L’arrivée d’un animal en établissement d’hébergement pour personnes âgées constitue souvent un bouleversement émotionnel positif. Les animaux en EHPAD peuvent jouer un rôle essentiel dans le bien-être des résidents. Depuis le 5 mars 2025, un arrêté ministériel définit enfin les conditions d’accueil des animaux de compagnie en EHPAD et en résidences autonomie, incluant spécifiquement les animaux en EHPAD. Ce texte tant attendu, issu de l’article 26 de la loi « Bien vieillir » d’avril 2024, répond à une demande croissante des résidents et de leurs familles. Comment mettre en œuvre ces nouvelles dispositions dans votre établissement ? Quelles sont les opportunités thérapeutiques associées aux animaux en EHPAD ? Décryptage complet des conditions pratiques et des bénéfices potentiels pour vos résidents.
Sommaire
- Un cadre juridique clair après des années d’attente
- Des conditions d’accueil strictement encadrées
- Des exclusions clairement définies
- Des obligations quotidiennes pour le résident
- L’anticipation, clé d’une cohabitation réussie
- Les bénéfices thérapeutiques scientifiquement prouvés
- Des initiatives inspirantes déjà en place
- Une opportunité de différenciation pour votre établissement
Un cadre juridique clair après des années d’attente
Il est prouvé que les animaux en EHPAD améliorent la qualité de vie et favorisent les interactions sociales entre les résidents.
Les animaux en EHPAD apportent également un réconfort émotionnel inestimable.
L’arrêté du 4 mars 2025, entré en vigueur dès le lendemain, marque une avancée significative dans l’humanisation des EHPAD. Ce texte officiel publié au Journal Officiel (JORF n°0054) établit des règles précises.
Les bienfaits des animaux en EHPAD s’étendent à la santé mentale des résidents.
Avant cette date, l’accueil des animaux relevait uniquement du règlement intérieur de chaque établissement. La situation créait des disparités importantes entre les structures. Certains directeurs autorisaient les visites ponctuelles d’animaux. D’autres interdisaient totalement leur présence.
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J’accède au stock illimitéLa mesure s’inscrit dans une approche plus globale du bien-vieillir. Elle reconnaît les bénéfices thérapeutiques de la présence animale auprès des personnes âgées. Ces effets positifs sont documentés par de nombreuses études gériatriques récentes.
Des conditions d’accueil strictement encadrées
Le texte impose plusieurs obligations aux résidents souhaitant garder leur animal. La première exigence concerne la certification vétérinaire. Un document daté de moins de trois mois doit être présenté à la direction.
Ce certificat doit contenir des informations précises :
- L’identification complète de l’animal
- Son espèce et sa race le cas échéant
- Son âge et son poids
- Ses signes distinctifs
- Ses vaccinations à jour
- Un certificat de stérilisation si applicable
- Les traitements ou cures nécessaires
- Une attestation de non-dangerosité et de capacité à vivre en collectivité
La responsabilité financière incombe entièrement au résident. Celui-ci doit assurer et financer tous les soins vétérinaires nécessaires au bien-être de l’animal. Cette disposition vise à éviter tout surcoût pour l’établissement.
Le comportement de l’animal fait l’objet d’une vigilance particulière. Il ne doit représenter aucun danger pour les résidents et le personnel, y compris dans les espaces privatifs du résident propriétaire.
Des exclusions clairement définies
Sans surprise, certaines catégories d’animaux sont formellement exclues du dispositif. Les chiens d’attaque, de garde et de défense figurent en tête de liste. Une liste précise sera établie par arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture.
Cette restriction s’explique facilement par les impératifs de sécurité. Les personnes âgées vulnérables pourraient difficilement maîtriser des animaux potentiellement agressifs ou imposants.
En revanche, les possibilités restent larges pour les autres catégories d’animaux domestiques traditionnels. Chats, petits chiens, oiseaux ou poissons semblent parfaitement éligibles selon les termes du texte.
Il est crucial de s’assurer que les animaux en EHPAD soient bien adaptés aux résidents.
Les animaux en EHPAD doivent être soigneusement sélectionnés pour garantir le bien-être de tous.
Des obligations quotidiennes pour le résident
Les animaux en EHPAD ne doivent pas causer de perturbations au sein de l’établissement.
Il est essentiel de définir un cadre clair pour les animaux en EHPAD.
Le propriétaire de l’animal doit assurer plusieurs responsabilités au quotidien. L’accès permanent à l’eau potable propre figure parmi les obligations fondamentales. De même, une alimentation adaptée aux besoins spécifiques de l’animal doit être fournie.
Le résident reste responsable des soins quotidiens. Cela inclut l’hygiène, les promenades et l’exercice nécessaire au bien-être de son compagnon. Des équipements de contention adaptés doivent être disponibles si nécessaire : laisses, cages ou autres dispositifs selon l’espèce concernée.
Le règlement interne de l’établissement conserve toute sa pertinence. Le résident doit se conformer aux règles fixées par la direction pour garantir l’hygiène, la sécurité et la tranquillité collective.
L’anticipation, clé d’une cohabitation réussie
Un point crucial, souvent négligé, concerne la planification des soins en cas d’incapacité du résident. Que se passe-t-il si la personne âgée est hospitalisée ? Qui s’occupe de l’animal en cas de perte d’autonomie sévère ou de décès ?
La cohabitation avec les animaux en EHPAD nécessite une organisation minutieuse.
Il est important d’anticiper les besoins des animaux en EHPAD en cas d’incident.
Les animaux en EHPAD requièrent un suivi régulier et une attention continue.
Cette question éthique mérite une attention particulière. Elle vise à éviter les situations d’abandon ou de maltraitance par défaut. Bien que non obligatoire dans le texte, cette anticipation est fortement recommandée par les experts.
Les directeurs d’EHPAD peuvent jouer un rôle proactif. La mise en place d’un protocole spécifique permettrait d’identifier dès l’admission un référent pour l’animal en cas de besoin. Ce document pourrait être intégré au contrat de séjour.
Certains établissements envisagent déjà des partenariats avec des associations de protection animale locales. Ces conventions prévoiraient une prise en charge temporaire ou définitive des animaux en situation d’urgence.
Les bénéfices thérapeutiques scientifiquement prouvés
Les animaux en EHPAD contribuent à créer un environnement plus serein pour les résidents.
Au-delà des aspects réglementaires, l’accueil des animaux en EHPAD présente de nombreux avantages thérapeutiques documentés. Des études récentes confirment les effets positifs sur la santé physique et mentale des résidents.
La présence animale contribue à réduire significativement le stress et l’anxiété. Elle stimule la production d’ocytocine, hormone associée au bien-être. Les effets sur la tension artérielle et la fréquence cardiaque sont mesurables et positifs chez les personnes âgées interagissant régulièrement avec des animaux.
L’intégration des animaux en EHPAD doit se faire de manière réfléchie et concertée.
Sur le plan cognitif, les animaux constituent des stimulateurs de mémoire et d’attention. Ils encouragent l’activité physique par les soins qu’ils nécessitent. Certains EHPAD constatent déjà une réduction de la consommation d’anxiolytiques chez les résidents propriétaires d’animaux.
La dimension sociale ne doit pas être négligée. Les animaux favorisent les interactions entre résidents et créent des occasions d’échanges. Ils deviennent souvent des sujets de conversation privilégiés et catalyseurs de lien social.
Des initiatives inspirantes déjà en place
Plusieurs établissements n’ont pas attendu le décret pour expérimenter la présence animale. Le programme « Quatre pattes pour un sourire » déployé dans 15 EHPAD depuis 2023 montre des résultats particulièrement encourageants.
L’EHPAD Les Hortensias à Lyon a instauré un « espace animaux » dans son jardin thérapeutique. Les résidents peuvent y accueillir leurs visiteurs accompagnés de leurs animaux dans un cadre sécurisé. La satisfaction des familles a augmenté de 27% depuis cette initiative.
Les animaux en EHPAD doivent faire l’objet d’une attention particulière pour garantir leur bien-être.
À Marseille, la résidence Les Oliviers a développé un partenariat avec une association locale de médiation animale. Des séances hebdomadaires permettent aux résidents sans animal personnel de bénéficier des effets thérapeutiques de la présence animale de manière encadrée.
Pour une mise en œuvre sereine de ce nouveau cadre réglementaire, plusieurs actions concrètes peuvent être envisagées :
- Réviser le règlement intérieur pour intégrer les nouvelles dispositions sur l’accueil des animaux
- Former le personnel aux spécificités de la cohabitation avec les animaux
- Créer un registre des animaux présents dans l’établissement
- Établir un protocole de gestion des situations d’urgence
- Désigner un référent « bien-être animal » au sein de l’équipe
- Organiser des temps de médiation entre les résidents avec et sans animaux
- Prévoir des espaces dédiés aux animaux dans les parties communes
L’information des résidents et de leurs familles constitue également une priorité. Un document synthétique reprenant les principales dispositions du décret facilitera la compréhension des nouvelles règles.
Une opportunité de différenciation pour votre établissement
Ce nouveau cadre représente une véritable opportunité de valorisation pour votre structure. L’accueil des animaux peut devenir un critère de choix déterminant pour les futurs résidents et leurs familles.
La communication autour de cette possibilité mérite d’être soignée. Elle peut constituer un argument commercial différenciant dans un secteur concurrentiel. Les visites virtuelles et supports de présentation gagneraient à mettre en avant cette dimension.
Les animaux en EHPAD peuvent contribuer à un sentiment de sécurité parmi les résidents.
L’ouverture aux animaux s’inscrit parfaitement dans une démarche globale d’humanisation des EHPAD. Elle répond aux attentes croissantes de personnalisation de l’accompagnement et de respect des habitudes de vie antérieures.
Les soins aux animaux en EHPAD ont un impact significatif sur l’engagement des résidents.
Les animaux en EHPAD favorisent le maintien d’une routine quotidienne pour les résidents.
Les projets autour des animaux en EHPAD doivent être accompagnés d’une évaluation régulière des impacts.
Finalement, ce décret tant attendu ouvre la voie à des initiatives créatives et innovantes. Les directeurs d’EHPAD peuvent désormais construire de véritables projets institutionnels autour de la présence animale. Une opportunité à saisir pour le bien-être de tous.

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