Guide pour intégrer les repas thérapeutiques en EHPAD : Bienfaits et méthodes pratiques

Découvrez le concept des repas thérapeutiques en EHPAD et leur rôle essentiel pour la santé et le bien-être des résidents âgés.

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En Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), la nutrition tient une place importante pour préserver la santé et le bien-être des résidents. C’est dans ce contexte que prennent place les repas thérapeutiques, une pratique qui va au-delà de la simple alimentation. Cet article vous propose de découvrir le concept des repas thérapeutiques en EHPAD, les bénéfices que l’on peut en observer, et comment intégrer ces repas dans la pratique quotidienne.

Sommaire

Sommaire

Comprendre le concept des repas thérapeutiques en EHPAD

Le repas thérapeutique en EHPAD n’est pas un repas comme les autres. Il s’agit d’une approche qui vise à allier plaisir, nutrition et santé. En premier lieu, les repas thérapeutiques ont pour but de répondre aux besoins nutritionnels spécifiques des personnes âgées, souvent fragilisées par des pathologies diverses. Ces repas sont alors élaborés en tenant compte de l’état de santé du résident, de ses préférences alimentaires, mais aussi du plaisir de manger. En effet, ces repas doivent également favoriser la convivialité et le bien-être, afin de lutter contre l’isolement et la dénutrition.

En outre, ces repas thérapeutiques sont une opportunité pour stimuler les capacités cognitives des résidents. Le moment du repas est souvent un moment de concentration, d’observation et d’éveil des sens. Ainsi, le repas thérapeutique peut aussi se voir comme un outil de stimulation cognitive. Enfin, il ne faut pas oublier la dimension sociale du repas. En EHPAD, le repas est un moment de partage, d’échange et de sociabilité. Les repas thérapeutiques viennent donc renforcer cette dimension, en faisant du repas un véritable moment de vie collective.

Les bénéfices observés des repas thérapeutiques en EHPAD

Les avantages des repas thérapeutiques en EHPAD sont multiples. D’un point de vue nutritionnel, ils permettent d’assurer un apport adapté aux besoins spécifiques des personnes âgées, en tenant compte de leurs pathologies et de leur état de santé. Ainsi, ils favorisent le maintien de l’état de santé et participent à la prévention de la dénutrition.

Sur le plan psychologique, ces repas offrent un moment de bien-être, de convivialité et de sociabilité. Ils jouent un rôle essentiel dans la prévention de la solitude et de l’isolement, des problèmes malheureusement fréquents en EHPAD. De plus, en stimulant les capacités cognitives, ils contribuent à maintenir l’autonomie des résidents.

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Enfin, les repas thérapeutiques participent à améliorer la qualité de vie des résidents. Ils sont élaborés dans le respect des goûts et des préférences de chaque personne, ce qui renforce le sentiment de considération et de dignité. De plus, ils constituent une occasion de créer du lien social, de partager des émotions et des souvenirs, et de vivre des moments de plaisir.

Mise en pratique : Comment intégrer les repas thérapeutiques en EHPAD

L’intégration des repas thérapeutiques en EHPAD est une approche qui vise à améliorer la qualité de vie des résidents, en particulier ceux atteints de troubles cognitifs tels que la maladie d’Alzheimer. Les repas thérapeutiques peuvent favoriser la stimulation sensorielle, la socialisation, l’autonomie et le plaisir de manger. Voici comment vous pourriez intégrer cette pratique dans votre EHPAD, basé sur les connaissances disponibles et les recommandations de la HAS :

  1. Formation du personnel :

    • Assurez-vous que le personnel est formé et sensibilisé aux objectifs et aux techniques des repas thérapeutiques.
    • Impliquez des professionnels tels que des nutritionnistes, des ergothérapeutes et des psychologues pour former le personnel aux aspects nutritionnels, ergonomiques et psychologiques.
  2. Évaluation des besoins et préférences des résidents :

    • Évaluez les besoins nutritionnels, les habitudes alimentaires, les préférences et les capacités de chaque résident.
    • Impliquez les résidents et, si possible, leur famille dans la planification des repas.
  3. Aménagement de l’espace :

    • Créez un environnement favorable dans la salle à manger, en veillant à ce que l’espace soit accueillant, confortable et sécurisé.
    • Considérez la disposition des tables, l’éclairage, les couleurs et la décoration pour stimuler l’appétit et l’orientation.
    • Assurez-vous que la cuisine est équipée pour permettre la préparation de repas adaptés et diversifiés.
  4. Développement de menus thérapeutiques :

    • Élaborez des menus équilibrés en tenant compte des besoins nutritionnels spécifiques et des préférences des résidents.
    • Intégrez des aliments familiers et préférés des résidents pour encourager l’appétit.
    • Adaptez les textures des aliments en fonction des capacités de mastication et de déglutition des résidents.
  5. Organisation des repas :

    • Planifiez des repas à des heures régulières pour créer une routine.
    • Encouragez la socialisation en organisant des repas en groupe lorsque c’est possible.
    • Impliquez les résidents dans la préparation des repas ou la mise en place de la table pour favoriser leur autonomie et leur participation.
  6. Accompagnement durant les repas :

    • Assurez une présence suffisante du personnel pour accompagner les résidents qui ont besoin d’aide.
    • Adoptez une approche patiente et encourageante, en évitant toute précipitation.
    • Stimulez la conversation et l’interaction sociale pendant les repas pour créer une atmosphère agréable.
  7. Évaluation et ajustement :

    • Surveillez l’état nutritionnel et le bien-être des résidents régulièrement.
    • Recueillez des retours d’information de la part des résidents et du personnel pour ajuster le programme selon les besoins.
    • Documentez et évaluez l’impact des repas thérapeutiques sur la qualité de vie des résidents.
  8. Respect des normes de sécurité et d’hygiène :

    • Assurez-vous que la préparation, le stockage et la distribution des aliments respectent les normes de sécurité alimentaire et d’hygiène.
    • Formez régulièrement le personnel sur ces normes pour garantir un environnement sûr et sain.

En intégrant les repas thérapeutiques dans votre EHPAD, vous pouvez contribuer de manière significative à l’amélioration de la qualité de vie des résidents, en faisant des moments de repas une expérience enrichissante et bénéfique.

Optimisation de l’Alimentation pour les Résidents Atteints de Troubles Cognitifs

L’alimentation des résidents atteints de troubles cognitifs, tels que la maladie d’Alzheimer, doit être adaptée à leurs besoins spécifiques, en tenant compte à la fois de leurs difficultés nutritionnelles et de déglutition, mais aussi de leur expérience sensorielle et de leur confort. Voici quelques recommandations générales pour la gestion de l’alimentation de ces résidents :

  1. Adaptation des textures :

    • Les troubles de la déglutition (dysphagie) sont courants. Adaptez la texture des aliments (purées, aliments hachés, etc.) pour éviter les risques de fausse route.
    • Veillez à ce que les aliments soient faciles à mâcher et à avaler.
  2. Stimulation de l’appétit :

    • Servez des plats colorés et visuellement attrayants pour stimuler l’appétit.
    • Utilisez des ustensiles adaptés pour encourager l’autonomie (par exemple, des couverts ergonomiques ou des gobelets à bec).
  3. Nutrition équilibrée :

    • Assurez un apport suffisant en calories et en nutriments pour prévenir la perte de poids, très commune chez les personnes atteintes de troubles cognitifs.
    • Intégrez des aliments riches en antioxydants (fruits, légumes), acides gras oméga-3 (poissons gras) et vitamines (B, D, E) qui peuvent avoir un effet protecteur sur le cerveau.
  4. Hydratation :

    • Encouragez une hydratation régulière, car le sens de la soif peut être altéré. Offrez de l’eau régulièrement et proposez des boissons attractives comme des jus de fruits naturels ou des tisanes.
  5. Environnement favorable :

    • Créez un environnement calme et détendu pour les repas pour réduire le stress et les distractions.
    • Assurez une supervision adéquate pour encourager une alimentation adéquate et prévenir l’étouffement.
  6. Gestion de la mémoire et des capacités cognitives :

    • Soyez patient et répétitif si nécessaire. La mémoire à court terme peut être affectée, donc rappeler les horaires des repas peut être nécessaire.
    • Impliquez le résident dans le choix des aliments quand c’est possible pour encourager la prise de décision et l’autonomie.
  7. Surveillance et ajustement continu :

    • Surveillez régulièrement l’état nutritionnel et l’apport alimentaire. Adaptez le plan alimentaire en fonction des besoins changeants et des préférences du résident.
    • Collaborez avec des diététiciens, des logopédistes (pour l’évaluation et la gestion de la dysphagie) et d’autres professionnels de la santé pour assurer une approche multidisciplinaire.

L’approche doit toujours être personnalisée, en tenant compte des préférences individuelles, des besoins nutritionnels, et en ajustant les stratégies en fonction de l’évolution de la maladie et des capacités du résident.

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