Augmenter L’encadrement Dans Les Ehpad : La Dgcs Propose Un Ratio De 6 Soignants Pour 10 Résidents

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La problématique de l’encadrement dans les Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (Ehpad) suscite un intérêt croissant, tant du côté du gouvernement que de la population. Récemment, un rapport de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) a relancé le débat en proposant un ratio d’encadrement de six professionnels pour dix résidents. Ce rapport, bien que centré sur la formation des aides-soignants, soulève des questions pertinentes sur la viabilité financière et la faisabilité de cette mesure.

Selon les calculs de la DGCS, atteindre un taux d’encadrement cible à six soignants pour dix résidents nécessiterait une augmentation significative du nombre d’emplois, soit 86.400 Équivalents Temps Plein (ETP) supplémentaires, pour un coût estimé à 4,6 milliards d’euros. Cette augmentation porterait le nombre total d’ETP à 362.100, pour s’occuper de 603.700 résidents. Cette perspective soulève immédiatement des questions sur la capacité à former et recruter un nombre aussi important de professionnels d’ici 2030. Heureusement, la DGCS se montre optimiste, estimant que le potentiel de recrutement est en adéquation avec les capacités de formation, à condition de résoudre certains problèmes comme le morcellement des emplois et la fidélisation des professionnels.

Actuellement, environ 21.000 aides-soignants sont formés chaque année, et les capacités de formation pourraient atteindre 30.000 places annuelles à l’horizon 2025, avec un taux de succès de 70% dans la formation. Ces chiffres suggèrent que l’objectif est atteignable, surtout si l’on considère les 50.000 recrutements supplémentaires promis par le gouvernement d’ici 2030, majoritairement des aides-soignants et des infirmières. Cependant, cette ambition représente un coût non négligeable de 2,5 milliards d’euros par an.

Le rapport souligne également une augmentation du taux d’encadrement soignant depuis 2007, passant de 3,8 à 4,5 ETP pour dix résidents en 2019. Cette évolution est principalement attribuée à la médicalisation des établissements et à la mise en œuvre des ordonnances Pathos dans le financement des établissements. Les Ehpad publics ont vu leur taux d’encadrement augmenter conformément à la moyenne nationale, tandis que les Ehpad privés non lucratifs ont enregistré une hausse supérieure à la moyenne, et les Ehpad privés lucratifs une hausse inférieure.

Cependant, le rapport met en lumière des limites importantes. La première est que le taux d’encadrement, tel qu’il est actuellement calculé, ne prend pas en compte l’état de dépendance des résidents, un facteur crucial pour déterminer les besoins réels en matière d’encadrement. De plus, l’adoption d’un taux d’encadrement réglementaire soulève des défis opérationnels, notamment en matière de recrutement.

Le rapport de la DGCS apporte des informations essentielles sur l’état actuel de l’encadrement dans les Ehpad et sur les défis à relever pour améliorer la qualité des soins. Il met en évidence la nécessité d’une approche holistique qui tienne compte à la fois des besoins des résidents et des capacités de formation et de recrutement des professionnels. Ce rapport est un pas dans la bonne direction, mais il reste encore beaucoup à faire pour garantir un encadrement adéquat et de qualité dans les Ehpad français.

Défis et Solutions pour un Meilleur Encadrement en Ehpad

Les Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (Ehpad) en France sont confrontés à des défis majeurs en termes d’encadrement du personnel soignant. La Cour des comptes a récemment mis en lumière plusieurs problématiques clés dans ce secteur, soulignant l’urgence d’apporter des solutions concrètes.

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Insuffisance des effectifs soignants: Le rapport de la Cour des comptes indique que, malgré une légère augmentation des effectifs de soins dans les Ehpad, les taux d’encadrement restent insuffisants. La Drees souligne que le taux d’encadrement est passé de 59 à 63 Équivalents Temps Plein (ETP) pour 100 places, ce qui représente une augmentation moyenne de 6,5%. Pour les aides-soignants, le ratio est passé de 17 ETP pour 100 places à 20, et pour les infirmiers, de 5 à 6​​. Cependant, la grille Aggir, qui mesure le niveau de dépendance, révèle un besoin d’augmenter l’effectif de soins de 45% pour répondre adéquatement aux besoins des résidents, ce qui représenterait une augmentation globale du taux d’encadrement de plus de 25%​​.

Proposition de ratios spécifiques: La Cour des comptes propose d’adopter une approche plus nuancée en définissant des ratios spécifiques du nombre maximum de résidents par professionnel de soins qualifiés, en fonction du niveau d’autonomie des résidents. Cette approche pourrait contribuer à une meilleure répartition des ressources et garantir un encadrement plus adapté aux besoins individuels​​.

Organisation des cycles de travail: L’organisation des cycles de travail dans les Ehpad est jugée fondamentale pour assurer une présence adéquate du personnel. La Cour des comptes critique certaines pratiques, comme les longues coupures dans les journées de 12 heures et l’organisation des 35 heures sur deux semaines, qui peuvent entraîner une fatigue supplémentaire du personnel et une désorganisation des services, affectant ainsi la qualité des soins​​.

Formation et qualification du personnel: La qualité de la prise en charge est également liée à la qualification du personnel. La Cour des comptes constate que peu d’aides-soignants ont reçu une formation en gérontologie et recommande la reconnaissance d’une spécialisation en gériatrie pour les infirmiers. Le renforcement de la formation et de la qualification des personnels soignants est essentiel pour améliorer la prise en charge des résidents, en particulier ceux souffrant de troubles cognitifs​​.

Difficultés de recrutement et d’attractivité de la filière: Les Ehpad font face à des difficultés de recrutement, ce qui conduit souvent au recours à du personnel contractuel de courte durée et à l’occupation de postes par des personnes sans la qualification requise. Cette situation entraîne des glissements de tâches et une diminution de la qualité des soins prodigués​​.

Reconnaissance de la fonction d’infirmier coordonnateur: La Cour des comptes insiste sur l’importance de reconnaître davantage la fonction d’infirmier coordonnateur en Ehpad, en établissant un ratio spécifique pour cette fonction. Cela permettrait de garantir un temps disponible suffisant pour les fonctions de gestion du personnel et la mise en œuvre de projets de soins de qualité​​.