Gérer la consommation d’alcool en Ehpad : un défi de taille
Gérer la consommation d’alcool en Ehpad est un véritable défi, car il faut respecter la liberté individuelle des résidents tout en garantissant leur sécurité et leur santé. Les équipes soignantes ont souvent du mal à repérer les signes d’une consommation problématique d’alcool, qui peut être cachée par les symptômes de pathologies liées à l’âge. Pourtant, selon les recommandations de bonnes pratiques de la HAS, la consommation excessive d’alcool pourrait concerner entre 20% et 40% des personnes accompagnées en Ehpad.
Il est donc crucial de sensibiliser les équipes soignantes au « risque alcool », impliquant une modification de leurs représentations et une réflexion sur l’approche à adopter. Il s’agit de penser « risque » plutôt que « dépendance », « modification du mode de consommation » plutôt qu’abstinence, qualité des années de vie restantes plutôt que « dernier plaisir à ne pas supprimer ».
Le « mésusage » est également un sujet épineux. Au plan médical, la consommation excessive d’alcool recouvre le « mésusage sans dépendance et dépendance, minoritaire » chez les aînés. Il est donc important de se questionner sur l’impact de la réduction de la consommation sur la qualité de vie de la personne âgée. Une diminution de la consommation est certes synonyme de mieux-être physiologique, mais elle peut être difficile à vivre pour certaines personnes. Il est donc essentiel de trouver un équilibre, en déterminant la zone de confort de chaque résident et en l’accompagnant dans sa consommation, tout en veillant à sa sécurité et à sa santé.
Des initiatives encourageantes pour une gestion raisonnée de la consommation d’alcool en Ehpad
Malgré les difficultés rencontrées, certaines initiatives sont particulièrement encourageantes. Ainsi, des Ehpad ont installé des bars à bière ou des troquets pour les résidents, tandis que d’autres ont revu leur règlement intérieur pour adopter une approche fondée sur la réduction des risques.
Par exemple, la Mutualité française bourguignonne, qui comprend 19 Ehpad, a mis en place des formations annuelles pour ses équipes afin de les sensibiliser au « risque alcool » et de les aider à repérer les signes d’une consommation problématique.
La plupart des établissements ont une approche prudente en matière de consommation d’alcool, mais certains ont commencé à adopter une approche plus ouverte, comme le montre l’exemple de l’Ehpad privé à but non lucratif Saint-Barthélémy à Marseille, qui a modifié son règlement intérieur en 2009 pour adopter une approche fondée sur la réduction des risques.
Pour y parvenir, l’établissement a travaillé en étroite collaboration avec un addictologue, développé un réseau de professionnels ressources et mis en place des formations annuelles pour ses équipes. L’objectif est de sécuriser les consommations en déterminant la « zone de confort » de chaque résident, c’est-à-dire le niveau de consommation qui ne provoque pas les effets négatifs de la sous-consommation ou de la surconsommation.
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J’accède au stock illimitéCette approche est également basée sur l’autonomie et la personnalisation de l’accompagnement, ce qui permet aux résidents de conserver une certaine liberté tout en étant protégés des risques. Les équipes soignantes sont également sensibilisées au « risque alcool » pour repérer les signes d’une consommation d’alcool problématique, ce qui est particulièrement important car cette consommation est souvent cachée.
Il est donc nécessaire de sensibiliser les équipes soignantes et d’adopter une approche réfléchie et personnalisée en matière de consommation d’alcool en Ehpad. Les chiffres montrent que la consommation excessive d’alcool pourrait concerner entre 20% et 40% des personnes âgées dans ces établissements, et cette consommation peut avoir des conséquences graves, telles que les chutes et les troubles comportementaux.
Il est donc important de trouver un juste équilibre entre la liberté individuelle et la sécurité des résidents, en tenant compte des spécificités de chaque situation. Les établissements qui adoptent une approche ouverte et personnalisée, comme l’Ehpad privé à but non lucratif Saint-Barthélémy à Marseille, montrent que cela est possible et que cela peut améliorer la qualité de vie des résidents.

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