La question de l’encadrement et du contrôle du travail des kinésithérapeutes exerçant au sein d’un EHPAD par le directeur de l’établissement se pose effectivement, étant donné le statut libéral de ces professionnels de santé. Bien que les kinésithérapeutes soient des professionnels indépendants, leur intégration dans le fonctionnement d’un EHPAD nécessite une coordination et une collaboration étroites avec l’équipe soignante de l’établissement pour assurer une prise en charge optimale des résidents.
Sommaire
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- Directeur d’EHPAD : Comment Encadrer et Contrôler l’Activité du Kinésithérapeute, tout en Respectant son Indépendance Professionnelle
- Le Futur de la Kinésithérapie en Ehpad, Dr François Sarkozy Discute avec Experts Médicaux Nationaux
- Quels éléments important faut-il faire figurer dans une convention que signe un EHPAD pour assurer l’encadrement du travail des kinésithérapeutes
- Comment convaincre un kinésithérapeute libéral de travailler dans mon ehpad ?
Directeur d’EHPAD : Comment Encadrer et Contrôler l’Activité du Kinésithérapeute, tout en Respectant son Indépendance Professionnelle
Voici plusieurs aspects sur lesquels un directeur d’EHPAD peut agir pour assurer l’encadrement du travail des kinésithérapeutesdans le respect de son indépendance professionnelle :

- Définition d’un cadre de collaboration : Même si le kinésithérapeute exerce en tant que libéral, il est important de définir un cadre de collaboration clair dès le début. Cela peut se traduire par la mise en place d’une convention ou d’un accord précisant les modalités de collaboration, les objectifs de soins, les horaires d’intervention au sein de l’EHPAD, ainsi que les modalités de communication et de coordination avec l’équipe soignante.
- Intégration dans le projet de soin individuel : Le directeur peut veiller à ce que l’intervention du kinésithérapeute soit intégrée dans le projet de soin personnalisé de chaque résident, en coordination avec l’équipe médicale et soignante de l’EHPAD. Cela implique une évaluation régulière des besoins du résident et l’ajustement des interventions en fonction de l’évolution de son état de santé.
- Participation aux réunions d’équipe : Encourager la participation du kinésithérapeute aux réunions d’équipe multidisciplinaires permet de discuter des cas des résidents, d’échanger sur les pratiques et de coordonner les soins. Cela favorise une approche intégrée et cohérente des soins apportés aux résidents.
- Mise en place d’indicateurs de suivi : Le directeur peut proposer l’utilisation d’indicateurs de suivi et d’évaluation de l’impact des interventions de kinésithérapie sur la santé et le bien-être des résidents. Cela peut inclure des indicateurs de mobilité, d’autonomie, ou de réduction de la douleur, par exemple.
- Respect des normes et procédures de l’EHPAD : Bien que les kinésithérapeutes exercent de manière indépendante, ils doivent respecter les normes et procédures en vigueur au sein de l’EHPAD, notamment en matière d’hygiène et de sécurité des résidents.
- Formation et sensibilisation : Le directeur peut encourager la formation continue des kinésithérapeutes aux spécificités de la prise en charge gériatrique et aux projets innovants de l’établissement, ainsi qu’à la culture et aux valeurs de l’EHPAD.
En résumé, bien que le statut libéral des kinésithérapeutes leur confère une certaine autonomie dans leur pratique, une collaboration étroite avec l’équipe de l’EHPAD est essentielle pour garantir une prise en charge globale et cohérente des résidents. Le rôle du directeur d’EHPAD est donc de mettre en place un cadre favorisant cette collaboration tout en respectant l’indépendance professionnelle des kinésithérapeutes. La régulation de l’activité des kinésithérapeutes est un élément clé pour assurer des soins de qualité aux résidents.
Le Futur de la Kinésithérapie en Ehpad, Dr François Sarkozy Discute avec Experts Médicaux Nationaux
L’émission « TOUS POUR LA SANTÉ.TV » est dirigée par le Dr François Sarkozy. Les kinés de l’avenir sont au cœur du sujet. Et si nous accordions plus d’importance à la kinésithérapie dans les Ehpad ? Rencontre avec le Dr Patrick Dehail, MPR et Guide Médical du DG de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Jean-François Dumas, le Secrétaire Général du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes participe également. Aude Quesnot, Cadre supérieur de rééducation à l’Hôpital de la Pointe Verte à Versailles est également présente.
Quels éléments important faut-il faire figurer dans une convention que signe un EHPAD pour assurer l’encadrement du travail des kinésithérapeutes
Sur la base des pratiques habituelles dans les établissements de santé et des recommandations générales pour les conventions avec des professionnels de santé libéraux, voici les éléments importants qui pourraient être envisagés :
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J’accède au stock illimité- Identification des parties : Noms et coordonnées de l’EHPAD et du kinésithérapeute.
- Objet de la convention : Description précise des services attendus du kinésithérapeute.
- Durée de la convention : Date de début et de fin, ainsi que les conditions de renouvellement.
- Conditions d’exercice : Disponibilités horaires du kinésithérapeute, équipements à utiliser, locaux mis à disposition par l’EHPAD, etc.
- Obligations des parties : Engagements du kinésithérapeute (respect des protocoles de l’EHPAD, confidentialité, qualité des soins) et de l’EHPAD (mise à disposition de locaux adaptés, matériel, etc.).
- Rémunération : Modalités de rémunération du kinésithérapeute par l’EHPAD ou directement par les résidents, le cas échéant.
- Assurance et responsabilité professionnelle : Confirmation que le kinésithérapeute dispose d’une assurance responsabilité civile professionnelle.
- Formation et évaluation : Engagement du kinésithérapeute à participer aux formations proposées par l’EHPAD et modalités d’évaluation de ses prestations.
- Conditions de résiliation : Conditions dans lesquelles la convention peut être résiliée avant son terme par l’une ou l’autre des parties.
- Confidentialité et protection des données : Engagement à respecter la confidentialité des informations relatives aux résidents et à se conformer à la réglementation sur la protection des données personnelles.
- Signature des parties : La convention doit être signée par les représentants légaux de l’EHPAD et par le kinésithérapeute.
Cette liste n’est pas exhaustive et pourrait nécessiter des adaptations spécifiques en fonction des besoins de l’EHPAD et des modalités de collaboration avec le kinésithérapeute. Il est recommandé de consulter un juriste pour s’assurer de la conformité de la convention avec la réglementation en vigueur.
Comment convaincre un kinésithérapeute libéral de travailler dans mon ehpad ?
Pour convaincre un kinésithérapeute libéral de travailler dans votre EHPAD, il est important de mettre en avant les avantages et les opportunités que représente cette collaboration pour le professionnel. Voici plusieurs arguments et stratégies que vous pouvez utiliser :
- Stabilité des revenus : Soulignez la possibilité d’avoir un flux constant de patients au sein de l’EHPAD, ce qui peut offrir une certaine stabilité des revenus pour le kinésithérapeute.
- Diversité des cas cliniques : Mettez en avant la diversité des cas cliniques qu’il pourra rencontrer, ce qui peut enrichir son expérience professionnelle et élargir ses compétences, notamment dans le domaine de la gériatrie.
- Collaboration interdisciplinaire : Soulignez l’opportunité de travailler au sein d’une équipe multidisciplinaire, permettant des échanges riches avec d’autres professionnels de santé (médecins, infirmiers, ergothérapeutes, etc.), favorisant une approche holistique de la prise en charge des résidents.
- Formation et développement professionnel : Proposez des opportunités de formation continue spécifiques à la gériatrie ou à d’autres domaines d’intérêt pour le kinésithérapeute. La perspective de développement professionnel peut être un argument convaincant.
- Conditions de travail avantageuses : Présentez les conditions de travail au sein de votre EHPAD, telles que la mise à disposition d’un local adapté et équipé, le soutien administratif pour la gestion des dossiers patients, ou encore une flexibilité des horaires permettant une bonne conciliation entre vie professionnelle et personnelle.
- Impact sur la qualité de vie des résidents : Mettez en lumière l’impact positif que le kinésithérapeute peut avoir sur la qualité de vie, l’autonomie et le bien-être des résidents. La dimension humaine et sociale de cette collaboration peut être particulièrement motivante.
- Avantages logistiques : Soulignez les avantages logistiques tels que la réduction des déplacements grâce à la concentration des patients au sein d’un même lieu, permettant d’optimiser le planning des consultations.
- Reconnaissance et valorisation : Assurez le kinésithérapeute de la reconnaissance et de la valorisation de son travail au sein de l’établissement, notamment par le biais de retours positifs des résidents et de leur famille, ainsi que de l’équipe soignante.
Pour rendre votre proposition encore plus attractive, il est crucial d’écouter également les besoins et attentes du kinésithérapeute afin de proposer une collaboration sur mesure qui répond à ses aspirations professionnelles et personnelles. Une approche personnalisée et la prise en compte de ses préférences peuvent faire la différence dans sa décision de collaborer avec votre EHPAD.

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