériovigilance désigne la surveillance des incidents ou risques d’incidents liés aux dispositifs médicaux. Elle repose sur un circuit de signalement structuré impliquant établissements, fabricants et autorités sanitaires.

Qu’est-ce qu’un incident de matériovigilance ?

Un incident de matériovigilance peut être :

  • Un dysfonctionnement du dispositif (ex. : batterie de pacemaker défaillante, fracture de prothèse).
  • Une réaction inattendue ou indésirable liée à l’implant (infection, rejet, douleur anormale).
  • Un défaut de conception ou de fabrication détecté a posteriori.
  • Une erreur d’utilisation ou de maintenance ayant entraîné un risque pour le résident.

Tout professionnel de santé (médecin, infirmier, IDEC) ayant connaissance d’un tel incident doit le signaler sans délai.

Comment signaler un incident ?

Le signalement se fait via le portail de signalement des événements sanitaires indésirables géré par l’ANSM, accessible en ligne sur signalement.social-sante.gouv.fr. Le formulaire demande :

  • Identification du résident (initiales, âge).
  • Description de l’incident.
  • Références du dispositif (numéro de lot, fabricant).
  • Conséquences cliniques observées.
  • Mesures prises.

Délai de signalement : dans les 3 jours ouvrables pour un incident grave ayant entraîné décès ou altération grave de l’état de santé. Pour les autres incidents, signalement dès détection.

Obligation légale : tout établissement doit désigner un correspondant local de matériovigilance (souvent l’IDEC ou le médecin coordonnateur) chargé de centraliser les signalements et de faire le lien avec l’ANSM et les fabricants.

Coordination avec les fabricants

En cas d’incident, le fabricant doit également être informé rapidement. Il est responsable de :

  • Collecter les informations sur l’incident.
  • Mener une enquête technique.
  • Proposer des mesures correctives (rappel, remplacement, modification de notice).
  • Transmettre l’information aux autorités compétentes.

L’EHPAD doit conserver les preuves (photos du dispositif si explantation, étiquettes, compte-rendu médical) et coopérer avec l’enquête du fabricant.

Exemple de circuit d’alerte structuré

  1. Détection : l’infirmier constate qu’un résident porteur d’une prothèse de hanche présente douleur et mobilité réduite inhabituelles.
  2. Signalement interne : information immédiate au médecin coordonnateur et à l’IDEC.
  3. Signalement externe : si suspicion de défaillance matérielle, déclaration sur le portail ANSM et information au fabricant via coordonnées du registre.
  4. Suivi : consignation dans le dossier de soins, traçabilité des échanges, mesures conservatoires (radiographie, avis chirurgical).
  5. Retour d’expérience : présentation en réunion d’équipe ou comité qualité pour sensibiliser et ajuster les pratiques.

Conseil pratique : intégrer une rubrique « Matériovigilance » dans les supports de formation internes (voir pack formations express+ VIDEO ou pack intégral hygiène & sécurité) pour que toute l’équipe soit formée au repérage et au signalement.


Rôle de l’IDEC et des infirmiers dans le pilotage de la traçabilité

Le pilotage quotidien de la traçabilité des DMI repose avant tout sur l’infirmier coordinateur (IDEC) et les infirmiers de proximité. Leur rôle est stratégique pour sécuriser le dispositif, former les équipes et garantir la conformité.

Missions de l’IDEC en matière de traçabilité

L’IDEC porte la responsabilité de :

  • Mettre en place et tenir à jour le registre des implants : création de la trame, formation des IDE, contrôle régulier de l’exhaustivité.
  • Être le correspondant local de matériovigilance : centraliser les signalements, interface avec l’ANSM et les fabricants.
  • Organiser la formation des équipes : sensibiliser aides-soignants, infirmiers et agents administratifs aux enjeux de traçabilité.
  • Vérifier la conformité documentaire lors de l’admission, du retour d’hospitalisation et des consultations externes.
  • Préparer les audits et inspections : s’assurer que tous les dossiers sont complets, que les étiquettes sont archivées et que le registre est accessible.

L’IDEC 360° propose une fiche pratique dédiée au pilotage de la traçabilité des DMI, avec checklist de mise en conformité et indicateurs de suivi.

Missions de l’infirmier de soins

L’infirmier de proximité est en première ligne pour :

  • Recueillir l’information lors de l’admission ou du retour d’hospitalisation : demander compte-rendu, carte de porteur, étiquettes.
  • Enregistrer immédiatement les données dans le registre ou le dossier de soins.
  • Surveiller cliniquement les résidents porteurs de DMI : douleur, signes d’infection, dysfonctionnement apparent.
  • Signaler tout incident à l’IDEC et au médecin coordonnateur.
  • Transmettre l’information lors des relèves ou réunions pluridisciplinaires.

Sensibilisation et formation des équipes

La traçabilité efficace exige que tous les acteurs (aides-soignants, agents administratifs, médecins libéraux) comprennent l’importance du sujet. Points clés à transmettre en formation :

  • Pourquoi tracer ? Sécurité du résident, obligation légale, protection de l’établissement.
  • Quoi tracer ? Identité, type de dispositif, numéro de lot, date d’implantation.
  • Qui trace ? Rôle de chacun : l’IDE enregistre, l’IDEC contrôle, le médecin coordonne, l’aide-soignant alerte.
  • Comment signaler un incident ? Circuit interne, formulaire ANSM, délai.

Support pédagogique clé : intégrer une fiche mémo terrain sur la traçabilité des implants (voir pack mémos terrain EHPAD) affichée en salle de soins et dans le bureau IDEC.

Indicateurs de suivi pour l’IDEC

Pour piloter la conformité, l’IDEC peut suivre mensuellement :

  • Taux de complétude du registre : nombre de résidents porteurs de DMI avec fiche complète / nombre total de résidents porteurs recensés.
  • Taux d’archivage des étiquettes : pourcentage de DMI avec étiquette scannée ou collée dans le dossier.
  • Délai moyen de mise à jour du registre après retour d’hospitalisation.
  • Nombre de signalements de matériovigilance traités dans l’année.
  • Nombre d’alertes fabricant traitées (rappels, avis de sécurité).

Conseil opérationnel : prévoir une revue trimestrielle du registre en réunion qualité ou comité de direction pour faire le point sur la conformité, les difficultés rencontrées et les actions correctives.


Anticiper les contrôles ARS et sécuriser durablement la conformité

Les inspections de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les évaluations HAS portent une attention croissante à la traçabilité des dispositifs médicaux. Anticiper ces contrôles permet de sécuriser son établissement et de valoriser les bonnes pratiques mises en œuvre.

Ce que vérifient les inspecteurs

Lors d’une visite de conformité, les inspecteurs ARS contrôlent :

  • Existence et accessibilité du registre des implants : est-il tenu ? Où se trouve-t-il ? Qui en est responsable ?
  • Exhaustivité et qualité des données : tous les résidents porteurs sont-ils enregistrés ? Les références sont-elles complètes ?
  • Archivage des étiquettes : sont-elles présentes dans les dossiers ? Sont-elles lisibles et datées ?
  • Désignation d’un correspondant matériovigilance : le nom figure-t-il dans l’organigramme ? Le correspondant connaît-il ses missions ?
  • Traçabilité des signalements : existe-t-il une procédure écrite ? Des signalements ont-ils été effectués ? Quelle suite leur a été donnée ?
  • Formation des équipes : les professionnels savent-ils comment enregistrer un implant ou signaler un incident ?

Un défaut majeur (absence de registre, impossibilité de localiser un résident porteur lors d’un rappel simulé) peut donner lieu à une réserve ou une injonction avec délai de mise en conformité.

Préparer un audit interne de traçabilité

Avant toute inspection, l’IDEC ou le responsable qualité peut conduire un audit interne pour repérer les failles et les corriger. Checklist d’audit :

  • [ ] Le registre des implants existe et est accessible.
  • [ ] Tous les résidents porteurs de DMI sont enregistrés.
  • [ ] Les fiches contiennent toutes les informations obligatoires.
  • [ ] Les étiquettes sont archivées dans les dossiers.
  • [ ] Un correspondant matériovigilance est désigné et formé.
  • [ ] Une procédure de signalement des incidents est écrite et connue.
  • [ ] Les équipes ont été formées (date, émargement, supports conservés).
  • [ ] Les alertes fabricants reçues ont été traitées et tracées.
  • [ ] Les dossiers des résidents sortis ou décédés sont archivés conformément (conservation 20 ans minimum pour données d’implant).

Outils d’aide : le pack SOS EHPAD – 28 procédures actualisées propose un modèle de procédure « Traçabilité des dispositifs médicaux implantables » prêt à adapter, intégrant circuit de signalement et fiche de traçabilité.

Plan d’actions correctives en cas de non-conformité

Si l’audit révèle des lacunes, mettre en place rapidement :

  1. Recensement exhaustif : passer en revue tous les dossiers de soins pour identifier les résidents porteurs de DMI non enregistrés.
  2. Rattrapage documentaire : contacter hôpitaux, médecins traitants, familles pour récupérer les informations manquantes (comptes-rendus, étiquettes).
  3. Mise à jour du registre : compléter toutes les fiches, archiver les étiquettes disponibles.
  4. Rédaction ou mise à jour de la procédure de traçabilité et de matériovigilance.
  5. Formation de rattrapage : session de formation express (15-30 min) pour toute l’équipe IDE et AS sur le sujet.
  6. Désignation formelle du correspondant matériovigilance avec lettre de mission et fiche de poste.

Citation forte : « La traçabilité des implants n’est pas une option administrative : c’est un acte de vigilance médicale qui protège le résident, l’équipe et l’établissement. »

Valoriser la conformité auprès des résidents et des familles

La mise en place d’un registre exhaustif et d’un circuit de matériovigilance structuré est également un argument de qualité et de réassurance pour les familles. Mentionner ces dispositifs lors de l’admission ou dans le livret d’accueil renforce la confiance et valorise le professionnalisme de l’établissement.

Exemple de communication : « Notre établissement tient à jour un registre complet des dispositifs médicaux implantables portés par nos résidents. Chaque implant est tracé, surveillé et toute alerte fabricant est traitée dans les meilleurs délais pour garantir votre sécurité. »


De la contrainte réglementaire à l’atout sécurité : transformer la traçabilité en levier de qualité

Loin d’être une simple obligation administrative, la traçabilité des dispositifs médicaux implantables devient un levier stratégique de qualité et de sécurité lorsqu’elle est bien pilotée. Elle structure la communication interprofessionnelle, renforce la vigilance clinique et protège l’établissement en cas d’incident.

Intégrer la traçabilité dans la culture qualité

La traçabilité des DMI s’inscrit pleinement dans la démarche certification HAS : elle répond aux critères de sécurité du parcours de soins, de bientraitance (prévenir les complications évitables) et de coordination médicale. Les établissements qui l’ont intégrée à leur politique qualité témoignent d’une meilleure fluidité des prises en charge et d’une réactivité accrue lors des alertes sanitaires.

Outils numériques et évolutions technologiques

L’évolution vers des identifiants uniques de dispositif (UDI) et des bases de données européennes centralisées (EUDAMED) facilite progressivement la traçabilité. Certains logiciels de soins intègrent désormais des modules dédiés à la gestion des DMI, avec alertes automatiques en cas de rappel de lot. Les EHPAD qui s’équipent de ces outils gagnent en efficacité et en sécurité.

Former pour durer : le rôle de la formation continue

Maintenir la conformité dans le temps exige une formation continue des équipes, notamment à chaque arrivée de nouveau personnel. Intégrer un module « traçabilité des implants » dans le parcours d’intégration, utiliser les supports du pack formations express+ VIDEO ou du pack intégral soins & accompagnement quotidien permet de garantir un niveau de vigilance homogène.

Témoignage terrain : l’EHPAD qui a fait de la traçabilité un atout

Un EHPAD de 90 résidents en région Auvergne-Rhône-Alpes a structuré depuis 2024 un registre numérique des implants piloté par l’IDEC. Lors d’un rappel de valve cardiaque en janvier 2026, l’établissement a pu identifier en 30 minutes les deux résidents concernés, organiser dans la journée les consultations cardiologiques et rassurer les familles. Ce niveau de réactivité a été salué par l’ARS lors d’une inspection, et l’établissement a partagé son outil en inter-EHPAD territorial. Le directeur témoigne : « Nous avons transformé une obligation en point fort de notre offre de soins. Les familles et les médecins nous reconnaissent une vraie rigueur. »


FAQ : traçabilité des dispositifs médicaux implantables en EHPAD

Quels sont les dispositifs concernés par l’obligation de traçabilité en EHPAD ?
Tous les dispositifs médicaux implantables de classe III et certains de classe IIb : pacemakers, valves cardiaques, prothèses articulaires, chambres implantables, neurostimulateurs, implants cochléaires, stents coronariens, etc. En cas de doute, l’IDEC peut consulter le fabricant ou l’ANSM.

Qui est responsable de la tenue du registre des implants ?
La responsabilité organisationnelle incombe au directeur de l’établissement. Opérationnellement, c’est l’IDEC ou le cadre de santé qui pilote le registre, avec l’appui des infirmiers de soins pour l’enregistrement quotidien des données.

Combien de temps doit-on conserver les données de traçabilité ?
Les données relatives aux dispositifs médicaux implantables doivent être conservées au minimum 20 ans après l’explantation ou le décès du résident, conformément à la réglementation sur l’archivage des dossiers médicaux.

Comment se former rapidement à la traçabilité et à la matériovigilance ?
Plusieurs ressources sont disponibles : supports du pack SOS EHPAD – 28 procédures actualisées, formations en ligne via les 15 formations les plus utiles en EHPAD, ou encore le guide opérationnel IDEC 360° qui propose une fiche dédiée à la gestion des implants et du matériovigilance.

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