Dans un monde où la préservation de l’environnement est devenue une urgence, les établissements sanitaires et médico-sociaux jouent un rôle crucial. Un changement significatif s’opère dans ces institutions, poussé par la nécessité de devenir plus résilients et moins impactants pour l’environnement. Ce virage écologique, attesté par un état des lieux récent réalisé par le C2DS et l’Anap, révèle une dynamique positive de transformation écologique au sein de plus de 2 000 établissements. Cette mobilisation est essentielle pour la réussite de la planification écologique du système de santé par les pouvoirs publics. Examinons de plus près ces douze tendances qui définissent le futur durable des établissements de santé.
Les établissements s’engagent vers la durabilité, révèle le rapport MODD
Premièrement, la gouvernance joue un rôle pivot. Près de trois quarts des établissements ont nommé un référent développement durable (DD), répondant ainsi à un critère obligatoire de la certification Haute Autorité de Santé (HAS). Cette mesure incarne l’engagement institutionnel en faveur de l’écologie.
La consommation énergétique est une autre préoccupation majeure. La moitié des établissements s’attelle à améliorer leur efficacité énergétique, visant une réduction de 40 % de leurs consommations énergétiques d’ici sept ans, conformément au décret tertiaire de la Loi Elan. Cet effort est crucial pour réduire l’empreinte carbone globale.
En matière de transport, un tiers des établissements favorisent le covoiturage et encouragent la mobilité douce et collective, en accord avec la loi LOM. Cette initiative contribue à la diminution des émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements.
La gestion de l’eau est également prioritaire. Trois quarts des établissements suivent de près leur consommation, une démarche alignée avec les critères de la certification HAS, soulignant l’importance de préserver cette ressource vitale.
La question des déchets est traitée avec sérieux. La moitié des établissements tiennent à jour un registre des déchets, outil indispensable pour une gestion efficace et écologique. De plus, un tiers des établissements s’engagent contre le gaspillage alimentaire, conformément à la loi Egalim.
La biodiversité est une composante essentielle de cette transformation. Trois quarts des établissements entreprennent des actions en sa faveur, intégrant le concept One Health dans leurs politiques.
IDEC : Arrêtez de créer vos supports de formation.
Pourquoi réinventer la roue ? Accédez à +200 PowerPoints, Procédures et Vidéos prêts à l’emploi. Téléchargez en 1 clic, projetez, et formez vos équipes sans effort.
J’accède au stock illimitéLa qualité de l’air intérieur est surveillée par deux tiers des établissements, une obligation légale depuis fin 2022. Cette mesure est vitale pour assurer un environnement sain pour patients et personnels.
Les perturbateurs endocriniens représentent un défi sanitaire et environnemental. Un quart des établissements s’emploie à les identifier et les réduire, un engagement en phase avec le Plan national de santé environnementale.
La qualité de vie au travail est scrutée par un quart des établissements, souvent via des enquêtes. Cette attention participe à un environnement de travail plus sain et plus motivant.
Les achats responsables sont une tendance montante. Près d’un tiers des établissements développent des politiques d’achat écoresponsables, une démarche encouragée par la certification HAS.
Enfin, l’ancrage territorial est affirmé par près d’un tiers des établissements, qui collaborent avec des acteurs locaux. Cette approche favorise une intégration harmonieuse dans l’écosystème local et renforce les liens communautaires.
Ces données, issues du “MODD”, observatoire national du développement durable en santé, illustrent une véritable prise de conscience et une action concrète des établissements de santé. Elles incarnent une volonté de se tourner vers des pratiques plus durables, un impératif dans notre contexte actuel de crise environnementale.
Ce mouvement marque un tournant dans la gestion des établissements de santé. Il montre que le secteur médical, en plus de soigner, peut aussi jouer un rôle actif dans la préservation de notre planète. Les efforts déployés sont un exemple inspirant pour d’autres secteurs et soulignent la responsabilité de chaque entité dans la lutte contre le changement climatique.
Impact Environnemental des EHPAD : Un Défi Majeur
La problématique de la pollution et de l’empreinte carbone des Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) est un sujet peu abordé, mais d’une importance capitale. Avec l’augmentation de la population âgée, ces institutions deviennent des acteurs clés dans la lutte contre le changement climatique. Ce phénomène interroge sur les méthodes de gestion et les pratiques éco-responsables au sein de ces structures.
L’empreinte carbone d’un EHPAD se compose de divers éléments. La consommation énergétique, principalement pour le chauffage et l’éclairage, représente une part importante. L’énergie est souvent produite à partir de sources non renouvelables, ce qui augmente les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, en France, le secteur du bâtiment est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Les EHPAD, en tant que bâtiments, contribuent significativement à ces émissions.
La gestion des déchets dans les EHPAD est un autre enjeu environnemental. Ces établissements produisent une quantité importante de déchets, notamment des déchets médicaux, qui nécessitent une gestion spécifique. La réduction, le tri et le recyclage des déchets peuvent considérablement diminuer l’impact environnemental.
Les repas servis dans les EHPAD ont également un impact carbone non négligeable. La provenance des aliments, souvent lointaine, et les modes de production intensifs contribuent à l’empreinte carbone. Une étude récente indique que l’alimentation représente environ 30% de l’empreinte carbone d’un Français moyen. Les choix alimentaires dans les EHPAD peuvent donc influencer significativement leur impact environnemental.
Les déplacements liés aux activités des EHPAD, que ce soit pour les employés ou les fournisseurs, contribuent aussi à l’émission de gaz à effet de serre. Opter pour des transports plus écologiques pourrait réduire cet impact.
Des initiatives émergent pour réduire l’impact environnemental des EHPAD. Certains établissements s’orientent vers des bâtiments basse consommation ou utilisent des énergies renouvelables. Le tri et le recyclage des déchets sont encouragés, et des actions sont mises en place pour réduire la consommation d’eau. Concernant l’alimentation, l’accent est mis sur les produits locaux et de saison, ainsi que sur la réduction du gaspillage alimentaire.
Ces efforts ne sont pas seulement bénéfiques pour l’environnement. Ils améliorent aussi la qualité de vie des résidents. Un environnement sain et une alimentation de qualité ont un impact positif sur leur bien-être.
Le défi pour les EHPAD est donc double : assurer le bien-être des résidents tout en réduisant leur impact environnemental. Cela nécessite un engagement à tous les niveaux, depuis la direction jusqu’aux employés, en passant par les résidents et leurs familles.
Auto-évaluez la position de votre établissement avec l’autodiagnostic MODD
Accessible tout au long de l’année, L’outil MODD permet d’établir un état des lieux de la maturité de la démarche DD dans une structure sanitaire ou médico-sociale dans toutes ses dimensions :
- Sociale.
- Sociétale.
- Environnementale.
- Economique.
- Achats.
- Gouvernance.
En 40 questions, vous pourrez évaluer simplement la maturité de votre structure.
Consulter l’autodiagnostic MODD

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.